A12Q3. y..MK0.|Na
JANNASCH
I5.A180 . ,1 eO.fl Li,Na)20 i4.Al»OS. 9.FeO. a.Na«0.
I3.A13Q». la.MgO. aNa^O
La composition moyenne des premières comporte : $7,70. SiO- ; 10. li-Q-, ',<-,. ... Al -u ; ; 3,a 1 . \a H » ; 1 , i7. LPO ; 3,77. H20. Celle des secondes: 34,89. SiO2; um<S. Ba08; i.,5;,. A12Q3; ï3.95.FeO; a,9o. Li20; 3,49. H20; celle des troisièmes : 37,3.S. SiO2; 10. H20:i ; a 6, ',9. APO8; 19/-S1 . MgO ; 2,18. Na20 ; 3,74. H20. La proportion du lluor varie, dans les tourmalines, entre 0 et 0.78 °/ . Les variétés magnésiennes sont brunes ou Jaunes, avec P. S. = 3,o à 3,07. Au chalumeau, elles gonflent beaucoup et fondent en une scorie grise ou jaunâtre. On les trouve dans la pegmatite, le micaschiste, quelquefois la dolomie. En Carintliie, notamment dans le bassin delà Drave, la tourmaline brune (Bravite) est en cristaux prismatiques bien formés, dans une gangue de Margarodite. Les variétés ferro-magnésiennes sont brun foncé ou noires, avec P. S. = 3 02 à 3,oj. Elles gonflent au chalumeau et fondent en scorie de couleur variable. Les variétés ferrières sont noires et constituent le Schorl ou SchôrÀ proprement dit, généralement remarquable par son éclat vitreux et sa tendance à former des masses bacillaires {Stangenschorl). Les cristaux sont presque toujours stries parallèlement aux arêtes du prisme. La densité s'élève à 3,i5 et même ),±>. et le minéral fond au chalumeau en scorie brune ou noire.
La tourmaline noire abonde dans les pegmatites et les granuliles, dont elle est, on peut le dire, bêlement caractéristique. Les cristaux sont souvent implantes, en prismes ou en aiguilles, dans de grosses parties de quartz
(1) Americ. Journal [3], XXXV, p. 3S». — (2) In Lacroix. Minéralogie de la France. — (3) M. Glarke a proposé, pour L'acide d'où dériveraient toutes les tourmalines, la formule
H-01J:1SiûO:il, où ki moitié de II pourrait être remplacée i>;>r Al. M. PenÇeld admet H-"'IJ-Si*02'. qui donne, pour les rapports SiO'2 : IJ-05 : 11-0. les valeurs ', : 1 : 20.
hyalin de manière à constituer une roche spéciale, appelée hyalotourmalite. Quelquefois la longueur des cristaux de tourmaline dépasse om,3o.
Les variétés lithinifères sont généralement manganésiennes. Elles peuvent aussi être ferrifères. On compte de o,3a à 2,22 8/0 de MnO et de 0,26 à 7,07 de FeO. En général, quand les proportions des deux oxydes sont égales, les tourmalines sont ou incolores (Ac/iroïte) ou faiblement colorées en rose ou en vert paie Un excès de manganèse donne les variétés rouges, Rubellite, Sibérilc, Apyrite, qu'on trouve dans les pegmatites, en Sibérie comme à l'île d'Elbe. Un excès de fer fait naître les variétés bleues [Indicolite de Suède et de l'Oural) ou vertes. Ces dernières, qui se trouvent dans les pegmatites et quelquefois dans la dolomie (une variété d'un vert émeraude se rencontre dans le marbre à Saint-Béat), offrent des pbémonènes d'absorption décrits dans la partie théorique de cet ouvrage.
Les tourmalines où le manganèse domine (P. S. = 3 à 3,i) s'exfolient au chalumeau, et deviennent blanches, sans entrer sensiblement en fusion. Les variétés îeiro-manganésiennes (P. S. =2,91 à 3, 11) fondent difficilement, avec faible gonflement, en scorie ou en émail. Quant aux tourmalines purement lithinifères, elles sont infusibles.
