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DISPERSIONS HORIZONTALE ET CROISEE

2CJ

Fig.

seront à peu près également dispersées. Une plaque normale à cette direction S2ra d'ailleurs, comme dans le cas précédent, perpendiculaire an plan de symétrie et fera partie da la zone/?//1.

Soit B (fig. '2()8) le pied de la bissectrice moyenne sur une telle plaque. Le plan correspondant aura pour trace AC, tandis que les plans des axes rouges et violets seront les lignes RR' et VV, menées parallèlement à AC par B,. et B, . D'ailleurs la dispersion des axes persiste et RR' diffère en grandeur de VV. On aura donc des anneaux compliqués, toujours symétriques relativement à la trace de i,'1, mais dyss\ métriques relativement à la direction perpendiculaire. Les hyperboles se correspondront bien de droite à gauche, mais les couleurs qui les frangent y seront disposées obliquement. Ce genre de dyssymétrie est la dispersion horizontale, offerte par 1 orthose (fig. VI de la planche).

Dispersion croisée. — 1" L'axe binaire est, pour toutes les radiations, la bissectrice aiguë.

Alors la bissectrice obtuse se trouve dans le plan de symétrie, où d'ailleurs elle peut occuper une position quelconque. Il y a donc dispersion des bissectrices obtuses; mais tous les plans d'axes optiques, perpendiculaires à g1, se coupent suivant l'axe binaire. Une plaque normale à la bissectrice aiguë ne pourra être taillée, dans ce cas, que suivant le pinaco'ide g1.

Prenons le plan de celte plaque pour plan du dessin (fig. 299). Soit 0 le pied de la bissectrice aiguë. Les plans qui contiennent les axes optiques, tels que RR' et VV, passant tous par l'axe O, ont pour traces, sur le plan de la plaque, des lignes qui rayonnent autour de O. La dispersion des axes subsiste d'ailleurs et RR' diffère de VV. De cette manière, la figure d'interférence n'est symétrique que relativement à son centre, ce qui doit être, O étant le pied d'un axe binaire unique, qui exige simplement la substitution de V à V, de R à R', etc., par une rotation de 180°. Si donc SS', S, S,' sont les sections principales de l'analyseur et du polariseur, la figure n'est symétrique ni relativement à ces lignes, ni relativement à toute autre droite passant par le point O.

Ce mode de dispersion, réalisé par le borax, a reçu de Des Cloizeaux le nom de dispersion croisée ou tournante (fig. VII de la planche).

Cristaux tricliniques. Corps isotropes modifiés. — Dans le svstème triclinique, il n'existe aucun axe binaire qui puisse déterminer la position de

PROPRIETES OPTIQUES

l'un des axes d'élasticité. Les élasticités principales peuvent donc différer, aussi bien en direction qu'en grandeur, pour toutes les radiations. Une plaque taille;' normalement à lune des bissectrices donnera une ligure d'interférence dépourvue de toute symétrie. C'est ainsi que l'axiriite et l'amblygonite, obserlans l'huile à cause du grand écartement de leurs axes optiques, montrent à la fois des phénomènes analogues à ceux qui caractérisent la dispersion inclinée et la dispersion horizontale ( i).

Les corps isotropes, dont L'état physique a été modifié par tension ou par compression, peuvent donner des figures d'interférence plus ou moins analogue- à celles des cristaux : mais, en général, ces ligures sont très irrégulières. De plus, si l'on brise la préparation étudiée en plusieurs fragments, et qu'on Les observe à part, chacun d'eux présente d'ordinaire une ligure spéciale. Au contraire, avec un véritable cristal biréfringent, la figure d'interférence est la même, quel que soit le point choisi pour l'observation.

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