‹ Cours de minéralogieChapitre 269 sur 327 · OXYDES ET CARBONATES · texte numérisé non relu

OXYDES ET CARBONATES

Zincite. ZnO. — P. S. = ">,', à >,;. — D. = '» à 4,5.

S. hexagonal. B. A.= 1 : 1,621 : b1^ sur al = ia3°46' (a). Clivages parfaits m et p.

Masses laminaires ou grains a structure foliaeée, d'éclat assez vif, d'un rouge orangé clair; optiquement positive. Souvent manganésifère.

minéral., i88a, |>. 2.30. — (2) Os chiffres >'>ni ceux de Naumann-Zirkeli D autrf-- jiuteurs indiquent li. A. - i : i,6o3 et £'6' — \i~

FRANKLINITE, SMITHSONITE 627

Ch. Devient noire, à chaud, dans le tube et reprend ensuite sa couleur. Réact. ><). Avec les flux, réactions «In manganèse. Soluble sans effervescence dans les acides.

Accompagne la franklinite avec calcite dans le New-Jersey.

La Zincite artificielle mem produite dans les usines (R. A. = i : 1,62a) manifeste un hémimorphisme que trahissenl aussi, sur les lares de clivage de la /incite naturelle, les figures de corrosion, non symétriques relativement au plan p.

Franklinite. (Zn,Fe,Mu) (Fe,Mn)20*. — 1'. S. = 5 à 5,i. — D.=(>ii 6,5.

Cette espèce est un véritable spinelle de fer, cristallisant en octaèdres réguliers, comme tous les spinellides. L'analyse donne 10 à a5. ZnO; 3,75. MnO; 7. 58. FeO; 8,3a. Mn-0!; 58à64. Fe2Os, avec 0,8. Al-0:i.

Forme dominante : a1, très souvent modifié par //. Clivage a1 très imparfait. Noir de fer, éclat métallique; poussière brun rouge foncé; en lames minces, couleur rouge sang. Infusible. Parfois faiblement magnétique. Lentement soluble dans l'acide chlorhydriquc en dégageant un peu de chlore; avec le borax, donne à la flamme oxydante une perle améthyste ou rouge et à la flamme réductrice une perle verte.

Etym. : Localité de Franklin-Furnace (New-Jersey).

Smithsonite. ZnCO!. — P. S. = ',,5 à ',,',">• — D. = ~>.

S. rhomboédrique. R. A. = 1 : ofSo6; pp== iO704o' (Wollaston).

Formes usuelles : p,e\d2\ on connaît aussi «1>41,e*/s,e8/s,rf1. Combinaisons : p; e:t; pbx\ pdl; /je*/3 (fig, 58o), avec e4/3 e4/s= G80i','; e'/:ip = iaa°i3'; alpe* ; /;(/'(•', etc. Faces p ordinairement courbes et rugueuses. Clivage p parfait. Biréfringence énergique, négative. Incolore, blanche, jaunâtre, grisâtre.

Cristaux ordinairement très petits, dans des géodes ou en croûtes et enduits slalagmiliques (Laurium), de couleurs variables du blanc au vert.

Ch. Infusible. Réact. 3g, <S">. Facilement soluble avec effervescence dans l'acide chlorhydriquc; soluble

J l ' Fig. 58o.

dans la potasse caustique.

Etyin. : Dédiée à Smithson ; a souvent a été confondue, sous le nom de calamine, avec l'hydrosilicate de zinc.

La Smithsonite ou Zinc carbonate appartient à la famille des carbonates rhomboédriques ; elle est isomorphe avec la Sidérose et la Dialogite. Aussi existe-t-il des variétés ferrifères (Capnite ou Monheimite) et d'autres nian°anésifères {Manganzinkspath). La Monheimite a R.A. = 1 : 0,817 elpp = t07°3'.

