‹ Cours de minéralogieChapitre 255 sur 327 · MILLE D ES PHO SP HA T ES A L UMINE UX · texte numérisé non relu

MILLE D ES PHO SP HA T ES A L UMINE UX

Wavellite. H2*A18P*0SI. — P. S. =2,3.— D.= 3,5 à ',. —S. rhombique : R. A. =o,5o5 \ 1 *. <>,'>7~> ; 111111=: l'iti0^*)'; a1 ax sur /> = ioG"4(»'.

Cette espèce, où l'analyse révèle 2 °/0 de fluor et i\ à 28 d'eau, se présente

(1) Voir plus haut, p. ^93. — (2) Renseignement de M. Urbain.

MINERAUX DES GITES. OXYSELS

quelquefois en cristaux///»1 a1, avec clivages parfaits m et g1; mais plus souvent en globules radiés, aplatis, formes de fibres très déliées, d'un blanc jaunâtre ou vertes. Signe opt. positif. Biss. normale h p. A. O. dans //' ; aV=5o°; c>p; «,„ = i,5a6; Biréfringence : o,oa5.

Etym. : Dédiée au I)r Wavel. auteur de la découverte.

Turquoise. HMAl*PtOw. — P. S. =a,6 à 2,8. — D. =6. talline.

Microcris-

La Turquoise, ainsi nommée parce qu'elle a été introduite en Europe par la Turquie, est en masses compactes ou en rognons, remarquables par leur couleur bleu pâle ou vert pomme et composés de très petits grains biréfringents.

L'analyse y donne généralement de 2 a 8 °/0 d'oxyde cuivrique, avec Fe et Ca.

Ch. Décrépite dans le matras, en donnant beaucoup d'eau et devenant brune ou noire. Infusible. Réact. i3,i5. Soluble dans l'acide chlorbydriquc.

La Callaïte (Callais de Pline) est de la Turquoise. Quant à la Callaïnite, c'est une Turquoise vert émeraude, non cuprifère.

h'Odontolite ou fausse turquoise est constituée, comme son nom lindique, par des fragments de dents ou d'ossements fossiles, pénétrés de phosphate ferrique et de phosphate d'alumine, avec 6 à 7 °/o ^e fluorure de calcium. Elle fait effervescence avec les acides et dégage au feu une odeur animale.

Sa couleur est le bleu vcrdàlre, et souvent elle est formée aux dépens des dents du Mastodon am/ustidens, comme à Simorre en Gascogne.

Klaprotbine. Il6 Mg,Fe,Ca)3Al8P«OS0. — P. S. = 3,o5 à 3,ia. — D. — 5

à 6. — S. monoclinique : Pi. A. = 0,965 : 1 : i,0y'» (1); ni m = 920 ; />//' = ()</", -';rfl/srf,/*av- = ioo°2o';61/2^V<»arr'==9904o/ ;o'«'= iao°39'.

L'analyse donne Jo à \~. P205 ; 'i- Y). A120S ; 1 à 10. Fe 0; 8 à i3. MgO; o à ',. Ca(); 5 à 6. H20.

Combinaisons : '/' £'/., <Y'/., lig. Vbi ; la même avec o1, o\ p. m, e1, e-\ mac les de deux cristaux du premier type, associés suivant p OU suivant //'.

Pieu d'azur d'où les noms de Lazulile et de faux Lapis , bleu indigo, bleu de Prusse. Eclat vitreux. Polychroïque. bleu foncé dans une direction, bleu verdàtre dans les autres. Signe opt. négatif. A. 0. dans g1; Biss. inclinée de 700 sur normale à 01; a " v. 2V = 69°; nÊJ = 1,639; n-« — [»63a; nv = i,6o3 {[)). Se décolore dans le matras avec Réact. ai. Infusible. Réact. r>. '>i, 81, '(h. Dédiée à Klaproth. Se trouveavec quart/ et sidérose.

(1) La dernière édition de Dana indique i.'.V- pour l'axe vertical, et 0,975 aulieu de o,9G5 pool la brachydiagonale.

