MAGNETISME DANS LES CRISTAUX
on dit que ce métal est, au point de vue thermoélectrique, positif à l'égard du bismuth. L'observation montre que L'antimoine est positif et le bismuth négatil pour tous les corps simples métalliques. Or la pyrite de fer FeS* se comporte de telle façon que certains cristaux sonl positifs, même pour l'antimoine, et certains autres négatifs, même pour le bismuth. Il en résulte que deux cristaux de signes contraires, mis en contact et chauffés, développent un courant thermoélectrique plus intense que celui qui va de l'antimoine au bismuth. Très souvent, sur un même cristal, on trouve des parties positives el des parties négatives.
D'après les recherches de M. J. Curie i), les deux variétés, positive et négative, de pyrite, peuvent être distinguées sur les cristaux qui offrent la forme du dodécaèdre penlagonal. Parmi les dodécaèdres, il en est dont les faces sont striées parallèlement à celles des arêtes qui sont parallèles aux arêtes cubiques, tandis que, chez les autres, les faces sont stri ées perpendiculairement à ces mêmes arêtes. A part quelques exceptions, les cristaux de la première catégorie sont plus positifs que l'antimoine, tandis que ceux de la seconde sont négatifs à peu près comme le bismuth. La cobaltine donne le même résultat, mais avec moins de régularité, les stries étant peu nettes et mal développées.
La présence simultanée de plusieurs substances métalliques dans les liions n'a pas dû être sans influence sur la formation de certains minéraux, par voie de précipitation galvanique, dans les dissolutions qui parcouraient ces fentes de l'écorce terrestre.
Magnétisme. — Le magnétisme est une propriété commune à tous les corps qui, sous ce rapport, se divisent en paramagnétiques ou attirables à l'aimant et diamagnétiques ou repousses par l'aimant. LTn corps de la première catégorie. suspendu entre les deux pôles d'un aimant, prend ce qu'on appelle la position a. rinle. Un corps diamagnétique, au contraire, se tourne à angle droit, prenant la position êquatariaie.
Si une sphère d'une substance amorphe est exactement suspendue entre les deux pôles d'un aimant, elle reste en équilibre dans toute position, qu'elle soit para- ou diamagnétique, parce que tous ses diamètres sont équivalents. Les corps cristallisés dans le système cubique jouissent de la même propriété, et il faut les tailler en baguettes pour reconnaître le signe de leur magnétisme.
Les cristaux uniaxes offrent, suivant l'axe principal, soit le maximum, soit le minimum de magnétisme. Une sphère taillée dans un de ces cristaux ne reste en équilibre que si elle est suspendue de manière à ne pouvoir tourner qu'autour de l'axe principal.
Les cristaux biaxes ont trois directions principales de magnétisme, à angle droit les unes sur les autres, et qui coïncident avec les élasticités optiques principales, quand celles-ci sont les mêmes pour toutes les couleurs.
(i) Bull. Soc. minéralog., VIII, p. 127.
Le magnétisme a^it avec assez d'intensité sur les minéraux ferreux pour permettre d'en opérer l'extraction. Dans la poussière d'une roche, un électroai niant, dont on fait progressivement varier la puissance, enlève d'abord le fer oxydait', puis les minéraux riches en fer et finit par extraire jusqu'à l'amphibole et au pyroxène i .
Ajoutons que le magnétisme peut développer chez certains minéraux la polarisation rotatoire.