L'hémimorphisme de la tourmaline s'accuse souvent, sur les variétés manganésiennes de l'île d'Elbe, par la différence de coloration des sommets d'un même prisme hexagonal dl, l'un de ces sommets étant rose, tandis que l'autre est vert ou incolore. Aux Etats-Unis, dans l'Oural et à Madagascar, certains cristaux ont un novau rosé, qu'entoure une enveloppe verdàtre, ou inversement.
Dans les plaques minces, la tourmaline offre un polychroïsme très marqué, comparable à celui du mica noir. Elle est pauvre en inclusions.
Axinite. H-(Ca, Fe, Mn, Mg)c B2 Al4 Si8 0". — F. S. = 3,29 à 3,3. — D. = 6,5 à 7.
Analvse de l'axinite de l'Oisans : 43,46. Si O2; 5, 61. B*03; 16, 33. Al*08j •2.80. FeO; 6,78. Fe-O2; 2,62. MnO; 20,19. GaO ; 1,73. MgO; 0,11. K20; i,45. H-0.
S triclinique; R. A. = 0,602 : 1 : 0,827. Angles des trois arêtes du noyau parallélépipédique : y* = i2i°32/ : a:z = 4404a'; x y = 1 '\<>°-±<>' . Principaux angles : m t= i35°26; pin ant. = i34°48'(i); tpanl. = n5034o' ;/>/** antérieur = ia4°33'; pgA sur il =93°io'; p /l = i43°3b;/wA1= iji"i ;/?mpost. = 450i2'; Pp adj. = i39°6'.
Combinaisons habituelles : m t p il ; mtpï1 //' /' (lig. Î19); mWpPf1.
La face p est cannelée parallèlement à i> m et parfois à /; /' ; les faces m, t et//1 sont striées parallèlement à m t. Enfin m a souvent des stries suivant m ix .
Clivage brillant suivant c\ «' et *g; interrompu suivant/?.
'•[. Zirkel, conservant let mémea face» m et l que Des Cloizeaux, donne à p la notation c1/, et a /' la notation o'/,.
AXINITE, TOPAZE
Cassure inégale; transparente ou translucide" ; brune, parfois rougeâtre. Éclat vitreux.
Opt. Biréfringence énergique, négative. A. 0. dans nu plan normal à t1, incliné de \o° sur mi* et de ■i,,°'l(>' sur/? /'.
Biss. sensiblement normale à il. ■±X=z-i" a 740; aE=i58° à i65°. n,t = i,G8io à 1,6954; nm = 1,677g d ''fy)1^! np — '/•7*° à i,685o. — Polychroïsme prononcé, passant du jaune olive (n,f ) par le violet intense (n,„) au brun (",,).
Ch : Gonfle et fond aisément en perle noirâtre. Réact. i(>; avec le borax, au feu oxydant, Réact. \- ; au feu de réduction, Réact. }8; inattaquable; après fusion, Réact. 88.
Etym. : âÇt'vT), hache, à cause de la forme tranchante des cristaux.
Associée au grenat et à la tourmaline, l'axinite forme une roche particulière en Cornouailles ; on la trouve aussi dans l'Oisans, avec quartz chloriteux, dans les Pyrénées (en liions et amas dus au métamorphisme granitique dans le calcaire), la Saxe, la Norvège, etc.
Un autre silicoborate est laDanburite. Ca 15' Si <>s de Danbury (Gonnecticut), de Russell (New-York) etdesGrisons. P. S. = 2,98 à3,02. — D. =737,5.
Ce minéral, complètement isomorphe avec la topaze, est rhombique avec R. A. = o,544 ". ' *. 0,481. /H m = i'x-i"W ; e1/.2e1/o=8>°8'sur/?,rt1 al=z<j-;"-. Clivage p imparfait. Jaune pâle; éclat vitreux, fusible au chalumeau.