AMBLYGONITE. PHARMACOLITE, DURANGITE 585

Amblygonite. >AI-P2Os-h 3 Li,Na FI. — P. S. = 3 a i,i. — I). =6. — S. triclinique : lt. A. =0,245 : 1 : 0,461; angles : xyavecy z = <tH','l- ; >/.r a\ ci- yz = 9<S0/iV; ; x avec 3y = 85°j2'; mf=i5i°4'; Wj0=io5°44'; //> = q5°2o'.

L'amblygonite, où il y a de «S à 10 n/0 de fluor, avec 6 à 8 de lithine, se présente en cristaux lamellaires, formés de bandes hémitropes, avec clivage m et joints de facile séparation suivant p. La couleur varie du blanc verdâtre au blanc rosé. Éclat vitreux sur /// et p, nacré sur t. Facilement fusible. Réact. 1 ei 5. Peu attaquable. Se trouve en masses laminaires à Montebras Creuse), associée aux gisements d'étain.

Etym. : i(iëXi»ç, obtus, et yôivo;, angle, à cause de la valeur de l'angle/// /.

Le nom de Montebrasite avait été donné d'abord à un fluopbospbate d'alumine, vert pâle OU gris de cendre, accompagnant l'Amblygonile à Montebras. L'identité des deux espèces a été reconnue depuis. Mais Des Cloizeaux a proposé d'appliquer le nom de Montebrasite à L'Amblygonite d'Hébron États- Unis , et à une variété semblable de Montebras, riche en eau, pour laquelle on a p < v, tandis cpie, dans la véritable Amblygonite, on a p > 0. De plus, cette variété ne contient pas de soude et est exclusivement Iithinifère 9 à io°/fl |. M. von Kobell a proposé de la désigner sous le nom à' Uébronite.

Dans les deux espèces, la Biss. est négative et coïncide à peu près avec l'arête pm. Dans la Montebrasite, le plan A. 0. fait, dans l'angle obtus p m, un angle de -ï\° avec la trace p. Dans l'Amblygonite, c'est le plan np nm qui occupe cette position.

On a d'ailleurs : Amblygonite : aV=5o à 55°; n„= 1,597; n>n= ^'>')'> : »,,= [,578. Montebrasite d'Hébron : 2V = 5o à 900; ng= 1,620; nm= i,Gi 1 ; /»., = 1,600.

ARSÉNIATES, ANTIMONIATES

Pharmacolite. Hl2Ca2As2Ol:'. —P. S. = 2,64 à 2,73. — D. = 2 à 2,5. — S. monoclinique: R. A. =0,612: 1 :o,36i ;mm= 1 1 -n-± ','; p/j1=o/6°46/.

Formes p, m, lr, g1, e1, etc. Cristaux généralement aciculaires, allongés suivant pg1. Clivage facile g1. Ordinairement mamelonnée; blanche, grise ou colorée en rose par l'arséniate de cobalt. Éclat vitreux; flexible. Réact. ±\. Sur le charbon, fond avec forte odeur arsenicale. Insoluble dans l'eau, soluble dans les acides.

Etym. : cpappxxôv, poison, parce qu'elle contient de l'arsenic.

La Durangite est un arséniate d'alumine, soude, fer, manganèse, avec fluor, en petits cristaux d'un rouge orangé, trouvé à Durango Mexique , S. monoclinique. R. A. =0,772 : i : 0,822; m ra = iio°io'; p hx=. ii5°i3\

MINERAUX DES GITES. OXYSELS

De même qu'il existe deux phosphates d'urane, l'un rouge et l'autre vert, de même il existe deux arséniates. Le premier est la Trôgerite. Ha*UsAs,088, monoclinique 11. A. =0,70 : 1 : 0,42 : phx — environ too0), eu petites tables d'un jaune citron, de P. S. = '>,'>. Le second est laZeunérite. H16CuU*As8< >-", I'. S. =3.53. — D. = 2, 5), quadratique R.A. = i : 1, 456), clivable suivant/?, isomorphe avec la Chalcolite. dont elle possède la couleur verte et l'éclat nacré. - deux arséniates se trouvent dans les mêmes conditions de gisement que les phosphates correspondants.

Roméine. Ga,Fe,Mn *Sb308. — P. S.

