PHOSPHATES
Stercorite. H»8Na8AmîPî016.
Masses cristallines ou noduleuses, de P. S. = 1 ,61, solubles dans l'eau bouillante, trouvées sur la côte d'Afrique.
Etym. : Stercus, fumier.
Struvite. HwAm«Mg,PsO» P. S. = i,6 à 1,7. — D. = i,5 à 2. — S. rhombique : R. A. = o,548 : 1 : o,6ai; wi/n = iaa°32'; cV = a3°4i' - sur g1 = 95° 16'.
Combinaisons : /<' rff1)^1) ; ^(io1] lm){kë3)- Macles suivant g1, avec clivages //' net, g1 rrjoin- net. Pyroélectrique. Signe opt. positif. Biss. normale à //'. A. 0. dans g1. aK = Jo° a <><>". n,„ = l,5oa (D); p < v.
igile, fond au chalumeau en émail, auquel la solution de cobalt commu-
APATITE
nique une belle teinte pourpre. Soluble dans les acides. Se rencontre dans le guano.
Étym, : Dédiée au ministre russe Struve.
Apatite. CaTo'^Fl, Cl).— P. S. = 3,i6à '.,/'.. -1). cristallisées; i à 5 pour les autres. — S. hexagonal.
j pour les variétés II. A.— 1:0,73».
L'analyse donne <>i à 9a " „ de phosphate de chaux, i> à 1 de chlorure de calcium et J,5 à 7,5 de fluorure de calcium.
Combinaisons : pbl; pmb1 (avec pbl = 1 39046'); pmaxb* (avec pb* = i>; V ci pal= 1 2 V';)') "• mhKhxphx \ pmc^bxbx\^c lig. 529) avec j: = y | bxbx\Jtx j ; celte dernière forme, réduite à moitié, accusant un polyèdre particulaire hémiaxe principal centré (1). L'hémiédrie se traduit encore, sur certains cristaux d apatite, par la réduction à moitié des prismes dodécagonaux lr et //'. Ilnlin M. Baumhauer la mise en évidence par les ligures de corrosion qui, sur les faces ///, ne sont symétriques que relativement à la direction pm. Les apatiles fluor ifères sans chlore auraient l'axe vertical un peu plus long que les apatites à chlore.
Clivages : /// imparfait;/) plus imparfait.
Incolore, blanche, vert d'asperge [Spargelstein), vert de mer, vert bleuâtre, bleu-violacé; accidentellement grise, jaune, brune, rouge. Poussière blanche. Eclat vitreux, inclinant au résineux. Double réfraction négative. n0 = 1,646 (D); ne =z i,(i',v«. Polychroïque ; anomalies optiques, faisant soupçonner une symétrie rhombique ; phosphorescente en poussière, surtout dans les variétés terreuses.
Ch. Fond avec difficulté, sur les arêtes minces, en verre incolore et transparent. En poudre, avec oxyde de cuivre et sel de phosphore, donne souvent la réaction du chlore. D'autres fois l'acide sulfurique en chasse de l'acide fluorhydrique. La solution nitrique, faiblement acide, donne avec l'acétate de plomb un précipité de phosphate de plomb, fusible en perle polyédrique.
De très beaux cristaux verts d'apatite, à structure fendillée, se rencontrent dans le terrain archéen du Canada, en prismes hexagonaux pyramides. Les cristaux de Snarum, blancs et ternes, sont des prismes pyramides souvent basés.
L apatite est fréquente dans les gisements stannifères.
L'apatite compacte, à structure radiée, concrétionnée, mamelonnée ou stalactitiforme, constitue la Phosphorite du Nassau, du Quercy, etc., recherchée pour l'agriculture. L'Ostéolite est une apatite impure et massive, happant à la langue, dont l'aspect rappelle le calcaire lithographique et qui remplit des fentes dans la dolérite et le basalte.
Fig. 529.
(1) Voir plus haut, p. i'ia.
582 MINÉRAUX DES GITES. OXYSELS
Les nodules phosphatés du grès vert et de diverses autres formations (lias, craie blanche, etc.) sont surtout formés par un mélange tic phosphate et de carbonate de chaux.
L'apatite, en cristaux microscopiques, est fréquente dans les roches éruptiyes et métamorphiques, où elle se présente toujours en prismes hexagonaux, le plus souvent incolores en plaques minces. En inclusions dans la biotite, l'amphibole et la cordiérite, l'apatite détermine des auréoles polychroïques, moins intenses que celles du zircon. Les variétés vertes, comme celles du Canada cl du Valais, contiennent des inclusions à deux liquides, eau et acide carbonique.
Étym. : i-aràoj, je trompe, à cause des erreurs commises par les anciens minéralogistes, qui l'avaient rapportée au béryl, à la chrvsolite, à l'améthyste, à la tourmaline, etc.
