‹ Cours de pathologie interneChapitre 169 sur 232 · DES CENTRES NERVEUX · texte numérisé non relu

DES CENTRES NERVEUX

tincte, soLs la forme aiguë, ou sous la forme chronique.

1° Forme aiguë. Elle est beaucoup plus rare que la forme chronique. Les symptômes qu’elle détermine ressemblent entièrement à ceux d’une forte attaque d’apoplexie. En effet, l’individu est pris tout à coup de perte de connaissance, de paralysie, d’état comateux. La ressemblance devient plus parfaite lorsque le poumon s’engoue et que la respiration devient stertoreuse. Alors la mort arrive chez les uns en moins d’une heure, chez les autres au bout de plusieurs heures, d’autres fois après quelques jours, mais toujours avec les symptômes de l’état apoplectique. C’est la véritable apoplexie séreuse des anciens.

Voyez, combien c’est avec juste raison que nous avons rejeté le terme apoplexie comme synonyme d’hémorragie cérébrale. Ici tout le cortège d’une apoplexie se manifeste avec une altération toute différente.

On a vu l’œdème aigu du cerveau survenir au moment où d’autres maladies disparaissaient. Ainsi , Dance a publié l’observation d’un individu affecté d’une ascite qui disparut, et qui fut remplacée par un œdème du cerveau. Le malade succomba en moins d’un quart d’heure.

2° Forme chronique. Cette forme a été plus souvent observée ; elle se rencontre surtout chez les vieillards très-avancés en âge. Chez quelques malades on voit l’intelligence, le sentiment et le mouvement s’affaiblir sans qu’on puisse accuser l’influence de l’âge, mais bien un état morbide du cerveau, qui se présente alors infiltré de sérosité, œdématié.

M. Etoc Demazy attribue la stupidité des aliénés à l’œdème chronique du cerveau ; il a soutenu, il y a deux ans, une thèse remarquable sur ce sujet.

Quant au traitement, il doit varier suivant que l’œdème est à l’état aigu ou à l’état chronique. A l’état aigu, il se rapproche des flux actifs contre lesquels on doit employer les émissions sanguines, et des révulsifs puissants. A l’état chronique, ces mêmes révulsifs sont plus ou moins répétés.

Page 1