La Roméine se présente en octaèdres ressemblant à loctaèdre régulier, mais formés, selon M. Bertrand, par le groupement, autour d'un même point, de huit rhomboèdres d'environ 90 degrés 1 , tandis que d'autres y reconnaissent une symétrie quadratique R. A. = 1 : 1,029) avec clivages m et//1. Jaune de miel ou rouge hyacinthe, donnant sur le charbon d'épaisses fumées blanches d'antimoine, elle est insoluble dans les acides. On la trouve en compagnie du minerai de manganèse à Saint-Marcel Piémont .

Etym, : Dédiée à Rome de l'Isle.

La Stibioferrite . H6Sb*Fe4019. est un antimoniale contenant >,8j °/0 de Fe^O3, trouvé en enduits jaunes amorphes sur la Stibine, en Californie.

TUNGSTATES, TITANATES, TANTALATES, NIOBATES

Schéelite. Ca\YOl.

tique : R. A. = 1

— P. S. = ').() à (i. — D.= i,5 à 5. — S. quadrai,5335; n{ax = i3o°3q' sur //'; M1 sur m = n'i0',;'.

Combinaisons : aKry lig. Vu , où ^ = {- j^Va^TE ^lz \ et V = ï î b[b]/Jix {, accusant l'hémiédrie ; la même avec a1 et &8/2, etc. La Schéelite ou sc/ie'c/in calcaire possède un clivage a1 assez distinct. Blanche ou jaune, d'éclat vitreux adamantin, de signe optique positif, avec nc = 1,934, elle fond difficilement au chalumeau. Réact. 56, -y., 9a. Réduite en poudre el traitée par l'acide nitrique bouillant, elle laisse un résidu jaune d'acide tnngstique. Accompagne les minerais d'étain et de cuivre.

Étym. : Dédiée à Scheele, qui découvrit le tungstène. La Cuproschéelite. CuCa-\Y:!0'-', est un tungstate de chaux avec 7 °/0 de protoxyde de cuivre, de couleur verl pistache ou vert olive, trouvé dans la Basse-Californie.

.1 . Km. Bertrand, Bull. Soc. miner.. 1881, i>. 2\><.

PEROWSKITE, YTTROTANT ALITE, TAIfT ALITE 587

Perowskite. CaTiO*. — P. S. = 3,99a ',. — D. = 5,5.

La symétrie apparente de la Perowskite esl cubique, comme I indiquenl les clivages; mais les observations de MM. des Cloizeaux et de Kokscharow, confirmées par les expériences de corrosion de M. Baumhauer, onl établi que cette apparence était due à des groupements compliqués de cristaux rhombiques I». A. = 1 : 1 : '>-7«»7 . Indice = 2,35. Biréfringence : 0,006 à 0,007. Celte substance, noir grisâtre ou noir do Ici', infusible an chalumeau, peu attaquable

par les acitlcs, donne la réaction 53. <>n la trouve dans des chloritOSchisteS Cl des calcaires cristallins.

Etym. : Dédiée à Perowski.

Près de la Perowskite, avec laquelle on l'a d'abord confondue, se place la Dysanalytc, ou titano-niobate de chaux, en petits cubes d'un noir de fer ; celle espèce forme la transition de la Perowskite au Pyrochlore. On la trouve dans le calcaire au Kaiserstuhl.

La Polymignite esl un litano-zirconate de fer et de chaux, vit ri uni, ceriuni, etc., en cristaux rhombiques dans la syénite éléolitique de Norvège.

Yttrotantalite ou Yttrotantale. (Y, Ce, Fe, U, Ca)s (Ta, Nb)*0". — P. S. = 5,4 à 5,9. — D. = ') à 5,5. — S. rhombique : R. A. = <>, ">î 1 : 1 :

1, 1 33. ////// = i2ΰi2'; pel = rîi°2(i'.

Ce lantaloniohate, où domine de beaucoup l'yttria, est en cristaux noirs, bruns ou jaunes, aplatis suivant g1, à éclat métalloïde. Infusible au chalumeau, inattaquable par les acides, il se dissout dans le sel de phosphore.

Tantalite. (Fe,Mn) (Ta,Nb)906. — P. S. = 7, 8 à 8. — D. = 6 à 6,5. — S. rhombique : R. A. =0,817 : 1 : o,65a. mm= ii3°48'; 6J/2i'/a aaJ* = ia6°i'; en avant = ii2°a6' sur ut.

