PYRITE
[001 : ajo] et ioo : oaj ; : p, i{ *1*1/,ô,/,j (%. V>i : pa1, 7 ' (%■ 55a) avec
*= j é^1/,*1/, ; paW, 4; w/,*1/, : : \lr. \) bW/Jt . : fig. 553).
lit*
Vs*-
Fig. .Vl7.
Fig. 548.
Pi g. :,',.,.
La figure 554 représente la combinaison du dioplèdre habituel \ avec le cube (i ), l'octaèdre (a) et le dodécaèdre pentagonal ('').
Angles :pbi= r53°a6'; albl = i',«»"''i': a*{ bW/j1^ j = <>ùi;'.
Fie. 55 i ■
On connaît '2*> dodécaèdres pentagonaux différents dans la pyrite et cette forme est assez caractéristique de l'espèce pour être souvent désignée sous le nom de pyritoèdre : on compte en outre g trapézoèdres, \ trioctaèdres et
Fib-, 553.
Fig. 554-
i ig, 555.
a8 diploèdres. Les cristaux les plus riches en combinaisons sont ceux de l'île d'Elbe et de Traverselle. Dans celte dernière localité, il n'est pas rare de rencontrer, au milieu d'un calcaire saccharoïde, des cristaux liés réguliers, à 98 facettes, constitués par les formes suivantes :
p, a\ [b\ I) ft1*1/,*1/,}, i{.^Vj*Vtj, i\ i1*1/»*1/,!,
ces deux dernières formes étant seulement subordonnées.
DE I.UI'ARrNT, COURS DE MIHEflAl
G10 MINERAIS DE FER
Faces p souvent striées, chaque couple de faces portant des stries parallèles à l'une des trois directions d'arêtes du cube, de telle sorte que les stries d'une face sont perpendiculaires à la fois sur celles des quatre faces adjacentes (pyrite triglyphe . Clivages p et a1, à peine sensibles.
Macles fréquentes, notamment la macle de la croix de fer (fig. a54), résultat d'une hémitropie moléculaire.
Cristaux généralement fort beaux, d'un vif éclat métallique, d'un jaune de laiton (d où le nom de '.pyrite jaune), d'un poli assez parfait pour servir de miroirs et aussi en masses compactes, concrétionnées, etc. Cassure conehoïdale ou inégale. Fragile; poussière noir verdàtre ou grisâtre; fait feu au briquet.
Thermoélectrique ; certains cristaux sont négatifs, d'autres positifs, et parfois des parties positives et négatives alternent sur un même cristal. Très faiblement para magnétique.
La composition de la pyrite pure comporte 46,67. Fe et 53,33. S; mais généralement on trouve un peu de nickel, de cobalt, de cuivre, d'étain, d'arsenic, avec des traces d'or et d'argent.
Ch. Dans le tube fermé, donne un sublimé de soufre et un résidu magnétique. Sur le charbon, brûle avec flamme bleue en laissant un sulfure ferreux mélangé d'oxyde. Inattaquable par l'acide chlorhydrique ; attaquée par l'acide azotique avec dépôt de soufre.
La Pvrite de fer est extrêmement répandue, aussi bien dans les liions que dans les roches éruptives ouïes terrains sédimentaires, où elle résulte souvent de la réduction des sulfates.
Opaque en plaques minces, la pyrite se distingue des autres minerais offrant la même propriété en ce que, si l'on fait réfléchir la lumière à la préparation, les parties correspondantes prennent une couleur jaune et un vif éclat métallique.
Étym. : 7tupÎT'<iç, mot grec par lequel les anciens désignaient à la fois le silex pyromaque, la pyrite de fer et la pyrite de cuivre.
Marcasite. FeS2. — P. S. = 4,6 à 4,8. — D. == 0 à G,ï, — S. rhombique : 11. A. == 0,766 : 1 : i,a34< mm = io5°5'; a'a1 =63°.'|o' suvp; ftV^V, = n3°53'; eV== ioi°58' sur «'.
La Marcasite ou Pyrite blanche accuse, par son mode de cristallisation, le dimorphisme du bisulfure de fer. Elle représente d'ailleurs une forme de celte substance moins stable que la pyrite jaune; car elle se transforme facilement à l'air en sulfate ferreux, propriété sur laquelle sont fondées des industries importantes, relatives à la fabrication du vitriol vert et de l'alun.