Opt. La Danburite, où les axes optiques sont situés dans/?, offre cette particularité, jusqu'à présent unique parmi les cristaux rhomhiques, que la bissectrice aiguë pour le rouge est perpendiculaire à la bissectrice aiguë relative au bleu. L'espèce est négative pour le rouge et positive pour le bleu. Le fait s'explique sans peine, si l'on considère que l'angle des axes de la Danburite est voisin de 900; de telle sorte que les couleurs pour lesquelles cet angle devient obtus ont nécessairement pour bissectrice aiguë la bissectrice obtuse des radiations pour lesquelles l'angle était inférieur ào,o°. On a 2V = 87°37' (rouge) et 8</'V (bleu). La bissectrice aiguë, du rouge jusqu'au vert, est la normale à g1 ; celle du bleu est la normale à h*. Grande dispersion des axes; p < v autour i,633i;nffl= i,63o3; np =i,0'258.
La Danburite accompagne l'orthose et l'oligloclase dans une dolomie.
de rip.n,,
Topaze. Al18Si6O21Fl10. = P.S. =3,4 à 3,(3. — D.=8. — 11 à 25. SiO2; 54 à Ï8. Al-0<; > à 6,5. Si; 14 à 17, 8. FI.
S. rhombique (1 ). R. A. ==0,529 • ■ • o, 954(2). mi»2 = i24ei7/;pe1 = i36"»2i/;
(t) Du moins en apparence; car les propriétés optiques conduisent à une symétrie monoclinique. — (2) M. Zirkel admet 0,4-7 P°"r le paramètre de l'axe vertical, ce qui transforme c1 en <•'/.,.
e1 ff* = 9a°4a sur p; g9 »■' = ç)3°i<>' sur -'; m 6l = i3'>035'; 61 />' =± i ', i°<>'.
Combinaisons habituelles : m g3 £' (lig. '4a<>): wig3 61 e1 (fig. Jai)^ m p e* ; g gibi;pm^ibi/tblbi/3i!ix(êg. |aa)avec r==e i^J*1 /''A gVib ce M"> représente une brachypyramide appartenant aux zones é1 61 et g3p, etc.
Le polyèdre particulaire est hémiaxe, ce qui entraîne l'hémimorphisme. Presque tous les cristaux du Brésil ont la forme delà ligure ,;<>. En général, les laces m et g* sont striées parallèlement à leur intersection mutuelle.
Clivage parfait suivant p. La coexistence de ce clivage avec les faces g3, souvent plus développées que m et faisant entre elles un angle presque droit,
bi ___£*#
SS
Sx
\ffa\ rn-
yJ
Fig. ^22.
donne à certains cristaux de Sibérie, de couleur bleu verdàtre (aiguc-marine orientale), l'apparence d'une symétrie quadratique. Clivages difficiles suivant a1 et e*.
Opt. Signe positif. A. O. dans g1 ; p > p. aV=650i4'; aE varie <lc 7 1" iu,' à i2()°3o'(Durango).Biss. normale kp. ng =. r^'rii (raie D) ;//,„ = i,bi 3 ;np = i,&t 1 . La topaze est pyroélectrique. Cassure conchoïdale ; éclat vitreux; couleur jaune paille ou jaune de vin (Saxe, Bohème); jaune rougeàtre (Brésil), blanche, grisâtre, verdâte ou bleuâtre (Sibérie, avec les formes des figures \%i et 42a). La variété' du Brésil, calcinée, prend une teinte rose [Topaze brûlée). Inattaquable aux acides, infusible. Chauffée dans le tube ouvert avec le sel de phosphore, donne la réaction du fluor. Se dissout partiellement dans ce sel, avec squelette de silice. Béact. 78.
La topaze est très fréquente, avec quartz et tourmaline, dans les gîtes siannilères et en compagnie des pegmatites. On y observe des inclusions aqueuses, avec petits cristaux cubiques et rbombiques. La topaze du Brésil renferme des inclusions à deux liquides, eau et acide carbonique, ou bien hydrocarbures. La topaze figure comme élément microscopique de beaucoup de phyllades.
Étym : Le nom de topaze vient de ToicaÇoç, île de la mer Bouge, d'où Pline a fait Topazius. Mais la topaze de Pline n'était pas celle que nous venons de décrire e1 que le même auteur classait avec la chrysolite.
