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CÉLESTINE

Quelques auteurs, notamment M. Tschermak, adoptenl pour forme primitive le prisme tic ii.6°ai', formé par les faces o1 ; alors p devient g1 et m se change

en "'.

Fig. 520.

Clivages p et m parfaits; g1 moins parfait. Maries par bémitropie normale à //'. Cette macle réunit d'ordinaire un grand nombre de cristaux, de manière à reproduire la forme d'une crête de coq (Barytine crêtée).

Couleur blanche, passanl au jaune, au brun, au rouge ou au bleu. Éclat vitreux, accidentellement nacré. Signe optique positif. A; O. dans g* ; Biss. normale à //'; p < v. a Y '=zY>° ; n,t = i.'i'i;; «,,»= ',<>!-; np i ,(>!<!.

Ch. Décrépite et fond difficilement, avec Réact. i ;. Sur le charbon, Réact. \ \. Fondue au feu de réduction, humectée d'acide chlorhydrique et exposée au bord bleu de la flamme, ne donne aucune coloration (ce qui la distingue de la célestine). Insoluble dans l'eau, les acides et les alcalis.

Abonde dans les liions et amas métallifères, où elle est souvent en lames ou en taltles nacrées d'un blanc de lait. Les plus gros cristaux, de couleur blonde, se trouvent en Auvergne.

Il existe une barytine bacillaire (Siangenspath), une variété globuleuse radiée (Pierre de Bologne) et une variété concrétionnée [Pierre de Iripcs).

Etym. : Baplu, pesant. De là le nom de Scluverspath ou spath pesant des Allemands.

Célestine. SrSO*. — P. S. = 3,92 à ï . < > 7 . — D. = ! à !,'>. — S. rhombique : R. A. = 0,77g ■ ' • C2^°; ">m= io4°io'; (io3°58' d'après Friedel) ; clp= 12 7" "><»'.

Combinaisons : mpé1 (fig. E>2i) avec e'e1 = io4°8' sur p et me1 = ri8°5a :

Fig. 521.

mpa-cx (fig. 5aa), avec pa'2

Fig. 522. Fig. 523.

1 \n°W ■ pa-^eKr (iig. 5a3) avec x = { ft1/,*1/^

576 MINERAUX DES GITES, OXYSELS

e'x, etc. Les formes sont à peu près les mêmes que pour la barvtine; mais c'est en général l'allongement suivant la petite diagonale, c'est-à-dire parallèlement à pe{, qui prévaut.

Clivages : /' parfait; m distinct, g-1 moins facile. Mêmes propriétés opt. (pic la Barvtine. A. 0. dans g1. nm = i,(>2>. Biréfringence : 0,0088. Polvehroïque. Couleur blanche, passant souvent au bleuâtre 'd'où le nom de célestine) ou au rougeâtre. Eclat vitreux ou nacré.

Ch. Décrépite vivement, fond difficilement. Béact. 44. Un petit fragment, humecté d'acide chlorhydrique, donne la Béact. 2. Insoluble.

En cristaux prismatiques nacrés, avec soufre natif, en Sicile; en masses laminaires dans le Tyrol et le Devonshire ; en nodules compacts avec petits cristaux aciculaires à Montmartre; en masses fibreuses bleues dans le terrain crétacé inférieur de 1 Est de la France, etc. Parfois pseudomorphique de gypse ou de calcaire.

Anhydrite ou Karsténite. CaSO'\ — P. S. — 2,89 à 2,98. — D. = 3 à 5,5. — S. rhombique : B. A" = 0,89'} : 1 : 1,001; mm z=z (j6°36' ; e'e1 =9o°V sur p. — (Les évaluations des auteurs, pour mm, varient de gi°io' à 10 j° et M. Zirkel prend pour m ce que, d'après Mallard, nous avons noté e1).

L'Anhydrite est caractérisée par ses trois clivages à angle droit suivant p, //' et g4. Ce dernier est le plus net et le plus facile. Il a l'éclat nacré et est marqué de stries fines parallèles à pg*. Le second, presque aussi facile, est le clivage p, vitreux, également strié suivant pgl. Le clivage h1 est plus terne, un peu moins net et dépourvu de stries. Ces trois clivages, qui donnent à l'anbydrite une apparence de symétrie cubique, expliquent le nom de Wùrfelspath qu'elle avait reçu de Werner, mais que ce dernier a changé plus tard en celui d'anhydritc, pour marquer l'absence d'eau de constitution.

