MICAS
somme de l'oxygène des bases est égale à l'oxygène de la silice, ce qui conduirait à la formule générale 3RO,RaOs SiO
Les micas ont une densité comprise entre 2,78 et '.. 1 . Leur dureté moyenne e>l i,~>; ils se laissent couper au couteau. Dans le uialras. tous dégagenl une petite quantité d'eau, plus ou moins chargée d'acide fluorhydrique. Au chalumeau, les micas magnésiens sont peu Fusibles; ils donnent avec les flux une forte réaction de fer. Les micas potassiques fondent plus ou moins facilement. Tous sont difficilement attaqués par l'acide chlorhydrique, mais l'acide sulfurique décompose complètement les micas magnésiens et laisse la silice sous formes d'écaillés blanches nacrées.
En lumière parallèle, tous les micas, dans les plaques minces qui les rencontrent suivant le plan de la base, se comportent comme rigoureusement hexagonaux et s'éteignent aux niçois croisés; seulement dans les micas blancs, quand iE = 70°, on observe, en faisant tourner la plaque, des différences dans 1 intensité de la teinte sombre, qui laisse apparaître des gris et des blancs du premier ordre.
Les micas noirs sont fortement polychroïques, généralement déchiquetés et souvent courbes. Les micas blancs, dans les roches, sont encore moins réguliers. Ils donnent de vives couleurs de polarisai ion. irisées, où dominent le jaune et le rouge. Tous les micas sont de signe optique négatif. Leur biréfringence est très élevée, variant de 0,04 à o,o5.
Les anciens minéralogistes avaient désigné sous le nom de Biotite (dédiée à Biot) l'ensemble des micas d'apparence hexagonale, uniaxes ou à deux axes très rapprochés; sous celui de Phlogopite (de cpÀoycoTtôç, ressemblant au feu) les micas de forme prismatique, à axes peu écartés et d'apparence rhombique ; tandis que le nom de Muscovile (ou verre de Muscovie) était réservé aux micas d apparence monoclinique.
Tous les micas sont en réalité inonocliniques; car la bissectrice aiguë ny est jamais exactement perpendiculaire au plan de la base; seulement les deux axes cristallographiques situés dans g1 sont presque rectangulaires, ce qui explique l'incertitude des déterminations antérieures, et l'angle plan de la base est presque toujours de 1200. On admet pour R. A. la valeur 0,^77 : 1 : 3,27',.
M. Tschermak s'est livré à une étude approfondie de la série des micas et, en faisant intervenir la considération de l'isomorphisme, il a été conduit à les répartir de la manière suivante (voir le tableau page 174) :
Le signe -f- /indique que l'angle des axes optiques augmente avec la teneur en fer, le signe — /' qu'il diminue dans les mômes circonstances. Quant aux signes o> coup<i', ils définissent, comme toujours, le sens de la dispersion optique.
Lorsqu'une lame de mica est frappée avec une pointe mousse, il s y fait un système de fentes étoilées, dont la plus nette est dirigée suivant g1, les deux autres suivant les traces de m. Cette figure de percussion permet d'orienter
une lame qui n'a pas de contours géométriques. La figure de pression en diffère en ce que les lignes d'étoilement deviennent perpendiculaires à m et à g*, marquant des plans de glissement parallèles à a"°/i et à (d1/, bi/igij^.