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MAÇONNERIES

(9) La pierre de taille, soit tendre, soit dure, sera prise dans, les meilleurs bancs des carrières indiquées; elle sera non gelive, d’un grain homogène, parfaitement saine, exempte de tout défaut et devra, par conséquent, ne présenter ni Hache, ni poche,

ni fil, ni moie. Elle sera ébousinée jusqu’au vif, et devra rendre sous le marteau un son clair et plein.

Les longueurs de la pierre, soif en queue, soit en parement, seront au moins une fois et quart la hauteur de l’assise. La queue réduite, ou l’épaisseur moyenne du revêtement, sera fixée par l’ingénieur pour chaque ouvrage en particulier.

La pierre devra être taillée de manière à reposer sur son lit de carrière ou à n’être pressée, comme dans les voûtes, que perpendiculairement à ce lit.

Les lits et les joints seront dressés et piqués avec soin, retournés d’équerre au parement, sans démaigrissement de la face à la queue, les premiers sur une fois et demie leur hauteur d’assise et les seconds sur 0m 30 (trente centimètres) au .moins.

Les surfaces des parements vus seront taillées avec le plus grand soin, entre quatre

Pierres cassées, gravier.

Pierre de taille.

Moellons calcaires ou de meulière pour parements.

ciselures, soit à la pointe, soit à la laie ; l’emploi de la boucharde ne sera toléré que pour la pierre dure et n’aura lieu que sur une autorisation écrite de l’ingénieur.

Les arêtes seront parfaitement vives, sans aucune écornureet relevées par une ciselure de 0m 03 à 0m 04 (trois à quatre centimètres) de largeur sur les lits et joints, “comme sur le parement.

Toute pierre dont on aurait essayé de dissimuler les défauts à l’aide, soit de ciment, soit de toute autre matière, sera refusée pour ce seul fait.

(10) Le moellon calcaire à employer en parement de maçonnerie à bain de mortier sera, comme la pierre de taille, ébousiné à vif, non gelif, parfaitement sain, sans fils ni moies.

La longueur de la queue de ces moellons sera moyennement égale au double de leur hauteur ; elle ne pourra pour aucun d’eux être moindre qu’une fois et demie cette hauteur, ni descendre dans aucun cas au dessous deOm 25 (vingt-cinq centimètres). Un cinquième d’entre eux, destinés à faire boutisses, devra présenter une queue moyenne de 0m 50 (cinquante centimètres).

Ils seront appareillés en assises parfaitement régulières et dont la hauteur sera au minimum de 0m 15 (quinze centimètres). Dans les parements encadrés par des chaînes en pierres de taille, cette hauteur sera calculée de manière à ce qu’aux lits des assises en pierres corresponde exactement le lil d’une des assises en moellons, sans que jamais néanmoins, il y ait une différence de plus 0m 03 (trois centimètres), entre les hauteurs de deux assises superposées.

Dans les murs verticaux, les lits seront sans amaigrissement sur au moins 0m 20 (vingt centimètres) à partir du parement et les joints sur 0m 12 (douze centimètres); dans les voûtes, les uns et les autres seront sans amaigrissement sur au moins 0m 20 (vingt centimètres) à partir de l’intrados. Dans tous les cas, les plans de lits ou de joints seront toujours normaux aux surfaces des parements.

La longueur en parement des moellons sera égale au moins à une fois et demie et au plus à trois fois leur hauteur.

Le moellon de parement pourra être traité de trois manières différentes : il sera piqué, demi-piqué ou smillé.

Le moellon piqué aura les lits et joints taillés, le parement piqué très-proprement à la pointe fine et enfermé entre des arêtes vives, sans écornures et relevées par une ciselure régulière de 0,n 02 (deux centimètres) de largeur, poussée tant sur la face que sur les lits et joints.

Le moellon demi-piqué ne différera du moellon piqué, qu’en ce que le parement sera simplement dégrossi ; mais les arêtes n’en seront pas moins relevées par des ciselures régulières.

Le moellon smillé sera simplement équarri sur les lits et joints et dégrossi sur le parement. Les arêtes devront être assez bien dressées, pour qu’une règle, appliquée contre elles, ne laisse apercevoir que des inégalités inférieures à 0m 0 1 (un centimètre) et les parements, lits ou joints assez bien dégrossis, pour que les deux

branches d’une équerre ou d’un beuveau, appliquées sur eux, ne laissent entre elles et la pierre que des inégalités de 0m 015 (quinze millimètres) au plus.

