‹ Cours de minéralogieChapitre 154 sur 327 · MACLES PAU PENETRATION · texte numérisé non relu

MACLES PAU PENETRATION

cristaux de pyrite, la macle en croix de la staurotide; la macle des cristaux (I irthose dite macle de Carlsbad, etc.

Dans tous les cas de ce genre, ainsi que l'a montré Mallard, l'analyse expérimentale des conditions du groupement montre qu'on peut passer d'un édifice cristallin à l'autre, soit en prenant le symétrique du premier relativement à un

point, soit en le faisant tourner de — (n étant a. 3. \, ou 6), autour dune 1 n

rangée du système réticulaire, que l'on peut appeler V axe du groupement.

Quant aux conditions que doit remplir cet axe, l'observation va nous les indiquer. Considérons d'abord la macle de la croix de fer fig. 3 'i > . La pyrite est une substance à polyèdre particulaire hémiaxe, dont les axes quaternaires

sont descendus au rang d'axes binaires. Or il est aisé de voir que le second cristal dérive du premier par une rotation de 9o° autour d'une parallèle a une arête cubique, c'est-à-dire à un axe quaternaire déficient. Donc, dans ce cas au inoins, Y axe de groupement est un a.re de symétrie du système réticulaire et, si l'on fait abstraction un moment de l'orientation des particules, pour ne consisidérer que le système réticulaire, on voit que ce dernier se poursuit d'un édifice à l'autre. Ainsi les deux cristaux ont le même réseau. Seules, les particules y sont différemment orientées.

Nous allons retrouver identiquement la même règle dans la macle par pénétration de deux cristaux tétraédriques, soit de cuivre gris, soit de diamant fig-. ï ( > .

Dans ce cas encore, il est clair qu il s'agit d'une rotation de <)<> degrés autour d'un axe quaternaire du systè/nc et non des cristaux).

Groupements de deux sortes de particules. —

C'est encore un groupement par pénétration, avec identité du système réticulaire, que celui de certains cristaux de quartz, dans lesquels des parties dextrogyres s'enchevêtrent avec des parties lévogyres Les particules des cristaux dextrogyres sont symétriques de celles des autres et ne leur sont pas superposables. Ce sont donc des matériaux dissemblables, quoique de même nature chimique. Mais, dans le quartz, les deux sortes de particules peuvent coexister (ce qui n est pas le cas de tous les corps hémisymétriques}. Elles cristallisent doncensemble, sur les nœuds d'un même assemblage, dont les rangées et les axes se poursuivent sans déviation à travers tout le cristal ; seulement, parmi les nœuds, les uns sont occupés par des particules directes et les autres par des particules inverses. C'est ce que Bravais avait appelé inversion moléculaire. En pareil cas, la pénétration est plus intime que pour tout autre mode de groupe-

Fig. 342.

Fig. 343.

ment et une section de cristal se divise en plages distinctes, à contours irrégulièrement délimités, dont chacune ne contient qu'une des deux espèces de particules.

La ligure > ', } . empruntée à M. Tschermak, représente la projection d'un pointeineiil birhomboédrique de quartz avec six facettes plagièdres, dont trois appartiennent à l'un des groupes composants et trois à l'autre. Les faces p du premier groupe ayant été désignées par i et ses faces e\ par i, les chiffres accentués i' et -i désignent respectivement les faces correspondantes du second groupe, et l'on peut remarquer à quel point est capricieux le contour des plages.

Sur un cristal offrant cette structure, les faces rhombes et plagièdres, au lieu d apparaître seulement aux deux extrémités de trois arêtes alternantes du prisme e-, pourront se montrer (ce qui est le cas de la Ggure) sur les six arêtes à la fois. Ici il n'y a pas, comme dans les exemples précédents, rotation de l'un des individus (ou pour mieux dire, rotation de l'une des catégories de particules) autour d'un axe déficient, mais restitution, pour une portion des particules, du polyèdre inverse, relativement au centre qui faisait défaut.

Macles de la staurotide. — Ainsi mis sur la voie de la loi des groupements, arrivons au cas de la staurotide. Cette substance n'est pas quadratique, et pourtant la macle cruciforme en croix grecque est produite par une rotation de 9<>° autour de l'un des axes binaires du réseau rhornbique. Voici l'explication que donne Mallard de celte particularité : Si, avec lui, on change l'orientation habituelle des cristaux, de manière à appeler g* ce qui portait autrefois la notation p, et a\ ce qui s'appelait m, on trouve que le rapport d'axes de la staurotide devient à peu près R. A. = 1 : \ â : \ i.

C'est justement le rapport d'un axe quaternaire du noyau cubique aux deux axes binaires qui lui sont perpendiculaires. On peut donc dire que la staurotide est pseudo-cubique. Cette espèce rentre dans la catégorie d'ailleurs très nombreuse, ainsi que nous le verrons des corps à symétrie-limite, c'est-à-dire dont les éléments de symétrie s'écartent très peu des valeurs qui conviendraient pour les faire passer dans un système cristallin d'ordre plus élevé.

Ce point admis, il est visible que l'axe horizontal

parallèle à />»*, celui-là même autour duquel a lieu la

rotation de 900, est pseudo-r/uateinaire. La macle cruci-

forme fig. 345) est donc produite par la rotation de

l'un des édifices cristallins autour d'un axe de pseudo-symétrie du réseau à peu

près 1 otniiiiih aux deux <'-<liii'

1. 1 staurotide elle-même va nous fournir nue seconde application de la règle.

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