ANGINE SIMPLE
Nous désignons ainsi l’inflammation de la membrane muqueuse qui revêt l’isthme du gosier, le voile du palais, ses piliers et les amygdales. On l’appelle aussi angine gutturale.
Cette affection est fréquente au printemps où elle règne quelquefois d’une manière épidémique. Stoll , Pringle, Sydenham et d’autres observateurs nous ont laissé l’histoire d’épidémies d’angines gutturales. Qu’elle soit sporadique ou épidémique , cette maladie est plus commune dans Ja jeunesse et chez les individus d’un tempérament lymphatique elsanguin.Sa cause occasionnelle la plus fréquente, est le passage subit du chaud au froid. Les boissons alcooliques, les liquides très-chauds et très-froids, les caustiques, les acides, un air mêlé de vapeurs irritantes , la déterminent fréquemment. Elle survient aussi sans qu’on puisse découvrir la cause de sa production.
Le premier symptôme qui annonce l’angine gutturale est la gêne de la déglutition ; la voix prend un accent nasonné, la membrane muqueuse, qui est le siège de l'inflammation est rouge, sèche, luisante, médiocrement tuméfiée, si ce n’est à la luette, dont la pointe chatouillant la base de la langue, provoque à tout instant le besoin d’avaler, détermine des envies de vomir, et quelquefois la toux. Plus lard, à cette sécheresse succède une exhalation plus ou moins abondante d’un mucus filant. La membrane qui revêt les amygdales est recouverte d’un enduit .grisâtre. Les malades, obligés pour respirer, de leni r la bouche ouverte pendant le sommeil, présentent, au réveil, le dessèchement deda gorge et du mucus qui a été sécrété , dont l’expuition donne lieu à des efforts très-pénibles.
Cette maladie, dont la durée est courte, se termine toujours par résolution, à moins, ce qui est rare, qu’un abcès ne se forme soit dans la luette, soitdans le voile du palais. Si les choses se passent ainsi, il sera facile de s’en apercevoir au gonflement des parties, et à la forme différente que prendront les deux moitiés du voile du palais, qui sera reconnue, soit
par l’inspection seule, soit par l’introduction du doigt. Si ces abcès ne s’ouvraient pas d’euxmêmes, il faudrait recourir à l’instrument tranchant.
Chez les très-jeunes enfants il n’est pas toujours facile de reconnaître l’angine gutturale. Chez eux, en effet, comme l’a très-bien observé Billard , la membrane muqueuse qui revêt l'isthme du gosier et le voile du palais présente ;une rougeur très-ressemblante à la rougeur inflammatoire. IJ faut alors rechercher avec soin si l’enfant a de la fièvre, s’il y a gêne daps la déglutition, s’il a des régurgitations , si sa voix est altérée et sj surtout la rougeur , ap lieu d’être uniformément répandue , n’occupe qu’une surface isolée.
Cette inflammation est ordinairement exempte de danger. Elle est quelquefois symptomatique, telle est celle qui a lieu dans la scarlatine.
Le traitement de l’angine gutturale consiste dans l’administration des boissons muçilagineuses , dans l’application sur le cou de topiques chauds et de cataplasmes émollients, de révulsifs sur les membres inférieurs et enfin dans les émissions sanguines , soit par la saignée, soit par les sangsues. Si la phlegmasie est légère , les premiers moyens seront suffisants et l’op n’aura recours aux émissions sanguines que lorsque l’inflammation sera intense. La diète, le repos, le silence seront d’un grand secours.
Quelquefois le mal de gorge complique l’embarras gastrique ; dans ce cas, un vomitif enlève l’une et l’autre maladie.
de l’angine tonsillaire ou amygdalite.
Cette inflammation est une des plus fréquentes que l’on puisse rencontrer. Elle affecte tous les Jiges et tous les sexes , mais plus particulièrementles enfants et les femmes (1). Elle est quelquefois périodique, pien différente de l’inflammation qui affecte les autres organes doubles, l’angine tonsillaire est rarement bornée à une seule amygdale; sur 48 observations de cette maladie recueillies dans ces derniers temps nous trouvons que 4i fois elle a affecté les deux amygdales. Quoiqu’elle soit plus commune au prinlempset en automne, on l’observe cependant en toute saison. Elle règne aussi quelquefois épidémiquement, lorsque, surtout, régnent aussi ou ont régné antérieurement des épidémies de scarlatine ou
(1) Depuis Quarin on répète que l'amygdalite est plus fréquentechez les femmes que chczles hommes; MM. Louiset Rufz ont recueilli 64 observations d’angine tonsillaire dont 39 existaient chez des hommes et 25 seulement chez des femmes. D’après des renseignements sur l’exactitude desquels je ne puis élever aucun doute, j’ai acquis la certitude que cette affection est beaucoup plus fréquente dans les pensionnats de jeunes gens que dans ceux de jeunes : demoiselles. A. L,
DE L’ANGINE DIPHTÉRITIQUE.
de rougeole. La cause la plus active de cette épidémie est l’impression subite du froid sur le corps échauffé. On la voit souvent se développer chez les femmes, au moment dé l’apparition de leurs règles, sous l’influence soit de l’immersion des mains dans l’eau froide, soit d’un refroidissement quelconque. Le contact d’un liquide trop chaud ou trop froid, l’usage des aliments âcres, ou les stimulations répétées, la produisent fréquemment. Dans quelques circonstances, enfin, elle survient sans qu’orl puisse lui assigner aucune cause.