Combinaisons : mc'c (fig. 556); male*/k (fig. tt'j);mpaxeie*bifv etc.
Clivages : tu assez facile; e1 traces. Cassure inégale. Couleur jaune avec tendance au gris ou au verdàtre foncé.
La Marcasite présente plusieurs types distincts de cristallisation (1) :
(1) Lacroix, Minéralogie de la France, II, p. C43.
MAKCASITE
Le premier, auquel appartient la combinaison mpaWb*/,, est formé de cristaux peu allongés suivanl I axe vertical, et pas toujours faciles à distinguer d'un cristal de pyrite jaune palbl.
Mans le second, le< cri-laux sont formés des faces /// cl aplatis suivant p. Enfin, dans le troisième, il y a encore aplatissement suivant p, mais allongement suivant />#*, et les laces de cette dernière zone apparaissent presque seules.
Les macles les plus fréquentes sont celles où les cristaux ont la face m pour face d'accolement. Avec les cristaux du deuxième type, cette macle, en se répétant plusieurs fois, donne des individus polysynthétiques et, si tous les angles rentrants sont tournés du même côté, il en résulte la macle en cretc de coq. Avec les cristaux du troisième Ivpe, l'accolement suivant m
donne la marie de la Sperldse ou Speerhies. Celle-ci
Fig. 556
Hg. :-:■-
groupe souvent cinq individus aplatis (fig. 558), et quelquefois les faces m s'atrophient au point qu'on ne voit plus d'angles rentrants.
Très fréquemment la marcasite se présente en boules rayonnées, dont la surface est hérissée par les pointeincnts octaédriques aigus des cristaux, d'ordinaire transformés (épigénisés) à la surface en limonite. Des boules de ce genre abondent dans la craie de la Champagne.
La marcasite peut être pseudomorphique de diverses substances et présente alors une texture compacte avec éclat semi-métallique (Leberkies ou Uépatopyrite). Souvent on observe des associations de pyrite jaune et de marcasite, où les cristaux de pyrite s'appliquent par une face p sur la face p de la marcasite, une autre face p du cube étant parallèle à ///.
Ch. Insoluble dans l'acide chlorhydrique; attaquable par l'acide azotique. Mêmes réactions que la pyrite.
Quand on fait bouillir de la marcasite avec un excès de sel ferrique en dissolution, le pourcentage du sulfure oxydé n'est que de i <S, tandis qu'il atteint 6o,4 avec la pyrite. En nettoyant les deux minéraux avec de l'acide chlorhydrique, et examinant immédiatement leur surface sous un bon éclairement, on constate cjue la pyrite est d'un beau jaune, tandis que la marcasite est blanc d élain ou grise sans trace de jaune. Cependant il n'y a pas de preuve que l'état de combinaison ou la valence du fer diffèrent dans les deux espèces (i).
(i) Stokes, Bull. United Slates Gcol. Survcy, n° 186 (igoi).
Etym. : Le nom de Marcasite est, paralt-il, d'origine arabe et s'appliquait autrefois aussi à la pyrite jaune.
ARSÉMLBES, ARSKMOSVLFURES
Lëllingite. FeAs>. - P. S. = 6,i* à 8.;. - D. = 5 à 5,5. = S rhom-
l,i4ue:R.A. = ..,«.H,: , : ...33. mm = - «•., '; e«e»= « 13-tf sur p.
Clivairep- cassure inégale; couleur blanc d'argent, tirant sur le gris d'acier;
noussière gris noirâtre. Difficilement fusible en globule non magnétique, donne
dans le tube un sublimé noir d'arsenic. Se trouve dans la serpentine et avec le
fer spathique.
Étutn. : Lolling en Carintbie.
La Leucopyrite est voisine de l'espèce précédente (rnm= ,M«a6 ma» contient une proportion différente d'arsenic, exprimée par la formule Fe As
ouFe'As*.
lttyin. : Xeux<$ç, blanc.
, ^ . c p c K,à6 — D. = 5,5 à 6.— S. rhombique : Mispickel. FeAsS. — 1 . S. >.-> au. u. ,
r A. = o,677 : . : .,198; «m=««'45' (0; ^'-""^' sur ^
eV = i360a8' sur p.
