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REACTIONS DE LA VOIE HUMIDE

entre leurs fragments. Ceux-ci, maintenus par des pinces à bouts de platine, sont placés en regard el mis en communication avec un condensateur. Ce dernier est formé de plusieurs bouteilles de Leyde, que charge une bobine d'induction. L'étincelle, ainsi condensée, dissocie les éléments et donne des spectres à ligues très vives.

Le spectroscope employé était à vision directe et à deux prismes composés, donnant, entre les deux raies 1), un écartemenl égal à une division du micromètre. L'erreur pouvait être ainsi réduite à un dixième de micron.

Xon seulement les métaux, mais aussi les métalloïdes, donnent des raies dans l'étincelle condensée. Si l'on supprime le condensateur, les spectres des métalloïdes disparaissent, et ceux des métaux se réduisent aux lignes les plus brillantes. Les minéraux non conducteurs, mais volatilisables dans l'étincelle, fournissent aussi de bons résultats par cette méthode. C'est le cas de la plupart des chlorures. Du reste, les minéraux non conducteurs développent aussi des spectres quand, après pulvérisation et fusion avec un carbonate alcalin, on les soumet à L'action de l'étincelle condensée.

I"n photographiant les spectres des minéraux, M. de Gramont a obtenu des résultats qui lui permettent d'espérer que, jusqu'à un certain point, la méthode pourra fournir des indications quantitatives; ainsi pour la proportion d'argent cmii tenue dans une galène.

Essais radiographiques. — Les rayons Rôntgen sont susceptibles d'applications en minéralogie (i). Le diamant, par sa transparence, se laisse facilement distinguer de toutes ses imitations. Même dans des pierres épaisses, on peut reconnaître des inclusions invisibles à la loupe : ainsi des inclusions de pyrite dans une opale de 2 millimètres d'épaisseur.

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