Combinaisons : me1; me{e-j.; /npe] ; a'e1; mphxgx) /v//1^1^1/, avec les facettes ; b]0\.Jil J et ) PiPlhhx\\ ala2a3a5el (Stassfurt).

Couleur blanche, passant au grisâtre, au bleuâtre ou au rougeâtre. A. O. dans g1. Biss. positive, normale à /11. 2V='|2°8; 11^,= 1,576; biréfringence : 0,0', ',. Très diamagnétique.

Ch. Ne blanchit pas et ne s'exfolie pas (ce qui la distingue du gypse); fond difficilement. Béact. \\. Tranquillement soluble dans l'acide chlorhydrique. Réact. io>.

Cristaux habituellement tabulaires; aussi masses fibreuses et masses com- - 1111 peu granulaires, rappelant l'aspect du marbre blanc. Ordinairement iée au sel gemme et au gypse, dans lequel elle se transforme en absorbant l'humidité atmosphérique,

ALL'MJANE. MIRABILITE, GYPSE

Alumiane. ARSO. Petits cristaux rhomboédriques (P. S. = 2,7. — I). à 3) et masses amorphes, ne donnant au chalumeau que la Réact. 89.

l\ [MIL L E I) E S S U L FA T E S Il Y h II . 1 TE S

Mirabilite. HMNa8SOu. — P. S. = .,',«. — D. ni(|iie : I». A. = 1,116 : 1 : 1,23^. mm-.

1 ,"> à 2. — S. monocli-

La Mirabilite, ou sel admirable de G/aubcr, forme, dans les gîtes sali f ères, des cristaux ou des masses cristallines, à clivage //' parfait, blanches, d'éclat vitreux, solubles dans l'eau, elflorescentes, à saveur fraîche et amère. Signe opt. négatif. Biss. normale à g1 ; iE = i22°,<S; p > e; nm= r/,',. Elle renferme ")(> " „ d'eau et fond aisément au chalumeau, avec réact. '1 et 11.

Gypse. H;CaSOc — P. S. = 2,3i à 2,33. — D. = i,5 sur sl et 2 sur/;.

S. monoclinique. R. A. = 0,^44 • l '• 0,412 ( 1 1 ; mm = iii°3o'.

Combinaisons : mg[a., (fig. 524), avec a.Aa.^ = i4'î°48' (ou i43°42'); mgsgiazp (lig. 5a5), avec $;V= ' '»3°42' et at=bxbx/^i ; pa3 adj. = 1 1 -°V ; faces fl:! souvent courbes (2.]

Fi?. 5a;

Angles : e'e1 = i38°/|o'; elm = i2O045'j pm anl. = io9°3i'.

Macles fréquentes : i° par hémitropie normale à hx, souvent répétée, de manière à produire le double cristal de la ligure 526; 20 par hémitropie autour d'un axe normal à a1/, {paxf% = n8°35'); c'est la macle dite en fer de lance (fig. 527), qu'on peut expliquer si l'on admet qu'un cristal, terminé de part et d'autre du plan médian parallèle à g1 par des laces très courbes, correspondant

(1) Des Cloizeaux a montre [Bull. Soc. miner., IX, 1886, p. 178) qu'on peut tout aussi bien admettre mm = iii°2 a', avec R. A. = 0,7'iG : 1 : o,/,i2 ou R. A. = 0,7/17 : 1 : o,4i3. Enfin, sur de très beaux cristaux de Russie, M. Cesaro a déterminé mm = m°25' avec R. A. = 0,7/17 : « : °.'H2. — (2) Ce sont celles que plusieurs auteurs, d'après Miller, notent </•/,, e:i transformant p en a'-.

DE LAPPÂHEB T. COURS DE MINERALOGIE.

MINERAUX DES GITES, OXYSELS

à p, a.y >\, soit devenu hémitrope par rotation autour d'un axe normal à a1/.,. L'angle rentrant est de ia3°48'. L'angle aigu opposé esl tantôt de25°26', tantôt de '•-°ir. Les cristaux ainsi maclés affectent une tonne lenticulaire.

