DE L’OESOPHAGISME OU SPASME DE L’OESOPHAGE
L’œsophage présente quelquefois une lésion d’innervation caractérisée par la difficulté ou l’impossibilité de la déglutition , que l’on ne peut rapporter à d’autre altération qu’à celle du système nerveux. Le spasme de l’œsophage s’observe dans le cours d’u ne maladie nerveuse, pendant les accès d’hystérie. On l’a vu survenir à la suite d’un refroidissement et de la disparition d’un rhumatisme. II accompagne quelquefois la gastrite chronique, et il est un des symptômes de plusieurs maladies de l’in- | testin , du cerveau et de la rate.
Symptômes. Quand cette effection débute brusquement, le premier symptôme que le malade éprouve est une difficulté subite d’avaler . et la sensation d’une boulé qui semble remonter le long de l’œsophage. Cette difficulté se prolonge longtemps dans certains cas au point de faire croire à une dégénérescence organique Mais dans la plupart des cas, ce spasme n’est pas permanent, il ne se manifeste que de temps à autre. Quelquefois l’ingestion des aliments est impossible et le bol alimentaire après avoir franchi facilement le pharynx , arrivant à un point quelconque de l’œsophage, est expulsé par un effort de vomissement.
Cette affection peut déterminer un grand dépérissement et il est urgent de la combattre le plus tôt possible. Pour cela on emploiera avec avantage les antispasmodiques , comme le musc , le castoréum , le camphre , l’assa- ’fœtida administrés en lavement ou par la méthode endermique; les bains fréquents et surtout les bains froids de rivière sont très-utiles dans cette affection. On a employé avec succès ces frictions de belladone , de jusquiame et
MALADIES DE L'APPAREIL CIRCULATOIRE
de morphine. Quelquefois on est obligé d’avoir recours aux sondes dilatantes.