La Pycnite ou Stangenstein est une variété de topaze bacillaire, jaunâtre ou ttre, associée au quartz et au mica dans les gîtes stannifères de Saxe et de Bohême; les faces ///, g1, ,• \ dominent, avec le clivage/;. La dureté n'est que 7,5. Lea cristaux sont allongée enzonc positive suivant h1 g1.
KMLIUUDE
Émeraude ou Béryl. Gl3 A1J Si,; 0" (i). — P. S. = •■>,'.; à 2,75. — D. =7,5 à 8. — 63 à 68. Si 0 ; i6à 19. AIJo;; iaà i5. G10; avec de petites quantités de Fe'O8, MgO, GaO, NasO, parfois des traces de chrome et île lithine.
S. hexagonal. R. A. = 1 : o, 199. pb* = 1 5o°3'; pbljt = « ')o""i;'; pa{ = i35 1 En réalité, d'après Mallard, la symétrie hexagonale n'esl qu'apparente el les uombreuses anomalies optiques de l'émeraude, notamment la dislocation presque constante des anneaux colorés en lumière convergente, conduisent à la ranger dans le système rhombique.
Combinaisons habituelles : mp; mpai\ mhlp\ mlrlis pa[ ; mpaWb1/^ (fig. ia3), la face a.2 {.r) formant zone avec m, a{ et bl. Quelquefois le pointement
Fig. V'!-
fvV}
lï&y
Fig. ia5
supérieur prend, par le développement de certaines laces, une apparence dyssymétrique (fig. V2'i» \'i>) (2).
Les faces m et //', unies dans l'émeraude verte, sont striées dans le béryl parallèlement à leurs intersections mutuelles et donnent naissance à des prismes cannelés, souvent arrondis par suite de la coexistence de plusieurs formes prismatiques.
Clivage net suivant p; interrompu suivant ni.
Eclat vitreux; transparente ou translucide, (-assure conchoïdale ou inégale.
Opt. Réfr. peu énergique, négative. n,,= 1 ,>;> (Béryl) à r,58/, (Émeraude de Muso); nc=z 1,570a 1,578. Polychroïsme parfois bien marqué.
Le nom d émeraude est réservé d'ordinaire aux variétés vertes, employées
c ne gemmes, taudis que le nom de Béryl désigne les variétés incolores,
roses, jaunes, bleu de ciel, ainsi que les variétés pierreuses, ces dernières n'offrant d'ordinaire que les faces m et p. Enfin le nom d'Aiguc-Marine désigne les cristaux prismatiques d'un vert bleuâtre de Sibérie.
(i MM. Penfield <i Harper [Amer. Journ., 1886, XXXII, p. 107) admettent la formule 11- <i 1 '' S i ' -()'■' pour le béryl, toutes les variétés analysées, à l'exception de celle d'Adun- Tschilon, contenant de 1 à 2 °/0 d'eau. — (2) Dans la figure Aai, où trois faces «' prédominent sur les trois autres, les faces couvertes de hachures doivent être notées b^ et celles que signale an graine fin appartiennent au didodécaèdre «.,, lequel fait partie de la zone l>lahn.
Ch. Difficilement fusible sur les bords en scorie bulleuse. Avec le borax, l'émeraude donne une perle d'un vert pâle et le béryl un vei're incolore.
Au rouge sombre, l'émeraude devient blanche et opaque; aussi sa couleur a-t-elle été attribuée à un hydrocarbure, dont on a cru constater l'existence par l'analyse. Cependant Yauquelin et après lui Wôhler ont cherché à établir que le principe colorant était l'oxyde de chrome, dont l'émeraude de Muso renferme 0,186 °/0.
L'émeraude et le béryl abondent dans les pegmatites et les gîtes stannifères ; mais la belle variété de Muso (Nouvelle-Grenade) se trouve disséminée, avec quartz, calcitc et pyrite, dans un calcaire bitumineux néocomien. Plusieurs micaschistes sont pénétrés d'émeraude verte. Les pegmatites de l'île d'Elbe renferment de jolis cristaux incolores, implantés dans les géodes avec quartz et tourmaline. Certains cristaux de béryl bleu de l'Altaï ont i mètre de long sur o,i5 de diamètre. Enfin des cristaux de béryl pierreux atteignent, dans le New-Hampshire, des dimensions gigantesques, pesant jusqu'à i 5oo kilogrammes. Quelques cristaux de béryl sont courbes.
