‹ Cours de navigation intérieure, fleuves & rivièresChapitre 70 sur 104 · AMONT · texte numérisé non relu

AMONT

l,000x^H(|-H2 + Hh + h2j.

En désignant par H la chute et par h la hauteur de l’eau d’aval au dessus de l’axe de rotation. Si donc la largeur horizontale de la hausse est 1, le moment dû au courant sera :

M, = 1 ,000 x^L(§ H'2 + Hh -f h2) •

Il faut aussi tenir compte du moment du poids de la hausse, ce poids est en effet considérable et il perd peu dans l’eau si la carcasse de la hausse est en fer.

Soit Q le poids de la hausse et p son angle avec l’horizon au moment où elle émerge, son moment sera :

Mo = Q Xy cos p.

Le moment résistant total sera donc en le désignant par M„ :

M, = 1 ,000 (y H2 + Hh+ h*-) + Q -gpL .

En égalant le moment moteur Mm au moment résistant M„, on aura une relation qui, pour chaque Comparaison système de valeurs de II et de h fera connaître la valeur de n, c’est-à-dire la pression, évaluée en des moments, atmosphères, nécessaire pour relever une hausse.

Il sera intéressant, quand le barrage de l’île Brûlée fonctionnera, de comparer les résultats d’expériences à ceux des formules précédentes que je ne donne qn’avec une certaine réserve, à titre .d’étude.

Si pour un cas exceptionnel la valeur de n dépasse les limites de résistante des appareils, il est .facile de tourner la difficulté, soit en abaissant momentanément tout le barrage de manière à diminuer la chute pendant le relèvement d’une hausse tombée, soit en plaçant dès le principe sur la volée de chaque hausse une vanne Papillon qui bascule pendant le relèvement et qui ne se redresse que quand la hausse est arrivée à la fin de sa course.

Cette dernière solution paraît la plus rationnelle, car les vannes Papillon enchâssées dans les hausses auront l’avantage non-seulement de rendre possible le relèvement dans un cas exceptionnel, par exemple si une hausse s’abat quand la retenue est pleine, mais encore de diminuer beaucoup la pression motrice dans les manœuvres ordinaires.

Le calcul de la pompe foulante qui doit actionner au besoin directement les corps Pompe alimentaire, de presse, sans se servir de l’accumulateur, dépend de la durée qu’on assigne au relèvement :

Si on suppose, par exemple, que le déversoir doit être relevé dans l’espace de 10', et si la course de chaque piston est de 1 m. 70 c., le volume qu’il engendre est de 120 litres et pour les sept hausses il sera de 840 litres, ce qui représente un débit continu de 1 litre 40 par seconde. La pompe et la turbine qui la met en mouvement sous une chute connue, de 0 m. 40 c. par exemple, comme au barrage de l’île Brûlée, devront être disposées de manière à produire ce débit de 1 litre 40 par seconde sous la pression n qui correspond à la chute de 0 m. 40 c.

Il faudra en outre que, quand la chute augmente, la pompe et la turbine puissent encore produire ce même débit sous la nouvelle pression qui en résultera.

Ainsi que je l’ai dit précédemment, la passe navigable du barrage de l’île Brûlée est Déversoir

munie de hausses Chanoine. Son déversoir seul est muni de hausses Girard, dont les dimén- du barrage de file

Brûlée

sions sont inférieures à celles représentées sur la planche 37, mais dont la disposition générale est la même.

Chaque hausse a 3 m. 52 c. de largeur et 1 m. 97 c. de longueur, mesurée suivant l’inclinaison de la hausse et dans un plan normal à l’axe de rotation. Le fruit total d’une hausse dressée est de 0 m. 40 c., ce qui correspond à un angle d’à peu près 12° avec la verticale.

Le déversoir a 25 mètres et comprend sept hausses, chaque entredeux a 0 m. 045.

Deux de ces sept hausses ont sur leur volée des vannes Papillon.

La retenue d’amont est à l’altitude 95 m. 93 c., celle d’aval est à l’altitude 94 m. 08 c., d’où résulte une chute de 1 m. 85 c.

Le couronnement de la maçonnerie formant la partie fixe est à l’altitude 93 m. 93 c.,

Dépenses.

soit à Om. 15 c. sous la retenue d’aval, l’axe de rotation scellé sur ce couronnement se trouve à 0 m. 08 c. sous la retenue d’aval.

Une hausse avec tous ses ferrements pèse 1 , 1 60 kilogrammes.

Un piston avec sa tête pèse 1,790 kilogrammes.

On a admis que la pression dans l’accumulateur ne doit pas dépasser 25 atmosphères. L’administration supérieure, s’écartant par exception des règles habituelles, a traité à forfait avec l’inventeur, M. Girard, pour les hausses du déversoir de l’île Brûlée.

La somme allouée pour la fourniture et la pose des appareils mobiles et des mécanismes

qui en dépendent est de 44,000 francs. Soit par mètre courant '* l^°-- — 1,760 francs et par

mètre carré de parties mobiles — — = 893 fr. 40 c.

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