La Zinconise ou Hydrozincite (enlumine terreuse des anciens auteurs,

est un hydrocarbonate, H*ZnsCOa. — P. S. = 3,a5 à 3;5g. = D. a à u,5. La substance est amorphe, d'un blanc- pur ou grisâtre, en masses rognonneuses, stalagmitiques, concrétionnées. Réact. a3, avec les autres caractères de la Smithsonite.

Elym. : Nom formé, par Boudant, de zinc et de xov.;, poudre.

SULFATES, PHOSPHATE, ARSEMATES

Un sulfate anhydre de zinc, la Zincosite, ZnSO, isomorphe avec l'Anglésite et la Barytine, a été rencontré, en très petits cristaux jaunâtres, dans la Sierra Almagrera (Espagne). — P. S. = 4,33. — D. = 3.

Goslarite. HwZnSOH. — P. S. =. a à a,i. — D. = a à a,5.

S. rhombique. R. A. = 0,980 : i : o,563. mm= 90°4a'. Clivage g1 parfait.

Opt. Négative. nm = 1,484. Biss. normale à h1. A. 0. dans/.»; aV = 45n,6; a E = 70°, a.

Cette espèce, trouvée dans les mines du Rammelsberg, près de Goslar (Hanovre), est isomorphe avec l'Epsornite. Blanche ou rougeàtre, de saveur styptique, elle fond avec boursouflement au chalumeau.

MM. Bertrand et Damour ont donné le nom de Zincaluminite à un alun de zinc trouvé au Laurium et contenant 13,94. SO8; a5,48. A120:!; 34,69. ZnO ; i,85. CuO et 25,04. H20. Les cristaux, en petites plaques hexagonales minces, légèrement bleuâtres, sont optiquement négatifs et paraissent dériver d'un prisme rhombique de iao degrés. — P. S = a, 5 à i.

Hopéite. — P. S = a,^6. — D. = 2.5 à î. — S. rhombique. R. A. = 0,57a : 1 : 0,47a ;m/n=i3o0a6';èl/8^t/a=io6°i4/ sur g*et i39°58' surA*,

Cette espèce, très rare, en cristaux palbi/Jilglg3(a.\ec g^g3^: 82°2o'en avant), à clivage A1 parfait, ou en masses réniformes, d'un blanc grisâtre, est optiquement négative, avec p < v; Biss. normale à g1. A. O. dans p; 2E r= 5a°.

La Hopéite (dédiée au prof. Hope) a été considérée par M. Damour comme un phosphate hydraté de zinc. En effet, MM. Friedel et Sarasin ont produit artificiellement des cristaux répondant à la formule H'Zn'P'O18, qui possédaient la forme et les propriétés optiques de la Hopéite.

Adamine. H*Zn*AssOw. — P. S.= 4,3. — D. = 3,5.

S. rhombique. R. A. =0,977 • ' • ".7' >'-""» = ,.i1"1 > ; '^a* = ion°S6' but p. Formes mhsg*glai ; maxbxl%\ a1 et g3 dominent généralement. Clivage «' net.

Opt. Positive ; f [i ; Uiss. normale a,-1 ;A. 0.dans/>.aV=87°,6; aH= io8°,G (rouge).

WILLÉMITE, CALAMINE 629

Cristaux violacés arrondis ou grains cristallins jaune-miel au Chili. Enduits rose ou rouge carmin au cap Garonne Var). Cristaux incolores ou d'un verl émeraude implantés sur Smithsonite au Laurium. Les cristaux incolores ont, d'après M. Laspeyres, un autre paramètre vertical que les cristaux verts.

L'Adamine (dédiée au minéralogiste français Adam) est isomorphe avec l'olivénite ou arséniate hydraté de cuivre.

Un autre arséniate hydraté de zinc, laKôttigite (dédiée à M. Kôttig), trouvé en Saxe, renferme 7 parties d'oxyde de cobalt pour 3o d'oxvde de zinc. Cette espèce est de nuance (leur de pêcher et isomorphe avec l'Erythrine.

