NORMAL A
AXES OPTIQUES DANS ffi
BlOTITE. . . .
Méroxène p <C e
Lépidomélane
Phlogopitk. .
Phlogopite p <^ c
Zimi\viilditep^> v
Ml scovite . .
Lépidolite p ^> v Moscovite p ~J> c Paragonîte p c
Pour M. Tschermak, trois sortes de silicates peuvent prendre part à la composition des micas : i" des silicates alumineux et potassiques, de formules k Al Si6024 et K6Al4Si6024, dans lesquelles, à K6, on peut substituer K4H2, K-H4, H6, le symbole K pouvant d'ailleurs être partiellement remplacé par ceux des éléments isomorphes Na, Li; 20 un silicate magnésien, Mg12Si602t, où Mg peut céder la place à Fe ou à Mn; 3° un composé hydraté ou fluoré, Si l!'M-.un Si10O«Fl».
GENRE BlOTITE
Les micas du genre Biolile P. S. = 2,8 à 3,2. — D. = 2,5 à 3) sont constitués par l'union, en proportions définies (1:152:1; etc.), du premier silicate alumineux avec le silicate magnésien. Ils contiennent peu de soude et presque pas de lithine. Ce sont les plus lourds de tous les micas et aussi les plus facilement décomposables par altération à l'air. C'est presque exclusivement à la Biotite qu'appartiennent les micas des roches éruptives modernes.
L Anomite ou ffliombenglimmer est une espèce rare de mica vert magnésien, rencontrée d'abord dans un marbre du lac Baïkal, puis retrouvée dans des basait»-, des roches à néphélinc, etc. L'angle 2E est de 12 à 1G0. La composition comporte : ',<> à »r. SiQ-; 16 à 17. A1*08; 0,7 à 2. Fe'O8; 5 à 6. I VU; 21 a 2,. M^'»: .S,> à 9. K20 ; [,5. Na'O; i,3 à 2. Il-O; oà 1,5. FI.
L>- Méroxène ou mica vert du Vésuve et, avec lui, toutes les variétés ferromagnésiennes <pii s \ rapportent, offrent les formes de la figure io8.
Les faces dominantes sont/7, /A'.,, <-/'/•" A'1» a' (l " — ! ^/-'''/(n1 !•
On a min = 1 1 ')"'»)' 12" et pbi = go°o'io".
Le méroxène esl sujel à des macles par empilement qui ont été décrites par M . I Bchermak.
MEROXÈNE. LEI'IDOMKLANIE, PHLOGOPITE
L'angle 2E varie de o° a ao°. La bissectrice aiguë np diffère très peu de la
normale à p. Dans les plaques qui ne sont pas parallèles à la base, I espèce offre un polychroïsme marqué, la teinte variant du jaunâtre ou «lu brun clair (pour la direction perpendiculaire au clivage au lu-un foncé (suivant le cli> a
On a, pour na et nm, 1,606 et, pour nx 1. ">'>'. La biréfringence des micas unir- varie de o,o3 à <>,'»'».
L'analyse donne j<s à J3. Si <)-'•, 1 1 à %o. AI < > ; 1 a 1 ;. Fe30:i; 5 à ii. kJ0 et surtout 10 à b>. MgO, avec un peu de soude et 0 à 4. II -0.
Les micas noirs ferromagnésiens desgranites, gneiss, micaschistes, syénites, minettes, trachytes, etc., appartiennent soit au Méroxène, soit au Lépidomélane (de Xewt'ç, écaille, el ;j.£/.x;, noir), où l'aluminium peut être, pour une grande part, remplacé par du fer; de telle sorte que le mira, de couleur très foncée, devient attirable à l'électro-aimant. (P. S. = 3. — D. = 3). Cette dernière espèce comprend les miras noirs des roches volcaniques. L'angle 2 Y est à peu près nul dans la plupart des biotites des granités et des gneiss.