Combinaisons : me- m* («g. 559); ,™V p-W. Ho. Clivage m distinct Le Mispickel ou fer arsenical [ArsénopyrUe) se présente quelquefois, a la
Fip;. 50o.
Fig. 5Gi.
ViUeder en cristaux d'apparence prismatique et à section un peu arrondie
,i„ -,,;.,' par sui.e de la coexistence du biseau a> avec les faces de la zone /,g',
. ..lire p e\e\ striées suivant l'axe de la zone. D'autres fois, deux cristaux
pénètrent, ayant les faces , striées parallèlement à leur intersection
mutuelle 'fig. 56i). . .
I , cristal» sont souvent d'un beau blanc d'argent, quelquefois jaunâtres a la B«rface, avec un rif éclat métallique, La poussière est gris noirâtre et l'esfaij feu ,„ briqnei en émettanl une odeur arsenicale.
Ch. Dana le tube fermé, d.u,.., d'abord un sublimé rouge bran de sulfure
L'angle para» varier arec la ipantité de§oofre.
MAGNE1 I I i:
M arâ ■ 1 1 i « - , |tuis un anneau d'arsenic métallique. Dans le tulio ouvert, s 1 1 1 » I i 1 1 n '• blanc d'acide arsénieux et odeur sulfureuse. Sur le charbon, exhale des fumées arsenicales et laisse nu globule magnétique, parfois cobaltifère.
Se rencontre associé aux minerais 'I étain el 'I argent -, fréquemment dans la serpentine.
Étym. : L'espèce était qualifiée de Mistpuckel «1rs le temps d'Agricola.
La variété Danaïte est cobaltifère et établit le passage du mispickel au j^laucodote. On y observe maxt?exex /.. blj,b*/6a-!/ avec y^bxb*lzhxl%.
MINERAIS OXYDÉS
OXYDES
Magnétite ou Fer oxydulé. FesO*. — P. S. = 4>9 à *>,•-*• 6,5. — S. cubique.
Combinaisons : ax ; bl ; alb] (fig. 56a) ; bxa? (fig. 563) ; axbxa%aï \, etc. Les lacis du cube sont très rares. Les faces b sont striées suivant les longues diagonales des rhombes. Clivage a1 difficile; macles suivant a1 conformément à la loi des spinelles, dont la Magnétite fait essentiellement partie, sa formule pouvant s'écrire FeO. Fe203.
Noir de fer; poussière noire. Eclat variable. Opaque, même en lames minces. Agil toujours sur l'aiguille aimantée. Par exception, la Magnétite peut être magnétipolaire ; elle forme alors la pierre (Cannant ou aimant naturel. Dans ce cas elle attire la limaille de fer, qui s'amoncelle autour des deux pôles. Cette propriété se rencontre surtout sur les masses compactes, parfois aussi sur des cristaux. Mais on n'observe aucun rapport entre la position des pôles magnétiques et les éléments de la forme cristalline.
La Magnétite forme, à la surface du globe, des gisements qui constituent de véritables montagnes. Elle est abondamment répandue parmi les roches basiques, notamment les basaltes, et ses octaèdres bien formés sont fréquents dans les chloritoschites. Dans les plaques minces, on la reconnaît à son opacité complète et à ses formes généralement carrées (fig. 564). Eclairée par réflexion, la partie correspondante de la préparation est d'un bleu noirâtre, avec éclat métallique.
Ch. Très difficilement fusible: perd la vertu magnétique dans la flamme
Fig. 564
oxydante. Réactions du fer. Lentement soluble dans l'acide chlorhvdrique concentré.
Étym. : Magnes, aimant.
A la Magnétite se relie la Magnéferrite [Ma «no ferrite, Magnésio ferrite), spinelle ferro-magnésien, MgFe-O', en octaèdres noirs, avec poussière noire, fortement magnétiques, observés dans les fumerolles dn Vésuve par Scacchi. — P. S. r= , , V, à ', ')(!. — D. = 6 à 6.5.
Oligiste. Fe-O3. — P. S. = 4,9 à >,î. — D. = 5,5 à 6,5. — S. rhomboédrique : R. A.= i ; 1,35g, pp = 86°io' (isomorphe avec l'alumine).