On rencontre des pseudomorphoses dans lesquelles la forme de l'émeraude avant été respectée, sa substance est remplacée par le Kaolin, le mica, le quartz ou la limonite.
Élym. : Les noms d'Emeraude et de Béryl nous viennent des Grecs : l'identité spécifique des deux variétés était déjà soupçonnée du temps de Pline.
A côté de l'émeraude et de la topaze, et souvent associées dans leurs gisements avec ces espèces, viennent se placer deux autres gemmes, constituées par des silicates de glucine.
Le premier de ces silicates est la Phénacite ou Phénakite, Gl'SiO*. — P. S. = 2,96 à 3,o. — I). = 7,5 à 8. — 54,27. SiO2; 47,7*1 GIO.
S. rhomboédrique. R. A. = 1 * 0,6611 ; pp = ii6°3G'. Formes : pdl ; eWpbW (fig. 426); c*-dl (è'/^'^Yi)) clivages difficiles p et dl ; cassure conchoïdale ou inégale; macle e*. — Réfr. positive; ti„ = i,654 (raie D); n,, = 1,6697.
Incolore, jaune ou brune ; infusible, inattaquable,
donnant avec le sel de phospbore un squelette de
silice, la phénacite pourrait quelquefois être confondue avec le quartz. On l'en
distinguerait par l'emploi «le l'azotate de cobalt (Réact. 82) et aussi par l'absence
de polarisation rotatoire.
Abondante au milieu des micaschistes «le Sibérie, avec émeraude, ainsi que les pegmatites à topaze de l'Oural ou des États-Unis, la phénacite a été trouvée dans les gttes d'hématite brune de Pramonl (Vosges), où elle forme des groupements de Bis cristaux à axe ternaire commun.
Etym. -. -j'vrj.\, trompeur, parce qu'on l'avait d'abord prise pour du quartz.
Fig. ',■■>;.
BERTRANDITE, ZIRCON 189
Le second silicate est lEuclase, HsGl2Al*Si*On. — P. S. = 3,og à 10. D. =7,5. —4a. SiO2; \\. Al-0!; i-. GIO; 6. Il <>-. o,38. FI.
S. monoclinique. I!. A.=o,3a4 : i : o,333; mm = i44°45'; pA1ioo°i6'; a1/i] = i 3o°5 i : g ;.;' : anl . = n5°o'; g^g1 ant. = <)2"}f>'; e1^' = io80c/ (i).
Combinaisons g*g* j *»//»/rf* IgY^/t^ \ P/**/*' ! I «P/^Vrf1 l-Clivaî très facile et très net. Cassure conchoïdalc, trial vitreux, couleur vert d'eau pâle ou bleu de ciel.
Opt. Iléfr. positive. A. 0. dans g1, p > v. i\ = ',o,°6' ; iE = 88° (raie D). Biss. parallèle à a1 et faisant avec l'axe vertical un angle de fuj'. «^=1,6707; nm= i,655; np = 1,0117 (pour la raie D). Polychroïsmc assez marqué.
Ch. Les esquilles minces finissent par fondre avec gonflemenl en émail blanc. L'euclase se dissout avec effervescence clans le borax et le sel de phosphore. Klle est inattaquable aux acides.
L'espèce accompagne, au Brésil et dans l'Oural, le quartz et la topaze.
Etym, : L'euclase doit son nom, donné par Haiiy, à la facilité de son clivage.
On connaît maintenant, sous le nom de Bertrandite, un silicate hydraté de glucine, en petits cristaux blancs, rhombiques avec angle voisin de iao°), de signe négatif, implantés soit sur des prismes de béryl au Colorado, soit dans les géodes de la pegmalite de Barbin, près de Nantes, avec cristaux d'apatite.
TROISIÈME FAMILLE. — SILICATES ACCESSOIRES DES SYÉNITES É LÉ OLI TIQUES
Zircon. ZrSi< »'. — P. S. = î,i à 1,8; moyenne, /»,G8 à 4,7. — 1). = 7,).
