REGLES DES DESCRIPTIONS
telle manière de procéder est avantageuse et de nature à Faciliter beaucoup l'exercice de mémoire, nécessaire pour acquérir rapidement la connaissance d'un grand nombre de types minéraux.
Règles suivies dans les descriptions. — Le nom de chaque espèce sera suivi de sa formule, qui permettra de calculer la composition chimique en se reportanl à la table des poids atomiques (i). Ensuite viendront les indications relatives au poids spécifique P. S.), à la dureté (D.), enfin au genre >\<- sj métrie, cubique, hexagonale, quadratique, rhomboédrique, rhombique, monoclinique, triclinique (-i). Pour caractériser entièrement la forme primitive, nous ferons connaître la valeur du rapport des axes cristallo graphiques (11. A.). Dans les systèmes à ;i\e principal «le symétrie, on prend pour unité le paramètre d'un axe binaire, situé dans le plan normal à l'axe principal et on donne, en fonction de cette unité, le paramètre de l'axe vertical ou principal. Dans le système rhombique, appelant a le paramètre de la brachydiagonale, b celui de la macrodiagonale et c celui de Taxe vertical, on suppose b = i et on exprime '/ et c en fonction de cette valeur. Dans le système monoclinique, le paramètre b de l' orthodiagonale ou axe binaire étant pris pour unité, on donne d'abord la valeur a du paramètre de la clinodiagonale, puis le paramètre vertical c de l'arête mm. On ajoute aussi la valeur de l'angle />//', qui est celui de Taxe c avec l'axe a (3). Dans le système triclinique, beaucoup d'auteurs donnent, pour paramètres a, b, c, les longueurs des trois arêtes du parallélépipède fondamental, en ajoutant les angles dièdres qui correspondent respectivement à ces arêtes. Le plus souvent, avec Mallard, afin de faire ressortir la parenté de beaucoup de formes tricliniques avec la symétrie monoclinique, nous choisirons comme paramètre a la diagonale du parallélogramme de base qui va de l'angle o à l'angle a, comme paramètre b = i l'autre diagonale, celle qui va d'un angle e à l'angle /opposé (et qui serait l'ortbodiagonale dans le système monoclinique), <• eh signant l'arête prismatique mm. Alors si la première direction est celle des r. la seconde celle des y, la troisième celle des s, la connaissance des angles plans .ri/, xz et yz, jointe à celle des paramètres, déterminera entièrement le noyau.
Les propriétés optiques, quand il y aura lieu, seront énumérées sous la rubrique Opt. On fera connaître le signe optique, la valeur des indices ng, nm, n, ou bien, s il s'agit de substances uniaxes, les valeurs de l'indice ordinaire n0 et de l'indice extraordinaire ne. Le symbole 2V désignera l'angle vrai des axes optiques, tandis (pie 2E se rapportera à leur écartement dans l'air et 2H à l'angle mesuré dans l'huile. Par A. O., on entendra les Axes optiques. Pour les cristaux rhombiques, on spécifiera celui des axes a, b, ou c (ou celle des
(i) Voir plus haut, p. 4o'i.
(2) Il doit être entendu que, pour beaucoup d'espèces, le système cristallographique indiqué répond à la symétrie apparente, la symétrie réelle pouvant être plus compliquée et n'être pas toujours exactement connue.
(3) Tantôt la valeur donnée est celle de l'angle aigu, tantôt c'est celle de l'angle obtus.
normales aux irois pinacoïdes g*, A1,/») avec lequel coïncide la bissectrice aigu.- (Biss. de l'angle des axes. Pour les cristaux monocliniques, si la bissectrice aigii.; ne coïncide pas avec l'axe binaire b, elle se trouve dans le plan g-' et il suffît d'indiquer l'angle aigu qu'elle y fait avec la trace pg* du plan de la base sur g*. Représentons (fig. i-Tj la section, par un plan parallèle kg1, d'un cristal monoclinique, suppose réduit aux faces p, //' et g*. Là trace pg* étant AH. l'angle de la bissectrice figurée en pointillé) est positif quand il doit être mesurée dan- l'angle obtus phl ou A et négatif quand sa mesure a lieu dans B ou dans l'angle aigu />//'. On peut aussi donner l'angle aisru de la bissectrice avec l'arête mm, c'est-à-dire avec. AC ou BD, qui sont les traces de A1 sur g-1 ; angle positif si la direction de la bissectrice se place dans l'angle aigu />//' et négatif dans le cas contraire.
Ces conventions de signes s'expliquent, si Ton réfléchit qu'à partir de ces traces pg* ou h1 g1, les angles positifs sont ceux qui se comptent dans le sens de la marche des aiguilles d'une montre et les angles négatifs ceux qui se comptent dans le sens contraire.
Les réactions au chalumeau ou les caractères chimiques seront énumérés sous le symbole Ch. et, toutes les fois qu'il y aurait simplement lieu de répéter sans changement l'une des réactions mentionnées au chapitre II de cette Section, on se contentera d'en rappeler le numéro.
Pour les principales formes cristallines, on indiquera la valeur des angles dièdres des faces caractéristiques. Ces angles seront les angles vrais. Pour avoir les angles des normales, dont les pôles figurent sur les perspectives stéréographiques, il faudrait en prendre les suppléments (i).
(i . Il y a flo= auteurs, comme MM. Tschermak et Dana, qui n'indiquent précisément que ces suppléments.
DEUXIÈME SECTION
DESCRIPTION DES MINÉRAUX