Combinaisons : alp en tablettes hexagonales (fig. 565); aKpexjv avec développement égal, donnant une double pyramide tronquée (lig. 566) ; a*pel/v avec développement inégal des deux rhomboèdres (lig. 56n); combinaison des rhomboèdres p et a2 avec l'isocéloèdre es=z\bidldi/z\ (fig. 568), où /;e3=ij',°. e.A jouit de la propriété qu'une face p forme zone avec deux faces adjacentes de cet isocéloèdre ; tablettes alpdl; on trouve encore le prisme e- et les faces bl,a^, \bl/./lldl/i\; à Framont, tablettes alesp ; en Oisans, tablettes ahPe2, etc. Angles : pal = i tj>° 3o' ; asal= i58°35'. Clivages p et a1, souvent peu nets. Faces a1 habituellement lisses, devenant courbes par oscillation avec a2; faces/; striées. Faces a- sou-
Fig. 566.
Fig. 563.
vent striées et courbes, par combinaison multiple de a- avec a"/2, c'est-à-dire
1 1 . a. a) ou (3o35). Macles par hémitropie normale kp ou à à1, quelquefois àe2.
Les cristaux sont d'un gris métallique foncé, éclatants, souvent irisés à la
surface; opaques sauf en lames minces, où ils présentent une couleur rougc-
sang d'où le nom d'Hématite). Leur cassure est conchoïdalc. Il y a des variétés
en fines écailles, à reflets violacés, qui demeurent adhérentes aux doigts comme
lillettes de mica (Oligiste écailleux ou micacé). Des lames très minces,
éclatantes, parfaitement planes fer gpéculaire), s'observent dans les fissures de
certaines roches volcaniques.
Les variétés compactes {Hématite rouge) sont grises ou rouges; les variétés fibreuses sont noires ou ronges; enfin les variétés terreuses sont d'un rouge
MARTHE, ILMEMTE 615
plus ou moins vif (Ocre muge, Sanguine). Poussière rouge, distinguant l'oligiste de la magnétile et de la Iimonite.
Opt. LJniaxe négatif; n9= 2,797; n0 = 3,042; polychroïque.
Ch. Infusible. Réact. J8, 64. Sur le charbon, au feu réducteur, devient attirable à l'aimant. Lentement soluble dans l'acide chlorhydrique.
L'oligiste existe en liions, en massifs cl aussi en imprégnations, disséminé dans certaines roches quartzeuses, telles que l'Itabirite du Brésil.
A l'état d'oligiste micacé (Eisenglimmer) en minces paillettes hexagonales, l'espèce forme la matière colorante des phyllades rouges. C'est la même varii té qui colore en rouge l'Aventurine, la Carnallite, la Topaze, la Heulandite de Fassa, l'Apophyllite de la Seisser Alp. Flic est très répandue parmi les micas des pegmatites, où c'est elle qui, combinée avec la tourmaline, engendre le phénomène de l'astérisme.
Étym. : ôÀè;o;, peu, pane que l'espèce contient moins de fer que la magnétite (Haùy).
La Martite est un sesquioxyde de fer Fe203, qui affecte les formes de la magnétile, et notamment l'octaèdre régulier. Sa poussière est rouge. P. S. = 4,8 à *>,'2. — D. = 6 à 7. Elle est d'un noir de fer et n'agit en général que très faiblement sur l'aimant. Les uns la considèrent comme une pseudomorphose de magnétite en oligiste. D'autres admettent le dimorphisme de l'oxyde ferrique, ou encore des groupements réguliers d'hématite et de magnétile ou magnésioferrile.
Certaines variétés d'oligiste sont titanifères et préparent la transition à une espèce isomorphe, qui est l Ilménite ou Fer titane, (Ti,Fe)20:i (1). Cette espèce, qui peut renfermer des parties égales des deux oxydes ferrique ou titanique, cristallise en rhomboèdres de 85°4o' à 86°io', avec polyèdre hémiaxe centré, I'hémiédrie pouvant être masquée par la coexistence des formes conjuguées. Tantôt on observe une combinaison paxele.A (fig. j6<)), très analogue à celle de l'oligiste, souvent aplatie en lames hexagonales; tantôt, comme dans la variété' ^
Crichtoniie de l'Oisans, c'est un rhomboèdre aigu c3/2, Fi 56
de 46°3o', terminé par la base a1; noir de fer, éclat
demi-métallique. Très faiblement magnétique. Infusible à la flamme oxydante. Réact. 48, 64, 69, 120. — P. S. = i.<> à 5,3. — D. = *> à <i. Poussière noire, quelquefois brune ou brun rouge.