S. quadratique. R. A = 1 : 1,281 (2). b1bi = gS°^o' sur p = i23°ao' sur arêtes culm. ; blm=z i3a°io'. Combinaisons habituelles : bl ; mb* (fig. 4a7)* ne laissant parfois qu'un rudiment de m sur les arêtes horizontales de l'octaèdre (Pouzac) : mhlbl, fréquente dans le zircon hyacinthe d'Expaillv ; b{bl (lig. '128), quelquefois disposée de manière à rappeler un dodécaèdre rhomboïdal (lig. Jag); h1/'1"., (ûg. 43o), dans le zircon des monts Ilmen, etc. Les faces «., prédominent dans le zircon des sables aurifères, donnant aux cristaux la forme d'une double pyramide tronquée par bl et par les deux prismes m et //'.
Clivage net suivant m et bl. Cassure conchoïdale ou inégale.
Réfr. énergique, positive : n0 = 1,92 5 (rouge) ; «,,= 1,0,7").
Éclat vitreux, souvent adamantin. Rouge, brun, jaune, gris, vert, incolore. Infusible au chalumeau; insoluble dans le sel de phosphore; difficilement soluble dans le borax. Les cristaux colorés perdent leur teinte par la calcina-
(1) Rammelsberg a donné à la forme primitive <!<■ l'Euclase une autre position : gardant seulement gx, il change m en ""/■>• P ''" "'' S3 cn '^'^'/ïA'"- \'("'s on a R- A. = 0/121 : 1 : o,5oj! et phl = 9i°4o'. — (a) Au lien de cette valeur, M. Zirkel adopte 1 : o,64o, ce qui fait que bl se change en £'/■>• Certains auteurs changent m en /;', ce qui donne R. A. = 1 : 0,906.
lion i't deviennent phosphorescents. La poudre ne peut être attaquée que par une longue digestion avec L'acide sullurique. Fondu avec la sonde ou la potasse et dissous dans L'acide chlorhydrique concentré, le zircon communique au
papier île curcuma une teinte orangée.
Le zircon jaune et brun abonde dans le- syénites éléolitiques, qualifiées pour ce motil de zirconiennes. La variété hyacinthe, aux arêtes adoucies, se rencontre dans les basaltes et les tufs, notamment ceux d'Expailly ou Espaly (Riou Pezzonliou), dans la Haute-Loire, où les arêtes des cristaux sont généralement arrondies par L'attaque du magma basaltique, qui a emprunté- ces cristaux à des - .le granulite (A. Lacroix). Enfin le zircon existe dans les alluvions auri-
Pig. ',•>'>
Fig. ',3o.
- 'le beaucoup île localités, où il se trouve en compagnie de plusieurs autres gemmes, et fournit a la joaillerie des pierres estimées.
On désigne sous le nom de Malacon un zircon hydraté à 3°/0 d'eau, isomorphe avec celui que nous venons de dé'crire, mais monoréfringent, ayant P. S. = ï,tj à 4,0 et D.=6.
Le zircon, en cristaux taillés suivant/», présente des anomalies optiques qui
conduisent à l'idée d'une symétrie monoclinique. Mais l'espèce se comporte
rigoureusement comme un minéral uniaxe dans les lames minces de roches, où
Le zircon est fréquemment entouré de larges auréoles polychroïques, dévelop-
-urtout lorsque le minéral est enclavé dans le mica ou la cordiérite.
A l,i suite <lu zircon, nous mentionnerons, comme faisant partie des syénites .1 éiéolite de Frederiksvârn, deux silicates de chaux, de magnésie et de glucine, alliés avec du fluorure de sodium.
Le premières! le Leucophane, Na2(Gl,Ca,Mg |8Si ' »'I'IJ. — P. S. = 2,96. — I). = '>, 5 a ',. — - 5i( »J avec 6 à 6, "». FI. — S. monoclinique, pseudo-quadra lique. I'«. A. = ifo6i *. 1 ; i,o54. p/t1 = <j*>"; mm =91°. Clivage i> parlait. — Signe optique négatif; Biss. normale à p ; p> c. A. 0. dans h1 ; aE variable deo° lV=44°. ng= 1. ',>,', : /,,„= 1,591 ; n,,= 1,570.
minéral, en cristaux imparfaits d'un blanc grisâtre, donne, par le choc ou par 1 action de la chaleur, une lueur bleue phosphorescente.
