CLIVAGES. PHENOMENES DE GLISSEMENT
coup |>lns rare. Ainsi L'expérience montre que tous les cristaux cubiques présentent, pour la cohésion, le ]ilns petit nombre de maxima et de minima que comporte leur degré de symétrie.
Clivages des cristaux uniaxes et biaxes. — Si I on admet que la même règle s'applique aux cristaux uniaxes. on trouvera que les clivages doivenl se produire : pour le système hexagonal, suivant la hase p, les faces m el quelquefois celles d'une protopj ramide ; pour le système quadratique, suivant p, m, plus rarement l>-,\ de plus, le clivage basique doit être le plus fréquent, car il correspond au minimum de cohésion suivant l'axe et, dans le cas où ce1 axe esl la direction du maximum, le minimum peut se produire aussi bien suivant les normales aux prismes que suivant les normales aux pyramides, ce qui laisse de l'indétermination. L'expérience confirme d'ailleurs tous ces résultats.
I )ans le système rhomhoédrique, les clivages ont lieu suivant le rhomboèdre p, fréquemment suivant la base a1, rarement suivant le prisme e2.
Enfin, pour les autres systèmes, les clivages les plus fréquents sont : dans le système rhomhique, l'un des trois pinacoïdes p, h1, g1, parfois même tous les irois à la fois; souvent les faces m, rarement b\; dans le système monoclinique, le plan de symétrie g1, A1, /;, ///, a1 ou b\; enfin, dans le système triclinique, p, g1, m.
Phénomènes de glissement. Figures de percussion et de décollement. — Dans beaucoup de minéraux cristallisés, le choc ou la pression déterminent un déplacement des particules, par suite duquel le cristal se partage en éléments d'orientation différente, maclés suivant des surfaces planes (voir plus loin les lois qui président aux macles). D'autres fois, les mêmes actions font naître, dans le cristal, des faces planes dites faces de glissement et dont la direction diffère de celle des plans de clivage.
D'après les expériences de M. Reusch, si, après avoir taillé, sur deux arêtes d opposées d'un rhomboèdre de clivage de calcile, des facettes parallèles au prisme dl, on comprime le cristal entre ces deux plans, on voit se produire et miroiter, dans l'intérieur, des surfaces parallèles au rhomboèdre inverse bl. Ces surfaces ont donc la même direction que certains plans de macle fréquents dans l'espèce. M. Reusch explique ce fait en admettant que la pression provoque une rotation des molécules autour d'un axe situé dans b1 et en même temps perpendiculaire à l'arête b qui correspond au plan de glissement. De la sorte, les molécules acquièrent une nouvelle situation d'équilibre. Le même auteur a constaté un fait très remarquable et qui donne du poids à son hypothèse, c'est que, pourvu qu'une face de glissement ne traverse pas toute l'épaisseur du cristal de calcite, on peut la faire disparaître en chauffant ce dernier.
Une expérience non moins curieuse, également relative à la calcite, est celle de M. Baumhauer; mais nous en réserverons la description pour le chapitre des groupements cristallins.
DE {.APPARENT, CUIRS DE MINERALOGIE. 20
Des fragments de clivage de sel gemme, soumis à la compression, se fendent quelquefois parallèlement aux laces du rhombododécaèdre. Enfui, en attaquant avec un burin d'acier, soit par choc, soit par pression, divers cristaux, on obtient des figures de percussion ou de décollement dont 1 allure, intéressante à étudier, est toujours conforme à la symétrie du cristal.
Dans ces divers phénomènes, qui mettent tous enjeu la cohésion des particules, on voit que les surfaces de facile séparation peuvent varier suivant le mode qu'on emploie pour produire l'effort mécanique et suivant le sens dans lequel agit cet effort. Ce qui offre un intérêt particulier, c'est la tentative que les particules semblent faire, dans certains cas, pour échapper non seulement par un glissement, mais aussi par un changement d'orientation, à l'elfort qu'elles subissent.