Le moellon de meulière devra être, comme le moellon calcaire, ébousiné au vif, sain, poreux, sans fils et parfaitement purgé de terre. On rejettera ceux qui, contenant des parties de caillasse, donneraient lieu de craindre une adhérence incomplète avec le mortier.

Lorsque la meulière présentera des parties d’argile adhérentes, ainsi qu’on le remarque dans certaines carrières, elle ne pourra être employée que quatre mois au moins après son extraction, afin que les gelées ou la chaleur détachent la plus grande partie de cette matière. Si cetteprécaution ne suffit pas, il sera procédé au nettoyage à l’aide de balayettes, ou forts pinceaux en fils de fer.

La meulière sera épincée, équarrie ou smillée ; la meulière épincée devra être traitée avec le même soin que le moellon smillé; la meulière équarrie correspondra au moellon calcaire demi-piqué et la meulière smillée au moellon calcaire piqué.

Les conditions exprimées ci-dessus pour le moellon calcaire seront d’ailleurs applicables à la meulière, lorsqu’elle sera employée dans les mêmes circonstances.

Les maçonneries à pierres sèches et les perrés seront exécutés soit en moellons smillés, soit en moellons bruts posés sans assises régulières, si l’inégalité d’épaisseur ne' permet pas de les disposer en assises régulières. Quelle que soit cette épaisseur, les moellons devront avoir au moins 0m 25 (vingt-cinq centimètres) de longueur de queue.

Les moellons piqués ou demi-piqués ne seront pas employés enferrés et ne serviront qu’à l’exécution des parements vus des écluses et des barrages.

Les moellons des glacis des déversoirs des barrages en pierres sèches, auront tous 0m 50 (cinquante centimètres) de longueur dd queue et seront retournés d’équerre en lits et joints sur toute cette longueur, sans amaigrissement aucun ; leur hauteur d’assise sera de 0“ 20 (vingt centimètres) au plus.

(11) Les moellons à employer dans les maçonneries de remplissage et les libages pro- Moellons bruts

viendront des meilleurs bancs des carrières indiquées. Ils seront non gelifs, sans ou de remplissage, fils, durs, sonores, bien gisants, happant au mortier, parfaitement ébousinés et Libages. purgés de terre ou de tout autre corps étranger.

Le nettoyage des moellons sera fait par l’entrepreneur avec un soin tout particulier ; cette main-d’œuvre est de rigueur.

(12) Ceux de ces moellons destinés à entrer dans la confection des bétons, seront réduits Pierres cassées,

par le cassage à des dimensions telles que les plus gros fragments puissent passer, cailloux ou gravier , , , „ / • - v % , v pour béton,

en tous sens, clans un anneau de 0m 05 (cinq centimètres) de diamètre, ils seront

purgées de débris, terre et poussière ;

Ceux destinés à former le noyau des déversoirs des barrages en pierres sèches, seront réduits à des dimensions telles que les plus gros fragments puissent passer, en tous sens, dans un anneau de ()m 08 (huit centimètres) de diamètre.

Pour remplir cette condition, on pourra exiger que la pierre cassée, à employer dans l’un ou l’autre cas, soit passée à la claie.

Moellons destinés aux enrochements.

Moellons de craie.

Dessication des pierres de taille et moellons.

Briques, carreaux de terre cuite.

Chaux.

Ciment de briques.

Pouzzolane arti ficielle.

Le caillou ou le gravier, quand l’ingénieur en autorisera l’emploi., devra remplir la même condition que la pierre cassée.

(13) Les moellons destinés à être jetés en enrochements sous l’eau, soit pour la fondation

des perrés ou des déversoirs des barrages en pierres sèches, soit pour arrièreradiers ou massifs de défense contre l’action du courant, auront les qualités prescrites pour les moellons de remplissage ; ils devront être choisis parmi les plus gros et les mieux gisants et la moitié d’entre eux devra cuber au moins 1 /25e (un vingt-cinquième) de mètre cube.

(14) Les plus petites dimensions des moellons ou carreaux de craie, employés en parement

dans la construction des maisons d’éclusiers ou de gardes, seront de 0m 25 (vingtcinq centimètres) de hauteur, sur 0m 40 (quarante centimètres) de longueur, et 0m 35 (trente-cinq centimètres) de queue.

(15) Les pierres de taille et moellons à employer en parement, ne devront entrer dans les

maçonneries qu’après avoir complètement perdu leur eau de carrière. En conséquence, les pierres de taille ou moellons durs de parement ne seront employés que quatre mois après leur extraction.