IfELINOPBANfi, EUWALYTE, SILTCATES BORE EN S v.»l
Le sec I sHicateesl leMélinophane. Na*(Gl,Ca)1 Si H I FI*. — I'. S. =
— I) = .. Très voisin du précédem par -a composition, il cristallise dans te système quadratique (R. A.= i ; o,658). Il se présentées masses cristallines
jau le miel (d'où le nom) ou jaune citron, à clivage / très Facile. Signe opt.
négatif; //„ = 1 ,'ii i ; n, = 1,59a.
Les syénttes éléolitiques sont aussi le gisement d'un silico-zirconal
«lian x, soucie et 1er. l'Eudialyte, Na2(Ga,Fe)2(Si,Zr)8018. Celte espèce, rhomboédrique (R. A = i ; 2,1 12; pp = 73°3o') et soluble en gelée dans les acides, forme <leu\ variétés : VEudialyte proprement dite du Groenland (P. S. =2,95), rosée, avec clivage a* et signe optique positif, et 1 /ùtcolite de Norvège (P. S. — 2,8',), avec clivage dl et signe négatif. On a, pour la seconde, n0 = 1,622; //e=:i,Gi8. La biréfringence de l'Eudialyte ne dépasse pas o,oo3.
Leymerie a proposé de réunir, sous le nom de Silicates boréens, un certain nombre d'espèces qui, rencontrées presque exclusivement dans les syénites éléolitiques, les gneiss et les pegmatites de la Scandinavie, ofifrenl ce caractère de renfermer dans leur composition divers éléments, très rares partout ailleurs, tels que : yttrium, thorium, cerium, lanthane, didyme, niobium, tantale, hélium, etc.
La plupart de ces espèces sont liées entre elles par des analogies physiques incontestables. Elles ont généralement une couleur noire ou brune, avec un éclat vitro-résineux, et sont presque infusibles. Nous nous bornerons à quelques indications sur les principaux types.
Cérérite ou Cérite, H6(Ca,Fe)8Ce6Si6026. — P. S. = \,gh 5. — D. = 5,5. — 1 j à ■in. SiO2; 3o à 65 oxyde céreux ; j à 3ij oxydes de La cl Di, avec hélium.
— S. rhombique. mm = go0^'. Infusible au chalumeau.
Thorites. — Ce nom désigne des silicates hydratés de thorium, qui sont isomorphes du zircon et paraissent dériver de l'altération de ThSiO*. On a tnbx/%= i33°3o\
On distingue la variété brune ou Thorite proprement dite et la variété jaune ou Orangite, dont la première ne serait peut-être qu'un état d'hydratation plus avancé.
Thorite, II'ThSiO6. — P. S. = 4,4 à 4, 7; en masses amorphes à cassure conchoïdale, ou résineuses, optiquement isotropes.
Orangite, Ii'Th-Si-O11. — P. S. = 5,2 à j,\. — D. = i,5. Se décolore au chalumeau en restant infusible. Contient un peu d'hélium.
Gadolinite, FeGl2(Y,Gd)2Si2010. — P. S.=4,à/I}3.— D.=6,5. — S. mono-
clinique. R. A. = 0,527 *. i,3a; />/<* = o.i033'; /m/m = u V",8 '; pe1 ±= ia;0;' (1). Réfr. positive. A. 0. dans g*. Biss. située dans l'angle obtus ph* et faisant avec Taxe vertical un angle de 8° à i3° (ce dernier chiffre pour le jaune) (a). 2H varie de 100V (rouge à 109°,? /bleu); aV=85°a8' (jaune); p < c
L'espcee où le D' Gadolin a découverl 1 yttria, et qui contient aussi ducerium, esl très peu homogène et renferme des variétés biréfringentes de formule R'SiO8, (1 autres monoréfringentes, probablement pseudomorphes des premières et de formule R2SiO'\ d'autres enGn offrant un mélange des deux éléments. Les caractères communs sont un éclat vitreux prononcé, une cassure eonchoïdale, une transparence complète en fragments, avec couleur vert d'herbe ou vert olive. Soluble en gelée dans l'acide chlorhydrique.
