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MINERAUX DES GITES. OXYDES

La Wisêrinè du Binuenthal, longtemps considérée comme un phosphate d'yttrium et de cerium, n'esl qu'une variété jaune-miel d'Anatase, qui se dissout complètement dans les acides.

Brookite. TiO-.— P. S. = 3,87 a 4,08.— D. = 5,5 à 6.

S. phombique. R. A. =0,842 *. > *. 0,47a; mœ = 99°5o'; bllkb{j,k =1 1 i V",'»' (1).

Traces de clivages m et p. Couleur brun jaunâtre, brun rougeàtre, rouge hyacinthe, avec éclat adamantin; poussière blanc jaunâtre. La variété Arkansite est gris noir avec poussière gris de cendre. Au chalumeau, sur le charbon, prend l'aspect d'un fragment de tôle de fer. Généralement associée à l'anatase, en tables aplaties suivant A1 (Oisans), très minces et allongées suivant l'axe vertical, avec e, et e3 en bordure.

Opt. Signe positif. A. 0. tantôt dans g1, tantôt dans/?. Dans le premier cas, : ^ v ; dans le secondp > v. Biss. normale à h1. Certaines plages sont à un axe en lumière verte et à deux axes en lumière rouge. '2V variable de -h 5i° à 33°. Indice : ^,t>'>~-

Etym. : Dédiée au minéralogiste Brooke.

Nous ne reviendrons pas ici sur ce que nous avons dit (a) du trimorphisme de l'oxyde de titane TiO2 et sur l'explication qu'en a donnée Mallard, par des groupements d'individus monocliniques à symétrie-limite quadratique. Rappelons seulement que, dans l'anatase de Diamantino (Brésil), M. E. Bertrand ('■$) a reconnu des octaèdres intérieurement pseudomorphosés en aiguilles de l'utile.

M. Hautefeuille a constaté que, dans la reproduction artificielle des oxydes de titane par la vapeur d'eau agissant sur les chlorures ou les fluoruBes, le rutile se formait au rouge, la brookite entre la chaleur de volatilisation du zinc et celle du cadmium, et lanalase un peu au-dessous de ce dernier point

GENRE ALUMINOXYDE

Corindon. APO8. — P. S. = 3,93 à 4,08. — I). = 9.

S. rhomboédrique. B. A. = 1 l i,363; pp = 86°4/->

Combinaisons : <"/'; (/'«' ; dle„, avec un autre isocéloèdre plus aigu (fig. 482), de notation } bl/9dldl/s |= (i483) = (5i3); diaipet. Trois faces alternantes d'un isocéloèdre prédominenl souvent sur les trois autres. Clivages p et a1, sensibles seulement sur les gros échantillons; stries triangulaires sur a1.

Cassure très variable. Eclat vitreux, nacré ou bronzé.

Opt. négatif. n0 = 1,789 (jaune); //„ = 1,760. Anomalies optiques, conduisant .1 regarder I espèce comme pseudo-rbomboédrique, avec plan A. 0.

le rapport d'axei diminue de itié le paramètre vertical (0,9/li .- 1 < J mis par divera

auteurs, pour qui notre 6'/4 deviendra &'/»• — (a) Voir j>lu- haut, p. 373. — (3) liull. Soc. miner, de France, 187g p. 'io.

DIASPORE

perpendiculaire à l'un des côtés de l'hexagone d* et Bi>s. Normale à a1 ; offre quelquefois le phénomène de l'astérisme, dû à des aiguilles de rutile. Coloration variable. Quand elle existe, polychroïsme parfois très marqué :

par exemple image ordinaire bleue, image extraordinaire d'un vert de mer. Contient généralement <> à <S d'oxyde de fer, <> à i de chaux, o à 1 de silice et <> à > d'eau,

Infusihle, insoluble. Très électrique par frottement.