Cette espèce, qui contient 3a à 76. Ta203; 7 à Jo. Nb203; 0,2 à 3. SnO2; i3 à 16. FeO ; 1 à 3. MnO, forme des cristaux allongés, où dominent les faces m, »-, gl} //7/0, e4/y. D'un noir de fer, avec poussière brune ou noire, opaque et infusible, elle donne la Réacl. 't8. Si, après l'avoir fondue avec l'hydrate de potasse dans un creuset d'argent, on reprend par l'eau, on obtient, en neutralisant la liqueur par L'acide chlorhydrique, un précipité d'acide tantalique, qui devient blanc après ébullition avec l'acide sulfurique étendu. Si l'on ajoute du zinc métallique, le précipité prend une teinte bleue, qu'il perd promptement par addition d'eau. Inattaquable aux acides.

La Tapiolite est une espèce de formule identique avec la précédente, mais quadratique et isomorphe avec le Rutile, dont la formule triplée Ti:-06 correspond bien a celle de la Tantalite. — P. S. =7,i à 7"),. — D. = 6. — R. A. = t : 0,646; è1/,61/,= 8V",8' sur m.

Ô88 MINÉRAUX DES GITES. OXYSELS

On a donné les noms de Baierine, Niobite et Columbite à un minéral rhombique (R. A. =o,8i5 : i : <>,G6y), de formule Fe(Nb,Ta)aO*, contenant ■>i à ;S d'acide niobique, 3 à 35 d'acide tantalique, i3 à 17 d'oxyde ferreux, 3 à - d'oxyde manganeux. — P. S. = 5,4 à G,">. — D. = G.

Dana réserve le nom de Columbite au Niobate, celui de Tantalile au Tantalate, les deux espèces passant graduellement l'une à l'autre.

Combinaisons : /iimgipel/9-) hxhij%hihKmgiatbxj% ; clivages : //' net, g1 assez distinct. La Baierine est noire ou brune, d'éclat imparfaitement métallique, de cassure conchoïdale ou inégale, se comportant au chalumeau comme la Tantalite. On la trouve dans des roches granitiques en Bavière (d'où le nom de Biiiërinc), au Groenland, à Chanteloube Haute-Vienne), en Auvergne, à Miask, etc.

Pyrochlore. — S. cubique. — P. S. = 5,4o à 5,56. — I). = 5,5.

Le Pyrochlorc est un niobate ou niobotitanate de chaux, dans la composition duquel entrent de l'uranium, du manganèse, du cérium, du thorium et du fer. Les cristaux, ordinairement très petits, sont octaédriques ou offrent la combinaison pala-a*. Clivage «'. Couleur brune. Eclat vitro-résineux. Infusible. Inattaquable par l'acide chlorhydrique. Le Pyrochlore se trouve dans la syénite éléolitique en Oural et en Norvège.

Elyrn. : itîîp, feu, et //.opo;, vert, parce qu'il donne avec le sel de phosphore une perle verte au feu de réduction.

La Fergusonite est un autre niobate ou niobotanlalate, quadratique (R. A. = i : 1,464), de formule (Y, Ce, U, Fe, Ca)8Nb208, avec formes héiniédriques. — P. S = 5,8 à 5,84. — D. = 5,5à 6. Noire ou brune, infusible, la Fergusonite se rencontre au Groenland et en Suède.

La Samarskite (U, Fe,Y|'Nb-Oin, de Miask (Oural), est rhombique (itimzrz i22°46'; R. A.=o,545 : 1 : 0,571), noire ou brune, et fusible sur les bords. — P. S. — 5,5 à 5,8. — I). = "> à <i.

Le Polycrase, dont YEuxénile forme une variété, est un titanoniobale d'yttrium, de certain et d'uranium, tandis que l'iEschynite est un titanoniobate à*- thorium, ceriurn, lanthane, didyme, yttrium, fer, calcium. Ces deux minéraux sont rhombiques ; le premier avec R. A. =0,486 : 1 : 0,674. — P. S. = 5,i 1 5,3 - D. =:5,5; le second avec B. A. =0,364 : 1 : o,3o3. — P. S. = '1,6 a 5. — D.=6,5.

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