L'Ilménite est fréquente dans les schistes cristallins et les roches basaltiques; on la distingue, dans les plaques minces, à ce que ses grains sont entourés d'un enduit grisâtre ou jaunâtre à bords ombrés. Ce produit, qui a reçu le
(1) Quelques auteurs admettent la formule FeO.TiO-.
nom de Leucoxène, est aujourd'hui considéré comme identique avec le sphène. Étym. : Du lac Union en Russie.
Gœthite. H*Fe*0*. — P. S. = 3,8 à ',.',. — D. = '> à 5-,5. — S. rhombique; R. A. = 0,91 8 : 1 : 0,607; n»'»=9405a'; bli,bl -\ = iai°5/lat. = ia6°i8'en avant.
Combinaisons : mli',»xbxjiel, °l/ilal/,e\ souvent avec prédominance de g1, donnant naissance à des cristaux tabulaires. Clivage partait g1. Egalement en prismes courts et aiguilles allongées, en petites lamelles [Rubinglimmer), en masses écailleuses ou fibreuses [Lépidocrocitc (1), en croûtes mamelonnées, d'un noir de poix Eisenpeeherz), etc.
Jaunâtre; rougeàtre ; brun noirâtre; poussière jaune. Eclat imparfaitement adamantin. Rouge sang par transmission. A. 0. dans p Biss. négative, normale à g'. Dispersion énorme. aV=a6° (bleu et vert) ; p < v. Indice : 1 ,<S. Réact. a :'!. 1 !, |S, (i'(. Soluble dans l'acide sulfurique. Accompagne les autres oxydes de fer, notamment ;i Siegen et en Cournouailles.
Étym. : Dédiée à Gœthe.
Limonite, Hr,Fe409. — La limonite ou fer oxydé hydraté, appelée aussi Hématite brune, est une substance le plus souvent amorphe, de P. S. =3,€ à ï et D. = "> a >,'). A cette espèce appartiennent les minerais de fer les plus répandus. Sa poussière est d'un jaune brus, ce qui la distingue de l'oligiste. Soluble dans les acides, elle donne les réactions 2'}, i8et64- La limonite fibreuse ou hématite brune proprement dite forme des rognons concrétionnés, des masses stalactitiques ou mamelonnées à surface noire, luisante, quelquefois très nettement irisée, ou enfin des masses compactes, d'un brun fonce, à cassure unie. Certaines limoniles fibreuses ou concrétionnées laissent reconnaître, selon M. Lacroix, une cristallisation orthorhombique, avec clivage A*. A. 0. dans//1, Biss. négative, normale à g1, p > v. Polychroïsme intense.
La limonite en grains ou pisolit h ique est en globules sphéroïdaux, formés de couches concentriques, el souvent vides à l'intérieur. Le minerai oolithique est eu grains plus petits, ordinairement soudés, et formant des couches dans les terrains stratifiés. La limonite terreuse, tendre et tachant les doigts, est d'un brun passant au jaune. Les variétés les plus argileuses constituent les ocres jaunes, où la proportion d'oxyde féerique descend à 12 °/0. Le minerai des marais, -cuvent vitreux ou résineux, est riche en phosphore. Le fer gêodiaue est un grès ferrugineux à cavités irrégulières et Yœtite ou pierre d'aigle est une limonite en nodules «ceux, dont L'intérieur contient des noyaux mobiles.
I. - Ltmonites les plus pures, comme celles de Vicdessos (Ariège), contiennent :s> 7 d'oxyde ferrique avec 2 "/„ d'oxyde manganique, 14% cl eau cl de silice. Le minerai en grains renferme de ')- à 6g "/„ d oxyde ferrique.
i I. u roix distingue la Lépidocrocite de la Gœthite D cause de ses propriétés optiques (A. 0. dans //' ; polychroïsme intensi
SIDÉROSE, MÉLANTÉRIE
La liinonitc se transforme en hématite rouge par perte d'eau, et sa poussière acquiert alors une couleur rouge intense, même avant que la transformation soii complète.
OXYSELS
CAIî BONATE, SU M'A I I S .
