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VARIATIONS DE LA FIGURE D'INTERFÉRENCE DANS LES CRISTAUX BIAXES

Cas de la lumière blanche. Cristaux rhombiques. — Pour une lumière simple donnée, la ligure d'interférence d'une lame biaxe, normale à la bissectrice aiguë des axes optiques, est toujours (à l'exception des bvperboles noires) symétrique relativement à deux lignes rectangulaires, qui sont la trace du plan des axes et la perpendiculaire à cette trace. En effet, ces deux lignes correspondent à deux plans de symétrie de l'ellipsoïde d'élasticité.

Il en est tout autrement quand on emploie de la lumière blanche. Xon seu-

lement les anneaux ne sont plus isocliromatiques, comme ils l'étaient avec les cristaux à un axe, mais la symétrie de la figure d'interférence peut être incomplète ou nulle. Pour le bien comprendre, reportons-nous à la constitution des milieux cristallins biaxes, qui se répartissent, comme nous le savons, entre les cristaux des systèmes terbinaire, binaire et triclinique.

Dans un cristal terbinaire ou rhombique, il y a trois axes binaires, rectangulaires entre eux, avec lesquels coïncident nécessairement les trois axes de l'ellipsoïde optique, quelle que soit la radiation considérée. Mais c'est tout, et, a priori, il n'y a pas de raison pour que le maximum d'élasticité correspondant au rouge, par exemple, soit représenté par celui des axes qui convient au maximum d'élasticité du violet.

On peut donc bien affirmer que le plan des axes optiques (qui toujours contient l'axe de plus grande et l'axe de plus petite élasticité) sera, quelle que soit la radiation considérée, un plan de symétrie. Mais comme il y a trois de ces plans, correspondant aux faces/;, g1 et h1, il pourrait se faire que certaines radiations avant leurs axes optiques dans p, d'autres hz eussent dans g1 et d'autres enfin dans //'.

En fait, les choses ne sont pas aussi compliquées et, dans tous les cristaux rhombiques connus, à l'exception de ceux pour lesquels l'angle des axes optiques est voisin de 90 degrés, ta bissectrice ai^i/c de l'angle des axes optiques est la même pour toutes les radiations.

En dehors de cette exception, il ne peut y avoir d'axes optiques que dans l'un des deux plans de symétrie qui viennent se couper suivant la bissectrice en question. D'ailleurs toutes les plaques sur lesquelles devra être examinée la figure d'interférence seront parallèles à l'un des trois plans de symétrie, que ce soit/;, h1 ou g1. Mais deux cas peuvent se présenter : ou bien le plan des axes est le même pour toutes les couleurs; ou bien certaines radiations ont leurs optiques dans le plan perpendiculaire à celui qui renferme les axes des autre-.

Dans les deux cas, la figure d'interférence d'une plaque normale à la bissectrice aiguë ne peut manquer d'être symétrique, aussi bien relativement à la ligne qui unit les traces des axes optiques que relativement à la perpendiculaire-, car ces deux lignes sont les traces de deux plans de symétrie, auxquels l,i plaque esl normale.

Dispersion des axes. — Considérons le premier cas, qui est de beaucoup le plu- fréquent, celui où les axes optiques de toutes les radiations sont situés dans le même plan.

L'angle des axes optiques dépend de la position des sections circulaires, laquelle est liée à la forme de l'ellipsoïde, c'est-à-dire à la valeur relative des élasticités principales a-, //- et c-. Ces élasticités étant variables avec les couleurs considérées, l'angle de- axes ne peut être le même pour toutes les radiations. Tantôt l'angle des axes est plus grand pour le rouge que pour le violet,

Fig. 291.

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