(16) Les briques seront bien cuites, légères, dures, sonores, consistantes et non vitrifiées ;

les faces en seront planes, les arêtes vives, la pâte bien liée, homogène et ne con-

tenant aucune partie calcaire ; elles devront, avant l’emploi, être complètement débarrassées du sable qui se trouve souvent adhérent à la face sur laquelle elles reposaient dans l’atelier de fabrication.

Les carreaux de terre cuite seront hexagones et satisferont aux mêmes conditions.

(17) La chaux à employer sera de la chaux hydraulique, naturelle ou artificielle, selon

qu’il sera indiqué dans le devis particulier des travaux. Elle sera bien vive et parfaitement purgée d’incuits et de biscuits.

La chaux pourra être essayée toutes les fois que cela sera jugé convenable : en conséquence, après avoir été réduite en pâte ferme, de la consistance de l’argile prête à être mise en œuvre pour la poterie, puis tassée fortement dans un vase et immédiatement placée sous l’eau, elle devra, pour être acceptée^ faire prise au bout de dix jours au plus, c’est-à-dire, porter sans dépression visiblq une aiguille à tricoter de 0m 0012 (douze dix-millièmes de mètre) de diamètre, limée carrément à son extrémité et chargée d’un poids de 0k 30 (trente décagrammes.)

(1 8) La pouzzolane commune, connue vulgairement sous le nom de ciment, proviendra de tuileaux ou de briques dont la cuisson n’aura pas été très-avancée ; elle sera réduite en poudre très-fine, passée au tamis et conservée sur les chantiers dans un lieu sec.

D’autres pouzzolanes^ beaucoup plus énergiques, sont fabriquées'artificiellement dans des ateliers spéciaux et notamment à Issy, département de la Seine. Si l’on juge utile d’en employer, elle devra provenir exclusivement des lieux indiqués par le devis particulier des travaux et l’entrepreneur sera tenu de justifier de son origine. Elle sera livrée en poudre très-fine et conservée dans des fûts hermétiquement fermés, abrités dans des magasins bien secs et bien clos.

Elle devra, à quelque époque que ce soit, satisfaire à la condition ci-après : un mélange de trois parties de pouzzolane et d’une partie de chaux grasse mesurée en pâte, réduit à la consistance de l’argile à poterie, devra faire prise après vingtquatre heures d’immersion au plus. Toute pouzzolane qui ne remplirait pas cette condition sera rejetée.

(19) Dans le cas où il serait fait usage du ciment connu dans le commerce sous le nom de Ciment de Vassy.

ciment romain, il devra provenir des fabriques de Vassy-lès-Avallon et l’entrepreneur sera tenu de prouver son origine.

Il sera conservé, comme la pouzzolane du commerce, dans des fûts hermétiquement fermés, abrités dans des magasins bien secs et bien clos. Tout ciment éventé ne sera employé que dans des cas exceptionnels et sur une autorisation écrite de l’ingénieur.

(20) Le sable sera criant à la main et purgé avec le plus grand soin de terre ou de toute Sable.

autre matière étrangère. Pour remplir cette dernière condition, on le lavera au besoin.

Celui à employer dans les maçonneries de remplissage ne sera ni trop gros ni trop fin ; à cet effet, on pourra exiger, en cas de besoin, qu’il soit passé à deux claies.

Celui destiné à la confection des mortiers de pose sera passé à travers un tamis de toile métallique, dont les mailles auront les dimensions qui seront indiquées.

(21) Le bois, quelle qu’en soit l’essence, destiné aux ouvrages permanents de charpente, Qualités

proviendra de forêts élevées et non de terrains gras et humides. Il sera de droit des bois en Sénéralfil, sans aubier, piqûres, roulures, gelivures, fïaehes, pourritures, ou nœuds vicieux, en un mot parfaitement sain.

(22) Le bois de chêne employé aux ouvrages apparents, tels que portes d’écluses, ponts Rois de chêne pour

fixes ou mobiles, vannages de prise d’eau et autres, sera de la meilleure qualité, Portes d’écluse,

. moises, chapeaux de

abattu en bonne saison depuis deux ans au moins et débité depuis six mois. L’en- pieux, etc.

trepreneur sera tenu de justifier de l’accomplissement de ces deux dernières

conditions.

Ces bois auront dans toute leur longueur les équarrissages prescrits. Ils seront parfaitement dressés et refaits à la bisaigüe et à la varlope ; on ne tolérera ni chanfrein, ni flaches, ni aubier, pas plus sur les arêtes qu’ailleurs.