Clivage très parfait suivant g1, à faces continues, miroitantes et offrant souvent le phénomène des anneaux colons; clivage vitreux suivant //'; clivage fibreux suivant /> (Y ; ces deux derniers clivages marquent, sur g1, des stries qui s entre-croisent sous des angles de i i'i° et de 66°.

Le gvpse se rave très facilement à l'ongle el forme souvent des lamelles minces flexibles.

Incolore, blanc jaunâtre, jaune de miel, rouge, gris. Poussière blanche. Éclat vitreux, nacré sur g-1, soyeux sur/?.

Opt. Signe positif. />,, = i,5»9; am = i,5aa (D); np= i,5ao. A. O. dans g', passant, à la température de 8o°, dans un plan normal à g1. aV = J^a,S; zE = 920. Biss. dans g1, faisant avec l'arête verticale un angle égal à — 52"'Î2'.

Ch. Héaet. a3. Décrépite et blanchit sous la flamme, en se divisant en une multitude de feuillets el finit par fondre difficilement en émail blanc. Réact. \\ ; se change sur le charbon en sulfure de calcium blanc: donne avec le spath fluor un verre qui devient opaque par refroidissement. Soluble dans 38o a 460 fois son volume deau ; peu attaquable aux acides.

Très répandu dans les terrains stratifiés, en masses grenues translucides (gypse sacc/iaroïde, albâtre) ; compactes et calcarifères (pierre à plâtre de Paris) ; cristallines et jaunâtres (grignard et pieds d'alouette de Montmartre ; lentilles de gypse en fer de lance); en filons fibreux, souvent soyeux, à surfaces ondulées suivant g' ; à titre d'efflorescences sur les tas d'argiles calcarifères et pyriteuses.

Etym. : rûd/oç, nom ancien du minéral; nommé aussi Séle'nite (pierre de lune) dès le temps de Dioscoride.

Epsomite. HuMgSO». — P. S. = 1,7 5. — D. = a,a 5.

S. rhombique. R. A. = 0,990 : 1 : 0,571 ; mm= 90-34' .

Combinaisons : m,^bxji (fig. 5a8), accusant l'hémiédrie holoaxe, avec mbl/i = i2<j°V et bt/ibi/i horiz. = ioi°V|'; mhlg,\bxlv etc. Clivages : g1 parfait ; e1 moins parfait. Incolore, blanche, rouge pâle; éclat vitreux.

Opt. négative; n 1,182. A. 0. dans p, avec la macrodiagonale pour Biss. 2V = 5o°,9; 2E = -if. Saveur salée el amère ; Réact. a3, fournissant une eau très acide. Réact. 80. Soluble dans l'eau.

La Kiesérite (dédiée à M. Kieser) esl un autre sulfate hydraté- de magnésie, H'MgSO8, qu'on trouve dans le gîte de Stassfurt.

Ci) Quelques auteurs admettent qne ce clivage p esl produit par La < xietenee alternante

<\e dpux clivagei parallèlei ans lacée c' (/''/s ,|p Miller).

K UNITE. WEBSTERITE, ALUNITE 579

P. S. = *,5i. — I). = >. — S. monoclinique. R. A. =0,913 : 1 : 1 -'>-■. p>ix = 9o°55 ; bs lbti = ioi°3a . — Signe opt. positif. A. 0. dans »'.

Combinée avec la chaux, la magnésie ou la soude, la potasse forme plusieurs sulfates hydratés naturels, notamment :

Syngénite. H-k-CaS^O9. — P. S. = 2,6. — I). =2,5. — S. monoclinique. li. A. = 1,370: ' : ". <S; î :/;//'= m 1' ; min = 7 >"">',' ; clivages m et h1. Signe opt. négatif; A. 0. dans un plan parallèle à/;//1 ; aE = 4«0,6' (rouge ;/?«,= i,55. Se trouve en Galicie.

Kaïnite. H'KCIMgSO7. — P. S. = a,i3. — D. = 2. — S, monoclinique; R. A. = 1,219 ! 1 : o,586; ph* =94' > > ■ Celte espèce, connue au Vésuve et à Stassfurt, donne naissance, par évaporation, à la Picroméride ou Picromérite, HlsKaMgS*Qu, également monoclinique, avec R. A. =0,726 : 1 : 0,490 et /,/,' = io4°48\

Lôwéite d'ischl. H Na*Mg*S*0*1, espèce quadratique. — P. S. = 2, '>-. — D. = i,3 à 3.