Le corindon, que sa dureté place immédiatement après le diamant, fournit des gemmes très estimées et de couleurs variées. Il est bleu dans le Saphir proprement dit ou .S', oriental (lequel, d après Sorby, contient souvent de nombreuses inclusions d'acide carbonique liquide); rose dans le Rubis [R. oriental) ; jaune ( Topaze orientale) ; vert [Emeraude orientale) : violel [Améthyste orientale); incolore [Saphir blanc). La coloration peut varier beaucoup dans le même échantillon. On l'attribue à des traces de chrome ou de fer. Le saphir se décolore par l'action de la chaleur; mais le rubis, devenu vert à chaud, reprend sa couleur en se refroidissant.

Se rencontre dans le granité, le basalte, les chloritoschistes, les dolomies, les sables diamantifères, etc.

La dureté du corindon fait que, dans les plaques minces, il reste plus épais que les minéraux englobants, ce qui lui donne un relief sensible. On y observe de nombreuses inclusions gazeuses et liquides; dans ces dernières, on a pu constater la présence de l'acide carbonique liquéfié.

Etym. : Karund ou Korund, nom indien.

h'Emeri est un mélange de petits grains bleus microscopiques de corindon avec des quantités très variables de magnétite. M. Tschermak, dans Fémeri de Naxos, a trouvé 5o à >a "/0de corindon, 3a à 33 de magnétite, <) à if,5 de tourmaline, avec chloriloïde, muscovite et margarite. L'analyse donne \\ à 8', °/0- A1203; 8 à jo. oxyde de fer; i à 6. SiO-. Sa dureté le fait employer poulie polissage.

Le Diaspore est un hydrate d'alumine, ll'Al-O4, à i ', ou n °/o d'eau. P. S. = 3,3 à 3,5. — D. = 6. S. rhombique; R. A. = 0,468 ; 1 \ o,3o2 (1). mm= 129*47'; b^b1 adj. = i5i°34'. Tables mèigi} aplaties suivant g1, à clivage facile g-1. Incolore ou jaunâtre, violacé, verdâtre, transparent.

Opt. — Signe positif. A. O. dans g1; Biss. normale à //'. Dispersion faible, 1 . >\ — 8 1 ;i 85°; h,, = 1 ,~>'> ; nm= 1,722 ; ij == 1 .;<>•». Couleurs de polarisation vives el limpides. Trichro'isme accentué, disparaissant en plaque mince. Se trouve dans les schistes métamorphiques à corindon. Une variété du dia-

(1) D'autres au'eurs donnent 0.Q.Î7 : 1 : O,6o&, ce qui change notre m on //'■' et l>1 en

558 MINÉRAUX DES GITES, OXYDES, OXYSKLS

spore décrépite au chalumeau ; n'abandonne son eau qu'au rouge blanc ; infusible et inattaquable. Réact. 81.

Etym. : BtOMnceipto, je décrépite. — M. Lacroix a trouvé du diaspore. avec corindon, grenat et quartz, dans une granulite rejetée par le volcan de la Denise.

L'Hydrargillite est un hydrate d'alumine H6A1206, rhombique ou même monoclinique, mais pseudo-hexagonal. — P. S. = a, 3$ à a, 3g. D. = a, 5 à ».

— Clivage p facile. Infusible. Réact. 8i.

Nous ne pouvons pas séparer des hydrates d'alumine la Beauxite ou Bauxite, signalée pour la première fois par Berthier aux Beaux, près d'Arles. Cette substance, très variable de composition, renferme ',o a 55. A1203; -i; à ! !. Fe203 et ao à i\. H20. Les uns la considèrent comme un hvdrate d'alumine H'Al-'O3, où le fer remplace l'aluminium par isomorphisme. D'autres n'y voient qu'un mélange mécanique d'argile avec des grains de peroxyde de fer. Cependant il y aurait en Carniole une bauxite formée par un véritable hvdrate d'alumine, avec très peu de silice et de fer.

La Bauxite parait être un produit spécial d'altération des roches granitoïdes sous l'influence d'un climat tropical.

Blanchâtre, grisâtre ou rougeàtre, en gros grains ou en masses pisolithiques, difficilement attaquée par l'acide chlorhydrique, la Bauxite est employée comme minerai d'aluminium. — P. S. = -2,55.

GENRE URANOXYDE

Pechurane ou Pechblende. U'C^ouL^O1- — P. S. =-k().— D. = 5à6.

