BLENDE
de deux tétraèdres conjugués, sont associés conformément à cette loi, qui est celle des spinelles. La même macle associe parfois deux rhombododécaèdres bl (avec les faces de | a1 direcl et j a1 inverse); ou deus cubes portant les troncatures o1 6g. ">77 .
Dans ces différents cas, comme dans celui de la fig. 5^8, où chaque individu de la macle porte, avec les tétraèdres conjugués, les faces du cube /j, la macle paratl géométriquement symétrique. Mais en réalité elle ne l'esi pas, ce dont
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on s'aperçoit à ce que les faces d'un tétraèdre poli, tel que a\ ont pour symétriques celles d'un tétraèdre strié, a*.
Mai» quand la macle suivant a1 se fait entre deux cristaux du type de la ligure 5^4» elle donne un cristal (fig. '>-i) qui n'est symétrique ni géométriquement ni physiquement.
Ces macles sont susceptibles de se répéter plusieurs fois, en faisant naître des associations de lames hémitropes plus ou moins minces.
Clivage parfait suivant les six faces de bl. On remarque pourtant que les six clivages ne semblent pas se produire tous avec la même facilité.
Eclat adamantin, quelquefois gras, transparence parfois tout à fait complète. Ind. = 2,36g (raie D). Couleur brune ou noire, verte, jaune de miel, rouge. Poussière jaune ou brune, plus rarement blanche. Très cassante; cassure lamelleuse ou conchoïdale. Phosphorescence fréquente par frottement ou par écrasement. Pyroélectrique, avec les axes du tétraèdre pour axes de pyroélectricité (Friedel). Plusieurs variétés se montrent biréfringentes.
La composition de la blende admet parfois 20 °/0 de fer, de sorte que sa formule pourrait s'écrire (Zn,Fe)S. On y trouve aussi du cadmium, du manganèse et on y a également indiqué' du gallium, de l'indium et du thallium.
Ch. Décrépite souvent avec force, mais ne fond presque pas. Réact. 3o, 41, 85, Avec soude, sur charbon, colore la flamme en vert foncé. Lentement soluble à chaud dans l'acide chlorhydrique, avec dégagement d'hydrogène Bulfuré,
La blende accompagne le plus souvent la galène. Mais elle se présente aussi, à l'état isolé, en jolis cristaux, dans la dolomie du Binnenthal, et l'on en trouve de très gros individus, d'un jaune miel rougeàtre, remarquables par leurs clivages et leur transparence, dans les fentes d'un calcaire noirâtre du pic d'Europa Asturies).
DE LAPrARE.NT, COCRS DE Ml^LHALOGIE.
Étym. : Blende est un vieux mot allemand qui signifie trompeur, parce que ce était autrefois confondue avec la galène. Pour le même motif, on a quelquefois employé, pour la désigner, le mot Sphalérite (<r<pxXep<fc, traître).
Le sulfure de zinc esl dimorphe ; car M. Ch. Friedel a observé en 1.S01 , dans un minerai d'Oruro, en Bolivie, des cristaux hexagonaux, répondant à la formule ZnS, avec P. S.='i,o,8 et D. =: 3,5 a i> qui otfraient les caractères chimiques de la blende et dont il a fait une espèce nouvelle, la Wurtzite (dédiée à Wurtz). De son côté, en 1862, Breithaupt constatait que la blende cadmifère et rayonnée de Przibram était hexagonale, avec clivage />, et la décrivait sous le nom de Spiautérite (de Spiauter, nom vulgaire du zinc . Depuis, M. Em. Bertrand a reconnu le caractère optiquement uniaxe et positif de la blende de Przibram, propriété conforme à celle de la Wurtzite.
La Wurtzite a été reproduite artificiellement et on a trouvé R. A. = 1 : <>,.Si -. Si^ne positif. Henri Sainte-Claire Deville avait obtenu la Wurtzite par le passade d'un courant d'hydrogène sur du sulfure de zinc amorphe.
Il esl a remarquer que. par sa forme et par la valeur de l'angle pbx, la Wurtzite est isomorphe avec le Cadmium sulfuré ou Greenockite, substance d'un beau jaune, en prismes hexagonaux courts, mbx j Jjlb'2p, donnant sur le charbon un enduit rouge brun.
On trouve, pour la Greenockite, P. S. == 4.9 à 5. = D. = 3 à 3,5; pt. A, — \ : 0,81 1 '• blbl = 86°ai' sur m ; b^jjb^i^ = ia3°54' sur m. Clivages m et p. Signe opt. positif. np = a, 688.
D'après Mallard (1 , la symétrie cubique de la blende n'est qu'apparente et cette espèce serait formée par des hémitropies submieroscopiqnes de Wurtzite. C'est surtout le cas pour toutes les blendes écail/euses (Sc/ialenblende). D ordinaire les fibres, très minces, d'orientations différentes, se superposent de manière à annuler la double réfraction. Mais la chaleur, en produisant un nouvel arrangement, permet aux fibres de s'orienter de la même façon, et alors la biréfringence se manifeste avec toute son énergie.
MINERAIS OXYDÉS