ET DANS LES ORGANES GÉNITAUX
Nous avons traité , d’une manière spéciale, de ces névroses dans les deux premiers volumes de cet ouvrage. Nous allons n’en présenter qu’un tableau général.
Il importe d’abord de reconnaître que la condition générale de leur développement n’est pas constante. Tantôt elles se développent sous un état de pléthore et d’excitation générale, tantôt, au contraire, c’est sous l’influence d’une grande faiblesse , d’épuisement nerveux ou sanguin. Remarquons aussi que la plupart de ces névroses peuvent finir par devenir des lésions plus graves, et qu’une simple gastralgie ou de simples palpitations du cœur peuvent , à la longue , se terminer par un cancer de l’estomac , ou par une hypertrophie du cœur. Par contre, une véritable gastrite chronique peut se transformer en gastralgie.
Névroses des organes de la digestion. Elles peuvent être caractérisées par une lésion de la sensibilité, se traduisant par la douleur qui entraîne une altération de la digestion. Quelquefois c’est un trouble dans le mouvement péristaltique de la tunique musculaire des intestins, qui peut produire des accidents simulant ceux de l’étranglement interne. Ces accidents ont reçu le nom particulier de globe antipéristaltique, et s’accompagnent de vomissements nerveux. D’autres fois, c’est par la diminution des contractions de la tunique musculaire. Alors se produit la dyspepsie avec toutes les variétés que nous avons déjà indiquées.
Névroses des organes de la circulation.
Du côté du cœur il peut y avoir douleur produite par une simple névralgie, par lésion des mouvements du cœur. Ainsi peuvent avoir lieu des battements trop forts, trop rapides, trop faibles ou trop lents. La syncope peut être produite par suspension des battements du cœur. Du côté des vaisseaux, il est fort difficile d’admettre, dans l’état actuel de la science, des névroses des artères, quoique M. le professeur Dugès ait décrit ces lésions sous le nom de névrartères. Les capillaires sont susceptibles de changements remarquables; ainsi se produisent la rougeur et la pâleur de la face. II est évident que dans ce cas la circulation capillaire est sous l’influence de l’action nerveuse. Ne peut-on pas admettre aussi qu’une sorte de circulation fébrile puisse résulter d’une altération dans la calorification ? Or, la calorification est évidemment sous l’influence du système nerveux, et il peut y avoir des névroses caractérisées par cette simple altération de la calorification.
Névroses des organes de la respiration.
Nous avons vu qu’il existe des dyspnées purement nerveuses. Le siège des lésions qui produisent cesdyspnées peut être dansles muscles thoraciques, dans les muscles du larynx, ou dans les vésicules pulmonaires. La toux est souvent aussi un résultat purement nerveux.
Névroses des organes des sécrétions. Une émotion morale peut provoquer la suppres-