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ESSAIS PAR VOIE HUMIDE

Action de 1 acide chlorhydrique. — ■ 11 est un certain nombre de réactions de la voie humide qui, par leur simplicité, peuvent rendre de grands services dans la détermination rapide des espèces. Aussi convient-il de rappeler ici les plus caractéristiques (2).

En général, avant toute chose, il est bon d'essayer l'action des acides, en commençant par l'acide chlorhydrique. La matière, pulvérisée dans le mortier, est introduite au fond d'une petite éprouvette de verre, d'environ 1 centimètre de diamètre et de 14 à 20 centimètres de longueur. On verse de l'eau et, avec une baguette de verre, on agite fortement, pour chasser les bulles d'air qui

(1) Dœlter, Bull. soc. minéralog., XIX, p. 88. — (a) Voir aussi Pisani, Traite élémentaire de Minéralogie, et Tschermak, Lehrbuch.

auraient pu rester adhérentes à la matière d'essai ou aux parois du verre. On ajoute l'acide chlorhydrique un peu étendu, qu'on laisse agir, d'abord à froid et ensuite, si cela est nécessaire, en chauffant graduellement.

Tantôt la matière est complètement inattaquable; tantôt elle se dissout en totalité ou en partie. Dans le second cas, il y a lieu de remarquer si la substance fait effervescence (87) sans odeur, ce qui est la marque certaine des carbonates; mais cette effervescence peut ne se produire qu'à chaud et, tandis que plusieurs carbonates font effervescence, même en assez gros fragments, d'autres ont besoin d'être préalablement pulvérisés.

Quelques sulfures, dans ces conditions, dégagent de l'hydrogène sulfuré; divers composés du manganèse mettent en liberté du chlore. Quant aux silicates, il en est qui sont attaqués avec formation de silice gélatineuse (88), tandis qu'avec d'autres la silice qui se sépare reste pulvérulente (89).

Si l'acide chlorhydrique étendu n'a pas suffisamment agi, on emploie l'acide concentré; pour s'assurer qu'il y a eu attaque, il suffit d'étendre d'eau et d'ajouter de l'ammoniaque et du phosphate de soude; l'absence de tout précipité est un indice sûr que la matière est restée intacte.

Action des acides azotique, sulfurique et phosphorique. — La substance qui a essuyé l'action de l'acide chlorhydrique doit être traitée ensuite par l'acide azotique. Ce dernier attaque les sulfures, les arséniures et les métaux natifs, en dégageant des vapeurs rutilantes. On peut ensuite faire intervenir beau régale et enfin l'acide sulfurique, qui permet de reconnaître les fluorures (90). Pour cela, on emploie un creuset de platine, dont le couvercle porte un trou, au-dessus duquel on place une petite lame de verre. La matière, mélangée d'acide sulfurique, étant chauffée légèrement, il se dégage des vapeurs d'acide fluorhydrique, qui attaquent le verre et le dépolissent.

Les tellurures se reconnaissent à la liqueur pourpre ou hyacinthe qu'ils donnent à chaud avec l'acide sulfurique (91); cette liqueur se décolore par addition d'eau, avec formation d'un précipité gris noir de tellure.

L'acide phosphorique sirupeux sert à reconnaître l'acide tungstique et le manganèse. Avec les tungstates, l'application d'une chaleur modérée donne un sirop d'un bleu foncé, qui se décolore par addition d eau, mais dont la teinte reparaît quand on fait intervenir l'étain ou le fer en poudre (92). Les minerais de manganèse donnent un sirop, d'un blanc violet si le métal est a l'état de peroxyde ou de sesquioxyde (93), incolore et devenant violet par addition de 1 acide azotique, -i la manganèse est à létal de protoxyde (94j.

Les minéraux sur lesquels les acides sont restés sans action doivent rire

fondus, soit avec le carbonate de soude dans un creuset de platine, soit avec la

sse dans un creuset d'argent. Quelques-uns ne se rendent qu'après fusion

an bisulfate de- potasse et les composés de carbone demandent à être fondus

le- nitre, qui les transforme en carbonate de potasse.

Réactions diverses. Métalloïdes. — Les sulfates en dissolution se

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