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ÉTAT DE LA PULPE NERVEUSE AUTOUR DES TUBERCULES

La pulpe nerveuse, autour de ces tubercules peut rester entièrement saine. On dirait alors que la masse tuberculeuse n’a pas agi sur la pulpe, et il est très-difficile de les distinguer l’une de l’autre. Elle peut présenter des altérations variables : c’est tantôt une simple injection, tantôtun ramollissement, tantôt une induration. Souvent on trouve un affaissement tel des circonvolutions, qu’elles semblent effacées.

Les membranes peuvent aussi présenter des altérations. Elles ont été trouvées épaissies, injectées, ayant contracté des adhérences entre elles ou avec la pulpe nerveuse, présentant des épanchements séreux, aigus ou chroniques (1).

Les tubercules des centres nerveux coïncident toujours avec les tubercules pulmonaires: ce qui confirme cette proposition de M. Louis, que toutes les fois qu’un organe présente des tubercules, il en existe aussi dans les poumons. Cependant on a vu deux cas de tubercules cervicaux qui ne coïncidaient pas avec les tubercules pulmonaires. L’un est dû à M. Paillard, Journal hebdomadaire, t. iv, p. 15; l’autre est consigné dans la thèse de M. Duffourc.

Causes. Les tubercules des centres nerveux se développent, dans l’immense majorité des cas, indépendamment des causes extérieures irritantes. lisse développenllentement, sourdement, sans aucune influence extérieure. On ne peut attribuer leur production qu’à une perversion des fonctions de nutrition et de sécrétion.

Ces tubercules sont surtout une maladie des enfants. On les a cependant rencontrés chez les adultes jusqu’àl’âge de quarante-cinq ans. Passé cet âge, on n’en a plus rencontré. Leur plus grande fréquence est de un à cinq ans, et puis de dix à douze ans.

(i) C’est chez les enfants surtout que s’observent ces vastes épanchements autour des tubercules eu dans les méninges. L’hydrocéphale aiguë des enfants résulte souvent de ces tubercules, et c’est l’épanchement séreux qui cause la mort des malades. A l’autopsie des enfants morts phthisiques, on a souvent trouvé des tubercules dans le cerveau, dont la présence s’était manifestée par des symptômes de méningite. Les belles recherches de M. Rufz ont singulièrement éclairé ce point de pathologie.

Symptômes. Dans quelques cas ils ne se sont traduits paraucunsymptôme. Dans quelques autres cas, lessymptômes se présentaient sous une forme intermittente. La santé était à peu près parfaite dans l’intervalle des deux accès. Dans d’autres cas, on n’a aperçu que quelques troubles légers s’exaspérant par intervalle.

Ces symptômes sontla céphalalgie, qui existe dans le plus grand nombre des cas. Elle peut être continue ou intermittente. Cette céphalalgie, que les malades appellent migraine, a été souvent le seul accident.

Dans d’autres cas, il y a eu des lésions nombreuses du mouvement. C’était tantôt la paralysie, tantôt la contracture, des convulsions, des accès épileptiformes. Ces accidents se sont montrés, soit isolés, soit réunis.

L’intelligence peut se conserver saine ou se troubler. Dans quelques cas il y a eu des vomissements.

On peut dans certains cas acquérir au moins une grave présomption de tubercules cervicaux. Ou’un enfant, par exemple, ait une céphalalgie, seule ou accompagnée de lésions de mouvements, que cette céphalalgie soit intermittente ou constante, examinez attentivement les organes thoraciques. Si vous reconnaissez des tubercules pulmonaires vous êtes fortement fondé à soupçonner des tubercules cervicaux.

Plusieurs malades atteints de tubercules cervicaux ont succombé à une méningite ou à une hydrocéphale aiguë.

Les tubercules du mésocéphale n’ont rien présenté de particulier. M. Larcher en a cité un cas où le principal symptôme avait été la chorée.

Les tubercules du cervelet sont plus rares que ceux du cerveau. La science en possède vingt cas.

Voici les symptômes observés :

Céphalalgie vers l’occiput s’irradiant ou non, dix-sept. fois.

Dans un cas le malade présenta des vertiges presque continuels ; il tombait sans perle de connaissance, ni écume à la bouche.

Sensibilité. Rien de particulier; dans un seul cas la peau fut légèrement endolorie. Vue affaiblie ou perdue, sept fois.

, Intelligence affaiblie, cinq fois.

| Mouvements convulsifs, sept fois.

| Paralysies, huit fois, j Vomissements, dix fois, j Organes génitaux modifiés une fois dans un cas cité par M. Montault; le siège des tubercules était dans le lobe médian, il y avait un désir immodéré de coït.

. Dans tous ces cas la maladie a eu une marche lente et chronique, traversée de temps en temps par des symptômes de maladie aiguë ,

| tels que les convulsions et le délire. Après une

production de tubercules plus ou moins éloignée , une maladie bien franche peut se déclarer, telle qu’une hydrocéphale ou une méningite aiguë. Alors le coma survient et la mort arrive rapidement. Telle est la terminaison ordinaire des tubercules du cerveau.

Dans la moelle épinière, les tubercules sont aussi plus communs chez les enfants que chez les adultes. Cependant M. Prus en a observé sur un homme de soixante ans.

Les symptômes qui les traduisent sont ceux de la compression et de l’irritation qu’ils déterminent, et de ces effets résultent des lésions du mouvement et du sentiment. Dans un cas où les tubercules siégeaient dans le bulbe rachidien, le malade mourut dans des accès d’ydrophobie.

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