SILICATES

Willémite. Zn*SiO*. — P. S. = !,; à \,i. — D. = 5,5.

S. rhomboédrique. R. A. = 1 : <>,f>-'(; />/> = 1 i6°i'.

Combinaisons : a10e- (Moresnet, petits cristaux, avec ai0aw = i28°3o'); pblePdl (Franklin). (Clivages : a1 facile, à Moresnet; dl facile, à Franklin. Eclat vitreux. Incolore, jaune ou brune. Biréfringence assez énergique, de signe positif.

Ch. Difficilement fusible sur les bords; devient opaque. Solublc en gelée dans l'acide chlorhydrique.

En petits cristaux jaunes ou blancs et en masses compactes à Moresnet, Stolberg, etc., avec calamine.

Etym. : Dédiée à Guillaume (Wilhelm) Ier, roi de Hollande.

La Troostite Mn,Zn)-SiOv est isomorphe avec la ^Yillémite; verte, jaune ou rosée, elle accompagne souvent la Franklinite(P. S. = \ a J,i. — D. =5,5).

Calamine (1). H-Zn-SiO5. — P. S. = 3,35 à 3,5. — D. = 5.

S. rhombique avec polyèdre hémiaxe. 11. A. = 0,778 : 1 : 0,476 (2); mm = iotfrt' ;pal/t = 1 i8°34'; pe '/, = i24°58'; g1^ = 1 •><)";'•

Combinaisons : mglpe3 (fig.58i -, /«//'^/w1/'.'^ (fig. 58"2). Ces deux formes accusent nettement l'hémiédrie parla dyssymétrie des deux extrémités de l'axe vertical, l'une basée, l'autre pointue; mglal/3eleli:{, etc. Les cristaux de la Vieille-Montagne sont les plus riches en formes.

Faces g1 souvent prédominantes, striées suivant mgl. Macles de deux individus soudés en />. La même maele, où l'un des deux cristaux a tourné de 1800 autour de l'axe a. Clivages : m facile et parfait; a1 moins parfait; p peu net. Biréfringence énergique, de signe positif. Très forte dispersion. Couleurs

(1) Los mineurs ont coutume do confondre, sons lo nom do calamine, les minerais oxydés du zinc, c'est-à-dire les carbonates et les silicates. D'accord avec la plupart des minéralogistes français, nous réservons le nom à l 'hydrosilicate. Notons cependant que Delafosse, à l'exemple de Phillips et de Miller, a appelé Smithsonite le silicate et Calamine le carbonate. — {2) Les mesures de M. Schrauf donneraient 0,780 : 1 : 0,678, avec mm = io3°oo'.

MINERAIS D'ETaIN

des hyperboles très vives; p>t\ Biss. normale à />-, A. 0. dans //'. aV = J6°, i ; av = -.S".(i. n,t — 1,635; nm = i,(ii<S; n„ = i,6i5.

Éclat vitreux; narre sur g1. Incolore, grise, jaunâtre, brune, verte, bleu de ciel. Phosphorescente par Frottement. Pyroélectrique avec pôle antilogue e3 et

Fig. 58i.

l''ig. 5S2.

Fig. 583.

pôle analogue p (fig. j8i). Quelquefois une macle de deux cristaux accolés suivant p (fig. 583) supprime la pyroélectricité.

Ch. Infusible; mais se gonfle ou décrépite et jette un vif éclat. Réact. a3, 39.

Avec la solution de cobalt, se colore en bleu et seulement par places en vert. Soluble en gelée dans les acides. L'ammoniaque y donne un précipité qui se redissout dans un excès de réactif.

En cristaux dans des druses, en boules, en masses stalactitiques. Les cristaux des druses sont généralement implantés par l'extrémité qui porte er

Etym. : Lapis calaminaris d Agricola.

L'Étain natif est très rare. Quadratique à l'étatnaturel et rhorabique en cristaux artificiels (P. S. = 7.17), il a été trouvé en grains roulés, seul ou associé à l'or.

