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MALADIES DU FOIE

nièrement sur une jeune femme, d’une constitution faible, et qui, sujette à des rechutes de bronchite chronique , éprouvait, à chaque aggravation de la maladie du péritoine, tous les symptômes d’une gastralgie intense. Nous ne connaissons aucun cas où l’on ait observé une semblable dépendance sympathique.

DÉGÉNÉRATION KÏSTEUSE.

M. Becourt a dit que le Musée de Strasbourg possède la pièce pathologique d’un kyste développé dans le corps et la queue du pancréas. Ce kyste a le volume d’une tête d’enfant de 4 ans; ses parois sont fibreuses, blanchâtres, très-résistantes, de l’épaisseur d’une ligne; la tête du pancréas paraît être restée saine. On ne connaît pas les détails de la maladie.

L’ohservation suivante , due à Stoerck, doit trouver place ici , .bien qu’il reste quelques doutes sur la véritable nature du cas pathologique qu’elle présente.

Une femme de 28 ans, jouissant d’une bonne santé, fut prise tout à coup, et sans cause connue, d’un vomissement très-violent; les régies qui coulaient furent arrêtées, et cette suppression fut suivie de gêne dans la respiration , de froid aux extrémités et de fortes palpitations (saignées , anti-émétique , lavements, etc. ). Bien qu’il existât encore des palpitations et de l’anxiété, l’état de la malade s’améliora; mais celle-ci s’étant levée, les symptômes s’aggravèrent, et on commença à sentir à la région épigastrique des pulsations qui répondaient à celles du cœur; la moindre nourriture augmentait la dyspnée. Divers remèdes restèrent sans succès. A l’époque suivante, les règles ne reparurent pas. Dès lors , les pulsations à l’épigastre devinrent plus violentes , et on put y reconnaître une tumeur rénitente (nouvelle saignée en- ' core suivie d’amélioration). Les symptômes ne tardèrent pas à reparaître avec plus de violence. La malade sentit alors un poids incommode dans la région épigastrique , qui ne diminuait que quand elle était couchée et qu’elle inclinait le corps en avant; le pouls était inégal* et il y avait insomnie et constipation (rob de sureau, petit-lait en boisson). Ce traitement réussit, et, pendant trois mois et demi, la malade se trouva dans un état assez satisfaisant. Tout à coup ses forces diminuèrent, il survint des vomissements bilieux et des selles de même nature, la tumeur s’accrut et bientôt la mort survint. — Autopsie : l’estomac, l’épiploon et les intestins étaient déplacés et comprimés, le pancréas était tellement volumineux et pesant , qu’il dépassait le poids de treize livres. Eu l’ouvrant, on vit que ce n’était qu’un sac rempli de sang, en partie grumeleux , en partie coagulé , et commençant à s’organiser.

Cette observation est pleine d’intérêt ; mais

à quelle altération pathologique la rapporter? Y a-t-il eu dans ce cas, comme Stoerck le suppose , rupture d’une artère moyenne du pancréas ? Ce cas a été observé pour la thyroïde, et a été nommé par les auteurs, goitre anévrismatique. Est-ce un foyer apoplectique, analogue, quoique plus volumineux, à ceux observés et décrits par M. Cruveilhier, dans le Dictionnaire de médecine pratique; par M. Robert , dans les bulletins de la Société anatomique ; et par Prost ? Doit-on rapporter cette altération à celle que l’on observe quelquefois dans le corps thyroïde , qui ne forme plus alors qu’un kyste distendu par des matières sanguinolentes , et telle que l’observa une fois M. Lisfranc qui, plongeant un trocart dans une tumeur de la glande thyroïde, fut surpris d’en voir sortir un jet de matière sanguinolente , et crut avoir affaire à un anévrisme?

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