Celui employé dans les fondations pour moises, racineaux, chapeaux, etc., devra être neuf et abattu depuis un an ; ces bois seront bien dressés et équarris à vive arête.

On pourra néanmoins tolérer sur les arêtes, pour faire disparaître l’aubier, des flaches qui auraient moins de 0m 02 (deux centimètres) de largeur. La moindre longueur de chacune des pièces sera de 5m 00 (cinq mètres.)

Rois de chôme pour la menuiserie.

Rois de sapin.

Rois d’orme.

Rois de peuplier.

Rois pour ouvrages provisoires.

Ardoises.

Les palplanches seront débitées à la scie et d’égale épaisseur ; leur largeur sera uni forme d’une extrémité à l’autre et devra être de 0m 25 (vingt-cinq centimètres) au moins. La tête en sera coupée carrément, les faces latérales seront bien dressées, de manière à se juxta-poser complètement, sans laisser de jour entre elles. Ces faces seront, suivant l’ordre qui en sera donné, ou laissées planes ou taillées en grain d’orge ; dans ce dernier cas, la saillie que l’on donnera au grain d’orge sera du tiers de l’épaisseur de la palplanche.

Les pieux, soit équarris, soit en grume, seront naturellement droits; ceux qui n’auraient pu être dressés qu’en tranchant les fils du bois, seront refusés. Les pieux en grume seront écorcés et les nœuds ou autres aspérités en seront ravalés avec soin La tête en sera coupée carrément, avec chanfrein au pourtour.

On entend par bois équarris, ceux dont les faces auront au moins les 2/3 (deux tiers) de l’épaisseur totale; on considérera ‘comme en grume, ceux dont les faces n’auraient pas cette largeur.

Les pointes des pieux ou palplanches seront, sur l’ordre de l’ingénieur, armées de sabots en fer ou en fonte, lorsque la résistance des couches de terrain qu’elles auront à traverser lui aura fait reconnaître l’utilité de cette mesure.

(23) Le bois de chêne employé à la menuiserie, devra réunir toutes les qualités exigées

pour les bois des portes d’écluse et avoir au moins cinq ans de coupe et deux ans de sciage.

(24) Les bois de sapin seront de l’espèce dite sapin du Nord. Ils devront présenter des

fibres serrées et une couleur rouge ou jaune. On rejettera ceux dont les fibres seraient écartées et annonceraient une croissance trop rapide.

Les voliges pour les couvertures des maisons, auront 2m 00 (deux mètres) de longueur au moins et 0 ^ 015 (quinze millimètres) d’épaisseur.

(25) Le bois d’orme destiné aux seconds planchers des ponts, sera de l’essence d’orme

tortillard ; il sera débité en planches de 0m 03 (trois centimètres) d’épaisseur, de 0m 10 à 0m 12 (dix à douze centimètres) de largeur et dont la longueur sera égale à la largeur que doivent avoir ces planchers.

(26) Le bois de peuplier employé au même usage, sera façonné de même et sera de

l’essence dite peuplier grisard.

(27) Les bois employés en ouvrages provisoires, tels que cintres, ponts de service, batar¬

deaux, etc..., seront de l’essence et des dimensions demandées. Us pourront n’être pas neufs, pourvu qu’ils soient propres au service que l’on en attend.

(28) Suivant les localités où elles doivent être employées, les ardoises proviendront,

soit des environs d’Angers, soit de ceux de Fumay (département des Ardennes). Les premières seront de l’espèce dite grande carrée fine, les secondes seront de l’espèce connue sous le nom de grand Saint-Louis et d’une teinte violette prononcée; les unes et les autres seront de la meilleure qualité et parfaitement équarries sur 0m 30 (trente centimètres) de longueur, 0m 20 (vingt centimètres) de largeur et 0m 0025 à 0m 003 (deux millimètres et demi à trois millimètres) d’épaisseur.

(29) Les tuiles seront de la meilleure qualité marchande employée dans la localité, bien

cuites et en quelque sorte vitrifiées au feu et parfaitement moulées.

(30) Le zinc sera du n° indiqué et généralement du n° 14, quand il s’agira de couverture,

et du n° 12 pour les autres ouvrages, tels que chéneaux, tuyaux de descente, etc...

(31) Le verre dont on fera usage sera de l’espèce dite façon d’Alsace. On le choisira parmi

le plus blanc et le plus épais. Il sera bien plan, clair, sans tache ni boudiné.

.(•32) Le goudron devra provenir du Nord et être d’origine végétale; il sera de la meilleure qualité, liquide et sans aucun mélange de matières étrangères.