Dans lr> plaques minces, les miras ferro-magnésiens conservent toujours
une teinte brune ou verdâtre, d'autant plus facile à distinguer que tous les minéraux qui les entourent sont en général devenus incolores. Les paillettes sont habituellement
.. — Biotile de granité, laissant voir le Fie:. ^10- — Diolite (6) et Muscovite (m) dans un gneiss clivage basique. Grossissement : 3o diamètres. granulitique. Grossissement : 3o diamètre9. — D'après
— D'après M. Rosenbusch. MM. Fouqué et Miehel-Liw.
déchiquetées, parfois déformées et le clivage s'y traduit par un grand nombre de stries fines (fig. 40g, 410). Le polychroïsme est intense dans les variétés colorées, le minimum d'absorption avant lieu suivant np.
GENRE PHLOGOPITE
Les micas phlogopites, dont il existe des passages au genre précédent, ont une densité de 2,7; à 2,97, une dureté de 2,0 à j et renferment à la fois les
trois espèces de silicates. L'analyse y montre : îi à m. SiO*; i3 à i5. A1803; i à 2. FeO; 27 à 2.). MgO; 8 à 10. K-0 ; 1 à 2. Na'O; o,5 à 3. H*0; 1 à 4. FI. Ce sont donc des micas magnésiens presque dépourvus de fer et plus riches en alcalis que les biotites.
Les variétés vertes sont plus fluorées que les variétés d'un rouge brun. Ce sous-genre parait particulier aux calcaires cipolins et aux serpentines. Les échantillons sont complètement déeomposables par l'acide sulfurique, avec abandon d'écaillés siliceuses.
Dans la Phlogopite proprement dite, on a 2E =o° à i^V pour les rayons rouges et la bissectrice aiguë fait un angle de a1/-» degrés avec la normale à p.
La Zinnwaldite ou Liihionite est une variété lithinifère et fluorifère de mica ferreux, où 2E varie de io° à 65°, la dispersion des axes et des bissectrices étant presque nulle. On y trouve '»6. SiO'-; 22,5. Al-O3 ; o,G6. Fe203; 8ài5.FeO; 1,75. MnO; 10,46. K20;o,42. Na20; i,5à5. Li20; i.H*0;4 à8.Fl, avec traces d'acide phosphorique, de caesium, de rubidium et de thallium.
Le poids spécifique peut s'élever jusqu'à 3,2. La couleur de la Lithionite varie du brun foncé au blond clair. Dans ce dernier cas, la bissectrice diffère assez sensiblement de la normale à p. Réact. 1. L'espèce est très répandue dans les granités à étain, avec inclusions de rutile et de cassilérite.
La Vermiculite de l'Amérique du Nord est une phlogopile altérée (D. = 1) à éclat nacré, qui, sous le feu du chalumeau, se gonfle en un cylindre dont la longueur est presque le centuple de celle de l'échantillon à froid. Le Rabenslimmer ou mica gris foncé d'Altenberg est une Zinnwaldite ferreuse, où 2E est petit.
GENRE MUSCOVITE
Ce genre comprend les micas peu ou pas magnésiens, mais riches en potasse, en alumine et en eau; ils sont toujours de couleur claire et très élastiques. M. Tschermak y distingue :
Lépidolite (c'est-à-dire pierre en écailles) ou mica lithinifère, combinaison du premier silicate alcalin avec Si'°08Fl2'. On y trouve j<> °/0. SiO2; 28. Al'O8; 11 à 12. K20 ; 5 à 6. Li20; 1 à 2. ILO, j à 8. FI; des traces d'acide phosphorique et pas de fer ni de soude. La couleur du Lépidolite est rose lilas ou blanc d'argent. L'angle apparent des axes est de jo° à 770. L'espèce se présente en lamelles qui fondent facilement au chalumeau. — Réact. 1. — Réduit en poudre, après fusion, lléact. 88. — P. S. = 2,8', à 2,89. — D. = 2,5 à \.
Muscovite proprement dit ou verre de Muscovie. K*H*Al,Si'Oîl.
