NÉVROSES DANS L’INTESTIN
catoires. On se trouve quelquefois très-bien de l’application d’un large sinapisme sur l’épigastre , quelquefois d’un moxa ou de frictions ammoniacales. Dans certains cas , il convient d’agir sur les intestins, en donnant des lavements purgatifs drastiques. Enfin il importebeaucoup d’exercer une action surles centres nerveux, en administrant l’opium et ses préparations tantôt par l’estomac , tantôt par le rectum, tantôt par la peau. Un excellent ipoyen consiste dans l’application sur la peau, dépouillée de son épiderme, d’un emplâtre de thériaque arrosé de vingt à soixante gouttes de laudanum et de quelques gouttes de la solution d’acétate de morphine. On administre aussi le camphre, le musc et la valériane.
La deuxième indication, qui consiste à prévenir le retour des vomissements , varie suivant les causes qui le produisent. 11 cpnvient d’abord d’employer les tempérants, comme les évacuations sanguines, les bains, lesbpissons mucilagineuses , un régime doux. On passe ensuite aux toniques , comme le quinquina et ses préparations, les ferrugineux, l’eau de Vichy, la rhubarbe, le columbo. On ordonne, en même temps, une alinnentation excitante, comme le bœuf et le mouton. Enfin on obtient quelquefois des succès par l’emploi de moyens entièrement perturbateurs, comme l’électricité , le magnétisme.
La formation et l’émission d’une quantité insolite de gaz, peut être le résultat soit de la gastrite, soit de la diète; ces gaz peuvent être produits par des aliments farineux, ou ne pas reconnaître de cause appréciable. Dans cecas, l’art ne possède pas de moyens efficaces contre cette incommodité. On se trouve bien cependant en général de l’emploi du carbonate de soude ou de magnésie , comme moyens palliatifs.