Brushite. H10CaaPaO12. — P. S. == 2/2. — D. = 2 à 2,5. — S. monoclinique : R. A. = 0,61 1\ i;o,35i (i);mm= 1 i7°i5';jD/i1==950i5,;e1el sur
Clivages faciles g1 et aljy
Ce phosphate, qui contient 21 à 26 °/0 d'eau, se trouve en masses concrétionnées, formées de petits cristaux aplatis, dans les gîtes de guano (dédiée à M. Brush).
Le Guano lui-même est principalement un mélange d'ostéolite et de brushite avec carbonate de chaux, 1 1 °/0 d'eau et des matières organiques.
C'est encore dans le guano que se trouve la Bobierrite. Mg3P'208-4- Aq, phosphate hydraté de magnésie en masses tuberculées, formées d'aiguilles monocliniques.
Ouant à la Wagnérite, »R3P208 -4- RF12, avec R = (Nas,Mg,Ca), elle forme dans le pays de Salzbourg des cristaux jaunes. — P. S. = 2,98 à 3. — D. = 5 .1 ï,5. — S. monoclinique. R. A. =0,957: 1 :<>,; 53 ; phA = 108";' ; mm = 9 Va','. Signe opt. positif. A. 0. dans g1 ; 2E = \\"\H (rouge), p > v. La magnésie y domine ('»6 °/0).
Le Xénotime, (Y,Ce,Er)2P208, est remarquable par son isomorphisrne avec le zircon. R. A. = 1 *. 0,619 ['■*■) î ^V2 *7s sur f» = 8»°2a'. Les cristaux //>è'/s sont souvent associés, par groupements réguliers, aux cristaux de Zircon, qui les recouvrent de manière que le prisme de Zircon coiffe exactement le sommet de L'octaèdre de Xénotime, en même temps qu'il y a coïncidence parfaite entre les directions des axes de symétrie des deux espèces. — P. S. = 1,'i > à 4,58.
(1) Ce rapport a été adopté par M. Dufct (Bull. Soc. miner., 1888, ]>. 1*7) pour mettre en éridence L'isomorphitme ')<■ la Hru-liili- avec- la IJhamia< -olile (voir plus loin). — (2) Ce rapport 'le vient 1,338 quand 011 change A'/2 en f>K
GRANITE, CHALCOLITE, WAVELL1TE 583
— I). = 't à 5. — Brun, rouge, jaune ; éclal résineux. Signe opt. positif. Infusible. Insoluble dans les acides, n0 = 1,72, ; ne =1,81 (jaune .
Éiym : Çevdç, étranger; t'.uy-, honneur; parce qu'on avait cru à tort y découvrir un nouveau métal.
Le Xénotime est le type des minéraux où dominent les terres yttriques (1) ; m, ii- il existe un autre phosphate de La même famille, la Monazite, de symétrie monoclinique, où la prédominance appartient aux terres cériques, celles <>u dominent, d'abord le cerium, puis le lanthane, ensuite le Néodyme, le Praséodyme, enfin le gadolinium (2).
Le sesquio.xyde d'uranium, en se combinant avec l'acide phosphorique, donne naissance à deux minéraux, intéressants par la faculté qu'ils ont de formel', dans les pegmatites stannifères, des paillettes d'un jaune ou d'un verl très éclatant.
Le premier est l'Uranite, H16CaU*P202°, a î °/o de chaux et i5 à 20 d'eau.
— P. S. = 3,o5 à 3,19. — D. =2 à 2,5. S. rhombique, mais presque quadratique : R. À. = 0,988 *. 1 * 1,426; iftm = 9O043'; b^/^ b1/., sur m = i'i -"'>->-' ; p bl .,= 1 i6°i ',' ; pà1 '., = i<><)"(>'. Pourvue d'un clivage/; très net, l'Uranite, appelée aussi Antimite, parce qu'on la trouve près d'Autun, forme des cristaux tabulaires ou des lamelles minces jaune d'or ou jaune de soufre, d'éclat nacré, facilement fusibles au chalumeau. Signe opt. négatif. A. 0. dans g1. Biss. parallèle à A'g-1. p > p ; 2V = 3o° ; ng = 1 , j-7 ; nm = 1 ,5^5 ; np = i,5 V>.
Réact. 2 i,(iîS. Soluble dans les acides en liqueur jaune, précipitée en jaune par l'ammoniaque caustique.
Le second phosphate est le Chalcolite ou Torbemile, IIIGCu UlP202°, quadratique (II. A. = 1 \ 1, \(\\) ;/>//,,= 1 1 V'VV; pal/.> = io80jG') ; en lamelles/;// . .„ pin bljv palj,b[ .,, avec clivage très facile p. Dans cette espèce, le cuivre remplace le calcium. — P. S. = 3,4 à >,(>• — D. = 2 à 2,5.
Les lamelles sont d'un vert émeraude, vert d'herbe, vert poireau, vert pomme, d'éclat nacré sur p. Signe opt. négatif. Facilement fusible. Réact. i5,a3. Avec la soude, sur le charbon, donne un globule de cuivre. Soluble dans l'acide nitrique avec Réact. 126. Traitée par l'acétate de plomb, la solution nitrique donne un précipité de phosphate.
F.tynt. : /yj./jjz, cuivre.