P. S. =2,76 à 3,i. — D. = 2 à 3.— R. A. = 0,578 : 1 : 3,293; pfii = go°/l'. Les cristaux de muscovite offrent souvent la combinaison de la figure \n. I .■ - formes habituelles son! p, m, ///.,. '/'/., ;;', <■> / , ou c'/.,, g* et .>■ = d1/., hi/igi.
MUSCOVITE, DAMOURITE, PÀBAGONITE 477
On a mm = i ao° ; rf«/ , '/'/v = i ao°i i ' ant. : pdl/k = 8 J°a ','post. -,pli/i= 88°3o' post. Au clivage /> s'ajoute un clivage imparfait suivant les faces m. Les inacles sont nombreuses et réunissent souvent, soit par leurs faces m, soit par une face m et une face g-1, deux cristaux dont les faces p demeurent parallèles. Très souvent il y a empilage de paillettes avec rotation de 120 autour de l'axe pseudo-ternaire.
Opt. aE varie de 4o° à 700; aV de 3o° à 5o°. nff = i,6i3; nm== 1,610; nt, = 1 ,">-i. La biréfringence oscille entre o,o35 et 0,04a. Bissectrice n}l peu éloignée de la normale à p (à a0 près).
Dans la variété P/iengite, il y a union du silicate K2H*Al6Si608* avec Si10H8O8*, dans la proportion 3 : 1 .
L'analyse donne : i>.5. SiO2; 36,5. A1203; 1. FeaOs; 1. FeO; o,5. MgO; 0,3. CaO; 9. K20; 0,7. Na20 ; 5. H20 ; 0,1 3. FI. Ainsi les micas dits potassiques ne contiennent guère que 1 à 1 °/0 de potasse de plus que les autres; ce qui les distingue surtout, c'est l'absence presque complète de la magnésie, jointe à
une teneur en silice et surtout en alumine plus élevée v^r^-^,
que celle des micas magnésiens. £'/.
La couleur dominante de la muscovite est le pig. /)U.
blanc. C'est dans cette espèce (absente des roches
volcaniques) que se rangent les micas argentins des granulites et des pegmaliles, souvent en larges tables empilées ou même en filaments groupés [mica palme), ou encore en calottes emboîtées [muscovite testacée). Mais la teinte de la muscovite (qui d'ailleurs n'est pas la même par transmission que par réflexion) peut aussi être le gris, le brun, le vert pâle, le violet ou le jaune. Les plus larges plaques de cette espèce viennent de la Sibérie, du Brésil, du Canada et des Indes orientales. On les utilise en guise de vitres et aussi de fermetures transparentes pour les foyers de chauffage.
Incolore dans les lames minces, la muscovite s'y fait remarquer par ses teintes de polarisation, vives et irisées.
A la Muscovite appartiennent la Damourite (dédiée à M. Damour), mica hydraté blanchâtre, à 11 % ^e potasse, en écailles microscopiques, onctueuses au toucher, tandis que la muscovite est souvent âpre; la Paragonite (de Ttapocyou, je trompe), mica sodique blanc jaunâtre, à éclat soyeux (aE = 700), servant de gangue au disthène et à la staurotide du Saint-Golhard et dont la formule est H*Na2AlflSi'Oa* ; lŒllachérite, sorte de muscovite barytifère; la Margarodite ou talc endurci des schistes chlorilcux du Tyrol. La Séricite (P. S. = 2,809), si abondante au milieu des schistes métamorphiques du Taunus et des Ardenncs, où elle se fait remarquer par l'éclat soyeux qui lui a valu son nom, son apparence de libres entrelacées et sa couleur variant du vert au jaunâtre, est aussi une muscovite hydratée. On l'a souvent confondue avec le talc,
dont elle a le toucher onctueux, mais dont elle se distingue par sa teneur en potasse i i .''7 "/„). Dans les roches, les paillettes de séricite, très minces, sont à la fois allongées et tordues.
La Gilbertite. d'un blanc jaunâtre, es! une variété de Museovite.
La Fuclisite, en paillettes d'un vert foncé très franc, et le Chromocrc, longtemps considéré comme de l'oxyde de chrome, mais en réalité silicate et potassique, sont des muscovites chromifères.