Sidérose. FeCO8. — P. S. = 3,83 à 3,88. — D. = 3,5 à 1,5.— S. rhomboédrique; R. A. = i : 0,818. pp = i<>-"; angle plan di! sommet ; io304'3o".
Coiultinaisons p; e1; e8; es/a; àle9/i (I<g. *>;(»), avec e*Le%Lz— 64°io'; pcP; pcPcP; eWpb1, etc. Faces p el ô1 souvent courbes; faces /;' striées suivant pè1; e8/, souvent arrondi. Maries avec assemblage suivant bl. Lames minces hémitropes fréquentes, connue pour la calcite. Clivage p parfait.
Double réfraction énergique, négative; éclat vitreux. Blonde
ou brun jaunâtre, devenant brune, noire ou rouge à l'air. Pous- "*
ii • i i- -i Fi°- :,7"-
sière blanc jaunâtre, fragile.
Ch. Décrépite et devient magnétique. Réact. '|<S et 64. En poudre et à chaud, facilement soluble dans les acides; effervescence lente à froid.
En cristaux, souvent lenticulaires, groupes, dans divers liions métallifères. En masses spathiques, d'un blanc clair [fer spatliique).
La Sphérosidérite est une variété compacte de sidérose, en nodules ou concrétions fibreuses. Le fer carbonate lithoïde, fréquent dans le terrain houiller, est une variété argileuse en rognons aplatis ou en couches continues (black-band) .
La sidérose (1) contient souvent de la magnésie et du manganèse. Lue variétédite Oligonite renferme a5 "/„ de manganèse.
Souvent les cristaux de sidérose, en gardant leurs formes rhomboédriques, ont été transformés en limonite.
Etym. : <jî8v]poç, fer.
Les sulfates de fer sont assez, nombreux. Le plus important est la Mélantérie ou Couperose verte, H^FeSO", en cristaux limpides, vert pale, d'apparence rbomboédrique, mais dérivés d'un prisme monoclinique (R. A.= i,i«S>: 1 : i,543; p //' = ro4°i5'; mm = 82°22 ; pm = 99°2o' et !S< >'",<>' ; d1/ jl*/. .= ioi°2n' et olfrant la combinaison mp oiaieidi/r — P. S.= i,83 à 2. — D. =2. La Mélantérie s'altère à l'air et devient brun de rouille. Clivages : p parfait; m moins parfait. Signe opt. positif. A. 0 dans g1. %V= 86°,2. nm= 1,470 (D).
Etym. : Nom déjà employé par Dioscoride et reproduit par Agricola.
(1) Divers autours écrivent le Sidérose : nous croyons devoir conserver à ce nom le genre lue son auteur, Beudant, lui a donné.
f»18 MINERAIS DE FER
Nous citerons encore la Copiapite (de Copiapo, Chili), H8*Fe*S803s, en écailles hexagonales d'un jaune citron, paraissant dériver d'un prisme rhombique pseudo-hexagonal; l'Apatélite, H"'FeGS50-'î, en rognons sphéroïdaux jaune-clair, disséminés dans l'argile de Mcudon et d'Auteuil; la Fibrof errite , H5iFe6Ss O31, en fibres déliées jaunes; le Botryogène ou fer sulfaté rouge, en niasses amorphes ou en cristaux monocliniques d'un rouge hyacinthe [m m — 1 1()0">()'); contenant )6 à '\- "/0 d'acide sulfurique et 28 à îi °/0 d'eau; la Tauriscite qui, avec la composition de la M élan ter ie, est rhombique et isomorphe avec l'Epsomite; enfin la Diadochite, en masses stalactitiques jaunes, avec i5°/a d'acide phosphorique, i5 d'acide sulfurique, 40 de protoxyde de fer et 3o d'eau.
PHOSPHATES, ARSÉNIATES, SILICATES
Vivianite. H,6Fe:,P2()lc. — P. S. = 2,53 à 2,68. — D. = i,5 à 2. — S. monoclinique :R. A. =0,7497 '. ' '. 0,7015 ;/>//« = io8lV ;/?//'= n)'t°i6' .