Stannine. Cu2, Fe,Zn)2SnSl.

Ce minéral, où l'on trouve 29 à h>. S; a5 à ii . Sn ; ■>.<) à ><>. Cu; .'» à 1a. Ee ; 0 à 10. Zn, se rencontre en masses d'un gris d'acier, passant au jaune de bronze, dans les gttea -tannifères de Cornouailles et de Bohème. — P. S. = 4,3 a ',.'»!. — D. = \.

<>n n'est pas d'accord sur la forme cristalline de la Stannine. Les uns la regardent comme cubique, avec clivages distincts p, b{ et hémiédrie tétraédrique; d'autres la considèrent comme quadratique, avec le même mode d'hémiédrie que la chalcopyrite.

Ch. Dana le tube ouvert, donne une odeur sulfureuse; fond au chalumeau

CASSITERITE

avec enduit blanc d'acide stanni<|iie et résida de cuivre et de fer. Donne avec l'acide azotique une liqueur bleue et un dépôt d'acide stannique.

Cassitérite. SnO8. — P. S. = <»,«)')■ D. = 6 à 7 R. A. = 1 : <>,tp 1 (1); a'rt1 sur p = ;)■->.""> »'.

S. quadratique.

La Cassitérite ou l'.lnin o.rydr cristallise dans le système quadratique, avec prédominance habituelle de l'un des deux prismes carrés sur l'autre. Taudis que le prisme le plus ordinairement développé est noté //' par la plupart des cristaliographes français, Dana et les auteurs allemands le notent m. La figure 584 correspond à la première hypothèse; elle montre une combinaison

Fig. 584.

Fig. 585.

Fig. 586.

très fréquente, formée de inhxaxb\ La figure ")S") au contraire est notée conformément à l'hypothèse inverse ; elle montre la combinaison mhWcflb* laa. laquelle, dans le système précédent, deviendrait WmlPfrala-. Si nous adoptons définitivement le système français, nous aurons pbl = i'i<'"V; alal adj. = eii"|(»'. L'octaèdre a{, seul, abonde à Montebras.

Macles fréquentes, par hémitropie normale à bl} produisant le bec cTétaia par la rencontre des quatre portions de pyramides «' fig. 586). Le bec d'étain ou visière devient encore plus complexe quand (fig. 587) les cristaux composants ont la forme m/tlalbl. Les axes de ces cristaux font entre eux un angle de ii2°io' et, sur le bec, les arêtes «'a1 déterminent un angle rentrant de i35°4o'. — Clivages m et //' à peine distincts.

Opt. Signe positif, n = •'-,<>;<) rouge); nu = 1,9793 (rouge). Polychroïque dans les teintes jaunes et brunes.

(1) Les auteurs qui changent m en A1 prennent K. A. = i : 0,6724. Le rapport d'axes, ici adopté fait ressortir une symétrie très voisine de celle du cube. Les faces /<' et p seraient celles du pseudo-cube, les faces «' et m celles du pseudo-dodécaèdre rliomboïdal (G. triedel).

Fig. 587.

MINERAIS DE PLOMB

Ch. Infusible; facilement réduite sur le charbon, avec addition de soude, en étain métallique. Insoluble dans les acides.

Contient souvent du niobium.

En cristaux ou en masses amorphes, parfois concrétionnées avec libres d'apparence ligneuse [Etain de bois), au milieu de liions de quartz, dans les pegmatites, avec apatite, mica blanc, topaze, mispickel, émeraude, lluorine, etc. Les cristaux ont l'éclat adamantin, une couleur variable du brun clair au noir. Souvent ils sont intimement pénétrés par des cristaux hexagonaux de béryl jaune verdàtre (La Villeder). Moins biréfringente que le rutile, la cassitérite donne, en plaque mince, des couleurs vives et non les gris d'ordre supérieur.

Étym, : xaaorrepoç, nom grec de l'étain.

MINERAIS DE PLOMB

Page 1