Blœdite. H8Na*MgS*0ls, du même gisement. — P. S. = 2,22 à 2,2;). — D. = !. — S. monoclinique ; R. A. = i,34g '. 1 : 0,670; phl =. 100 (9 : min = -',°2 . Signe négatif. A. 0. dans g1; p < v.

Polyhalite de Stassfurt, d'ischl et de Berchtesgaden.

2CaS04 + K«SO« + MgSO1 4- 2H80,

en faisceaux de baguettes prismatiques rouges, mutuellement inclinées de 1 15°, décomposées par l'eau (P. S. = 2,76. — -D. = 2,5 à ï) et donnant, après ébullition, un précipité abondant par le phosphate de soude et d ammoniaque, ce qui distingue l'espèce de la Glaubérite.

Un groupe assez important est celui des sulfates alumineux. Le premier est la Webstérite ou sous-sulfate d'alumine, H18A12S0U, en masses tuberculeuses, a surface lisse (P. S. = 1,66. — D. =z 1 à 2 , blanches, mates, douces au toucher, happant à la langue. S. monoclinique. Réact. i'\, 44, 81. Facilement soluble dans l'acide cblorhydrique (ce qui la distingue de l'Alunite .

Etym. : Dédiée à M. Webster, qui en a trouvé un gisement à New-Haven, dans une argile ferrugineuse superposée à la craie.

L Alunogèue, H86A1*SS018, est un autre sulfate naturel, monoclinique, soluble, trouvé au Vésuve el aux Etats-1 nis.

Alunite. K'SO4 -f- A1*S8012 + 2.H6A1-0C. — P. S. = 2,58à 2,75. — D. = 3,5 a |. — S. rhomboédrique : R. A. = 1 : i,25a. pp = 89°io'.

Petits cristaux pe[e: ,,'/-- .,,, avec clivage n1 parfait. Plus souvent en masses concrétionnées, mamelonnées et cariées, à cavités tapissées de cristaux et rappelant l'aspect de la pierre meulière. Blanche, grise, jaune ou rougeàtre. Signe opt. positif. n, = 1,592; »„ = 1,572.

580 MINÉRAUX DES GITES, OXYSELS

Ch. Décrépite sans fondre. Réact. 2Î, ', ', , 81. A peine attaquée par l'acide chlorhydrique. Traitée par l'eau après calcination, donne, par évaporation modérée, des cristaux octaédriques d'alun.

Se trouve au voisinage des volcans éteints, notamment à la Toi fa, près Civita-Vecchia, et au Mont-Dore.

Les Aluns sont des sulfates doubles d'alumine et de diverses hases. Nous n'en citerons que quelques-uns.

Tschermigite ou alun d'ammoniaque, AurSO'* -h Al^S'O' 2-+- a 'i-H20, cubique P. S. = i,5. — D. = 1 à ■!), en petites masses fibreuses avec octaèdre a1. Se volatilise au chalumeau et fond sur le charbon avec Réact. 81.

Alun proprement dit, K2SOl-h Al2S3012-f- 2',H20, également cubique, en efflorescences solubles (P. S. = 1.7"). — D.== a à a, 5). Fond au chalumeau avec bouillonnement; Réact. ',',. 81; soluble dans l'eau; précipite en blanc par le carbonate de potasse.

Mendozite ou alun de sonde, Xa-SO' + APS'O12 -h a4.HaO, cubique, en croûtes tihieuses (P. S. = 1,88. — D. = 3).

Pickeringite ou alun de magnésie, MgSO'* -\- Al2S3012-h i^AVO, en cristaux aciculaires monocliniques (?), blancs, soyeux, elflorescents, de saveur amère et astringente.

Apjohnite ou alun de manganèse, MnSO* -4- Al2S*012-h 24H-O, en masses fibreuses donnant les Réact. 47 et 63.

Halotricnite ou a'un de fer, FeSO* -h A12S;!012 H- a4-H20, également en niasses fibreuses, efflorescentes, donnant les réactions 44, 48, 64. Le Beurre de Montagne en est une variété jaune, d'aspect gras.

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