Cristaux prismatiques allongés mglhVilbi/tdl, avec/;, b\ e-, o1 dxL, à1; bleus, transparents, de poussière blanche ou bleuâtre, passant rapidement au bleu indigo. Clivage g1 parfait. Signe opt. positif. A. O. dans un plan normal à »' ; :>Y=-'< '..'. ; ^ v. nm=. 1,592. Soluble dans l'acide chlorhydrique. Donne de l'eau, blanchit et s'exfolie au chalumeau, avec réactions i5, Ï<S, 64.
Étym. : Dédiée à M. Vivian.
La Dufrénite, HêFe*P2Ou, est un phosphate hydraté, en masses concrétionnées ou fibreuses, d'un vert passant par altération au jaune et au brun. P. S. = 3,2 à 3,4. — D. = 3,5 a \. On la rapporte à un prisme rhombique de 97 11 R. A. =0,873 : 1 : 0,426) avec clivage A1.
Étym. : Dédiée à Dufrénoy.
Le Cacoxène, en cristaux aciculaires jaunâtres, est une variété très hydratée de Dufrénite.
Quant aux phosphates de fer qui contiennent en même temps du manganèse, il en existe plusieurs, dont deux, la Triplite et la Triphyline, ont déjà été mentionnés avec les minerais de manganèse. Il ne nous reste à citer ici que : la Cbildrénite. H8(Fe,Mn)2AI2P201*, substance jaunâtre rhombique (R. A=o,--s ; 1 : o,V2<i. mm=io4°i4'î ^Vs^Vj [en avant] = 1 i8°i4')> avec clivage p imparfait. — P. S. = 'i,i8 à 3,24. — D. = 4,5à5. On y trouve > •"/,,antre 9. MnO, avec 17. 1P< K->\). PfOs et 1 ',.',. AFO3. Signe opt. négatif. A. O. dans /r1. Biss. normale à g"1.
Scorodite. IPIVAs-O12. — P. S. = 3,n â 3,i8. — D. = 3,5 à ',. — S. rhombique; R. A. = 0,867 : ' : ô,958./nm=98°6'; i1/,61/J=ii4°3o/
(avant). = iov/'V/ lat. = 1 1 i°i6' par-dessus m.
Combinaisons : h> g* 6'/2 (fig. 571); //' g4 g' bxft; etc. Clivage g3 imparfait
SCORODITE, PHARMACOSIDÉRITE, CHAMOSITE, MOLYSITE
[g*g*z=5o0yQ'). Cristaux d'un vert pâle, bleuâtre, à éclat vitreux assez vif; poussière blanche. Signe opt. positif. A. 0. dans //'. lïiss. normale à p ; aE = i ■;.<)"'>> 1) ; : V.
Ch. Réact. a3; facilement fusible en scorie magnétique; Réact. 3a, 13. Soluble dans l'acide chlorhydrique ; attaquable par la potasse.
Étym, : vxdpoSov, ail, à cause de l'odeur au chalumeau.
Il existe d'autres arséniates de 1er hydratés, parmi lesquels nous mentionnerons :
Pharmacosidérite. H80Fe8AS6O42. — P. S. = a,g à 3. — D. = a,5. — Cubique ou plutôt pseudo-cubique, lin jolis cristaux d'un vert foncé, simulant la forme cubique avec hémiédrie tétraédrique. — Sidérétine, H2*Fe*As80S8, en masses réniformes jaunes et rouges. — Arséniosidérite, Hl8FeHCa6As60'\ en masses concrétionnées aux fihres d'un jaune d'or, uniaxes et négatives, avec io à i 5 °/0 de chaux.
La Chamosite ou Chamoisite, de la montagne de Chamoson en Valais, est un excellent minerai de fer, composé de i i,3. SiO2; 7, H. A120'; <><>,"). FeO, et 17/1. H'-O. — P. S. = 3 à 3,4. — D. = \. Amorphe, de couleur gris verdàlre ou noirâtre, aisément fusible, elle est facilement attirable à l'aimant et fait gelée avec l'acide chlorhydrique.
La Berthiérine d'Hayange est plus riche en fer (7/1,7 °/0) et contient moins d'eau. Gris-bleuâtre, ou noir verdàtre, magnétique et difficilement fusible, elle fait aussi gelée avec l'acide chlorhydrique. Dédiée à Berthier.
Plusieurs auteurs rangent ces deux dernières espèces parmi les Leptochlorites.
MINERAIS HALOIDES