S. cubique: formes/?, alùl. Le plus souvent en masses mamelonnées, grises ou d'un noir de poix (d'où le nom de l'espèce). Infusible. Réact. J2. Soluble dans l'acide nitrique à chaud. Se trouve dans les mines de Saxe, de Bohème, de Cornouailles; s'emploie dans l'industrie des émailleurs.

La Pechblende est le principal, sinon l'unique minerai du radium.

La Gummite, en grains amorphes, jaunes ou d'un brun rougeàtre, rappelant l'aspect de la gomme, avec ', u/0. SiO2, 6 %. CaO et i > °/0. H20, est un oxyde d'urane hydraté, provenant de l'altération du Pechurane.

ALUMINATES

Cymophane. 01 A1*0*. — P. S. = 3,5 à J>,8',. — I). = .S,",.

S. rhombique. R.A. = o,58o : i : 0,470 (1); mmz= 1 ic^ô';/»*1/, = i.36°5a'; />' tb* t= m- >./ -m- ///.

(1) Les auteur, qui permutent L'axe rertica] avec Le premier axe horizontal foui de notre prisme mm lu forme e', et leur prisme devient de tao/Çg', 6"/2 demeurant le même.

SPINELLE

Clivage g*. Cristaux d'apparence hexagonale, par suite de macles suivant g3 [ûg. 48^5), entre six individus offrant la combinaison pbx\xe% g*. (>> macles sont surtout fréquentes dans la variété Alexandrite, d'un vert foncé, devenant rouge framboise à la lumière transmise.

Opt. Signe positif. Biss. normale à A1. A. 0. dans g1. p> v. 2V=44°;»j= i,756; nm= 1,748; 11,1=1,747, Polychroïque, mais pas en lame mince.

Éclat vitreux; couleur vert d'asperge, vert d'herbe, vert émeraude, jaune verdàtre. Transparente ou translucide. Cassure ronchoïdale, inégale, infusible. Réact. Fi ,v; 8*2. Inattaquable.

Etym, : xup.x, vague, et pat'vu), je parais, à cause de l'opalescence de certains cristaux. Nommée aussi Chrysobéryl ou béryl doré.

GENRE SPINELLE

Fis- 184-

Spinelle. MgAl*0*. — P. S. = 3,5 à \,i. — D. = 8.

S. cubique. La forme dominante est a1. On observe aussi /j, a'/2, a-, bl. Clivage a1 imparfait. Les cristaux sont généralement macles (fig. 48 ï) suivant la loi expliquée à la page 3ao. Cette macle est si usuelle, qu'elle est connue sons le nom de macle des spinelles.

La composition de l'espèce est assez variable, la magnésie pouvant être partiellement remplacée par l'oxyde ferreux (jusqu'à •24°/0) et la chaux (jusqu'à 10 °/0)> tandis que l'oxyde ferrique, substitué à l'alumine, peut former de 0 à i4 °/0. Presque toujours on trouve près de 2 °/o ^e silice .

La couleur est très variable; elle peut être : rouge foncé [Rubis spinelle); rose [Rubis balais); jaune d'or (Rubicelle) ;

vert, bleu ou brun (Ceylonitc, Candite); vert de pré (Chlorospinelle); noir [Pléonasle, Picotite).

Eclat vitreux très vif. Indice : 1,71a à 1,710 (raie D).

Infusible; les variétés rouges, chauffées, changent momentanément de couleur; mais, en se refroidissant, elles reprennent leur nuance primitive. Diflicicilement soluble dans le borax ; plus facilement dans le sel de phosphore. Toutes les variétés résistent énergiquement à l'acide Quorhydrique.

Le nom de Spinelle est très ancien; celui de Ceylonile rappelle que cette gemme a été trouvée à Ce vlan, associée au saphir. Le Pléonaste, ainsi nommé par Ilaùy parce qu'il est surchargé de facettes, est un spinelle noir, à j-,j °/0. MgO et i'|. FeO. On le trouve à Ceylan, à la Somma, au Tyrol, au Puy, etc. La Picotite est un spinelle chromifère, à 8 °/0. Cr20:J, avec 10 °/0. MgO et 24 °/0-

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