Orthite. — L'orthite répond à la formule générale II2 (Ca, Fe)*(R*)8Si6026, où R = Al,Ce,Di,La,Y,Er,Fe. — P. S. = 3,37 à 3,8. — D. = 5 à 6. La variétébrun rouge avait été désignée sous les noms d'Allanite et de Cérine. Mais il n y a pas de motifs pour maintenir cette distinction.
S. monoclinique. R. A.= i,553 *. 1 : 1,778; mm= 70*48' ;f A1 = 114°. Réfr. négative. Riss. partageant sensiblement en parties égales l'angle obtus pli1. A. 0. dans g* ; 2 V =65" à 70"; 2H = 02" à n5°3; nm= 1,682. Biréfringence variable de o à o,3a.
Eclat résineux; fusible au chalumeau en émail noir magnétique. Forme des baguettes noires, allongées et aplaties, dans le feldspath. On distingue des orthites peu hydratées, biréfringentes, telles que l'orthite de Snarum, YOuralorthiie, etc., et d'autres, plus hydratées, monoréfringentes, auxquelles se rattache la Pyrorthite de Fahlun.
Les minéraux qui viennent d'être énumérés, et qu'on a coutume d'appeler les silicates des terres rares, peuvent se grouper en deux familles : la première, qui a pour type la Cérite, contient surtout les terres cériques, c'est-à-dire à cerium dominant, après quoi viennent les Lanthane, Didyme (Néodyme et Praséodyme), Samarium, Europium. Dans la seconde famille, celle des terres ytlriques, qui a pour type la Gadolinite, se rencontrent principalement avec le Gadolinium, les Terbium, Dysprosium, Holmium, Erbium, Thulium, Ytterbium, Lutecium, mais surtout l'Yttrium, qui forme au moins 80 % de l'ensemble.
Toutefois, il convient d'observer qu'il n'y a jamais de terres yttriques sans terres cériques et, jusqu'ici, il n'est aucun minéral où l'on ait trouvé un seul des éléments du groupe à l'exclusion «les autres (4)'.
Citons encore, parmi les minéraux silicates de ce groupe, la Tscheffkinite, silicotitanate de Ce,La,Di,Fe,Mn,Ca, fusible au chalumeau; la Mosandrite,
1 Données nouvelles, déterminées par If. Eichstadl sur une série exceptionnelle d'échantillons d'Hitterœ. Auparavant, on admettait li. A. = o,6a5 : 1 : 0,65g; phi : oo°33. —
D'autret auteurs indiquent seulement 3°,5. —Ci) Des Cloizeauz, Manuel, p.xm. — ('.) Nous devons la 1 onnaissance de ces faits fi une obligeante communication de M. Urbain.
PYROXÈNES ET AMPHIBOLES 493
de composition analogue, raonoclinique (R. A. = 1,081 ; i '. o,8i4; mm = 8803G'; />/,' = i«,8"36'). — P. S.=a,93 à i. — 1). = 4; la Catapléite, silicozirconate hydratéde Na,Ca,Fe (P. S. = a,8. — I). =6), de symétrie hexagonale ou pseudohexagonale II. A.= i : i,35;/?£1=iaa°4o'), de signe optique positif;
la Wôhlérite, silicozircononiobate de chaux et de s le, en lames jaune de
miel, à cassure résineuse. Symétrie monoclinique (R, A. = i,o55 \ i '. 0,709; /ïi/n = ao°i4/;/>/i,= ioq°i5'). Clivage g'1 facile. Réfr. négative. A. O. dans o1. Riss. (raie D) coïncide avec l'arête olgl. aV=7a à 77". aH = 85°4i'. p <i>; ng = 1 ,7'^G; nm = 1,716; nv — 1 ,7011.
DEUXIEME ORDRE
ÉLÉMENTS SILICATES DES ROCHES BASIQUES