(33) Le brai sera d’un brun roux, à cassure vitrée et de première qualité.

(34) L’étoupe employée au calfatage proviendra généralement de vieilles cordes gou¬

dronnées défdées. Celle qui n’aurait pas cette origine sera de la meilleure qualité marchande et goudronnée avant l’emploi.

(35) Toutes les matières employées dans les peintures seront de première qualité mar¬

chande, examinées et reçues avant l’emploi.

. Les couleurs seront parfaitement broyées sur une table de marbre, au moyen d’une molette, à l’huile d’œillette rendue siccative en la faisant bouillir avec trente grammes de litharge par kilogramme d’huile; ces couleurs seront ensuite détrempées à l’huile de lin, mélangée par moitié avec de l’essence de thérébentine.

Ce broyage et ces mélanges seront exécutés, sous la surveillance de l’administration, soit sur le chantier même, soit dans un atelier spécial.

(36) La fonte sera de première fusion pour les tuyaux d’aqueducs, les pièces de pont et

autres grosses pièces qui ne demandent pas une précision extrême, et de deuxième fusion pour les pièces de mécanique, ou celles qui leur seront assimilées par suite des difficultés que présentera leur exécution. L’entrepreneur suivra du reste, à cet égard, les indications de l’ingénieur. Dans l’un et l’autre cas, elle devra être grise, homogène, peu cassante et grenue dans la cassure, douce à la lime et susceptible de se percer, se buriner ou s’aléser à froid.

Les pièces qui contiendraient des pailles, bavures, aspérités ou inégalités à la surface, des soufflures ou d’autres défauts ne seront pas admises. -

(37) Le fer à employer dans les ouvrages devra, en général, être liant, doux, d’un grain

fin, à cassure fibreuse et non cristalline, sans paille ni gerçure, pliant à froid, sous un angle de 90°, et pouvant se redresser sans se rompre.

Celui à employer dans la construction des ponts suspendus et principalement en boulons et liges de suspension, devra être d’une qualité supérieure. Il sera très-doux et très-nerveux. Il sera éprouvé avant Remploi et supportera une charge de quarante kilogrammes au moins par millimètre carré de section. Il devra s’allonger d’un trentième au moins avant de se rompre.

Tuiles.

Zinc.

Vitrerie.

Goudron.

Rrai.

Étoupes.

Peinture.

Fonte de fer.

Fer forgé.

Fil de fer pour les ponts suspendus.

Épreuves des fers et fontes.

Tôle.

Cuivre.

Plomb.

Piquetage

pour l'exécution des terrassements.

Les ferrures des portes, contrevents et croisées des maisons de'gardes ou d’éclusiers, seront prises dans les meilleures fabriques ; le fer en sera bon et le travail soigné ; elles seront solidement exécutées et proprement limées. On rejettera toutes celles qui seraient reconnues être de pacotille.

(38) Le fil de fer qui entrera dans les ponts suspendus proviendra des meilleures tré-

fileries. On emploiera, pour la confection des câbles, du fil de fer n° 18 ; pour les ligatures des câbles, du fil de fer n° 12 ; et pour les ligatures des fils, du til de fer n° 3. Les fils seront vernis avant leur emploi en les plongeant à deux reprises différentes, dans de l’huile bouillante, cuite avec de la litharge et du noir de fumée.

Les brins destinés à l’exécution des câbles devront avoir au moins deux cents mètres de longueur chacun. Ils seront examinés avant leur emploi. Les masses de fils qui auraient paru les plus défectueuses seront mises de côté pour être éprouvées ; chaque brin devra supporter sans se rompre une charge de 75 k. (soixante-quinze kilogrammes) par millimètre carré.

(39) Outre les épreuves dont il vient d’être parlé pour les fers des ponts suspendus, toutes

les pièces de fer ou de fonte à employer dans les travaux pourront être soumises,

avant l’emploi, à des épreuves qui consisteront à leur faire supporter, pendant

24 heures consécutives, un effort double au moins de l’effort maximum qu’ellesdoivent supporter dans l’application.

(40) La tôle de fer sera sans écailles ni autres défauts et exactement de l’épaisseur de¬

mandée.

(41) Le cuivre sera de première qualité, rouge, bien homogène et sans mélange d’aucun

métal.

(42) Le plomb sera doux, ductile et de l’espèce connue dans le commerce sous le nom de

plomb noir.

Celui a employer dans les couvertures ou les chéneaux des bâtiments sera livré en lames, ayant exactement l’épaisseur prescrite; celui à employer en scellement sera livré en saumons.

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