L’amygdalite peut survenir sans qu’elle soit annoncée par aucun prodrome; elle se manifeste alors par la difficulté d’avaler, et par la sensation d’un corps étranger dans l’arrièrebouche. Leplus ordinairement elle est précédée parles symptômes généraux communs à toutes les phlegmasies, tels que frissons, céphalalgie, soif, inappétence et réaction fébrile. Cet état ayant duré plus ou moins longtemps, une douleur variable en intensité se manifeste, en même temps qu’un besoin continuel et inutile d’avaler. La déglutition devient difficile et douloureuse, les efforts pour cracher sont fréquents et atcompagnés d’une toux rauque et gutturale; les matières rejetées sont filantes et claires ; la voix s’obscurcit ou s’éteint entièrement; quand le gonflement des amygdales est considérable, la respiration est gênée, et il peut y avoir suffocation passagère.
Pour faire l’inspection des parties malades, la mâchoire inférieure étant abaissée, on déprime la base de la langue avec une spatule ou le manche d'une cuiller. On voit alors les amygdales tuméfiées au point quelquefois de se toucher par leurs surfaces internes. La membrane qui les recouvre est sèche ou présente des concrétions blanchâtres, ou une couche grisâtre et membraniforme. La trompe d’Eustachi participe ordinairement à l’inflammation, et les malades éprouvent de la douleur dans l’intérieur de l’Oreille pendant le bâillement ; quelquefois il y a surdité plus ou moins complète.
Des symptômes généraux peuveht se joindre â ces symptômes locaux, tels que la céphalalgie, la rougeur de la face, la soif, les nausées, la chaleur de la peau et un mouvement fébrile plus ou moins intense. L’urine aussi devient rouge et fait éprouver pendant son expulsion un sentiment d’ardeur.
La durée de l’amygdalite est ordinairement de six à huit jours. Elle se termine souvent par résolution; mais lorsque l’inflammation est intense, elle se termine par suppuration. 11 se forme un abcès qui s’ouvre ordinairement dans un effort que fait le malade pour cracher. Le pus a une odeur fétide. Quelquefois le pus, au lieu d’être versé dans la bouche, se fraie une voie au dehors et peut fuser sur les côtés du cou.
Quand cette inflammation a atteint souvent le même individu, les amygdales resteht plus dures et plus grosses et sont prédisposées à contracter de nouveau la maladie. Elles deviennent quelquefois si volumineuses que leur incision est nécessaire.
Traitement. Les boissons délayantes ou mucilagineuses, les cataplasmes émollients sur le cou , des vapeurs douces dirigées au fond de la gorge, tels sont les moyens qu’il faut employer dans les premiers temps. Les gargarismes émollients, quand ils peuvent être supportés, sont fort Utiles. Il faut aussi recourir aux pédiluves sinapisés, aux lavements laxatifs et à la diète. Quant aux émissions sanguines, il ne faut les employer que lorsque l’intensité de la phlegmasie locale, ou des symptômes généraux les réclament, et une ou plusieurs saignées sont plus avantageuses que l’application de sangsues.
DE LA PHARYNGITE OU ANGINE PHARINGÉE.
Cette maladie est idiopathique ou symptomatique de quelque affection générale. Ainsi, elle accompagne la scarlatine, elle est une des lésions les plusconstanlesdela rage, et s’observe aussi dans la syphilis. N’est-il pas remarquable de voir la même affection naître sous l’influence de causes si diverses ?
Cette inflammation peut occuper la partie supérieure ou inférieure du pharynx. Les symptômes ne sont pas les mêmes dans les deux cas. Dans le premier cas, le malade éprouve d’abord une sensation de chaleur ou de sécheresse dans la gorge, et une gêne plus ou moins grande dans la déglutition. A cette époque, la portion supérieure du pharynx est rouge, luisante, sèche, couverte dans quelques points d’un mucus très-collant, qui ne s’en sépare qu’à l’aide de gargarismes. La voix est peu altérée, la déglutition douloureuse.
Sa durée est variable ; elle passe quelquefois à l’état chronique, et cela s’observe surtout sous l’influence de la syphilis.
Upe variété remarquable de cette inflammation, est celle que l’on a décrite sous le nom d’angine couenïieuse ou diphtèritique.
i)E L’ANGINE DIPHTÉRITIQUE.
Cette maladie débute par une rougeur plus ou moins vive du pharynx, et le gonflement de l’une ou des deux amygdales. La déglutition est moins difficile et moins douloureuse que dans les autres angines; souvent les 1 symptômes généraux sont à peine sensibles; quelquefois ils acquièrent une grande intensité, ainsi que les symptômes locaux. Cette période d’invasion est souvent très -courte; bientôt après, les amygdales, la luette, le voile du palais , la face postérieure du pharynx, présentent de petites plaques blanches
MALADIES DE L’APPAREIL DE LA DIGESTION
oü jaunâtres, lisses, luisantes, irrégulièrement circonscrites, et d’un aspect lardacé. Aussitôt qu’elles paraissent, les ganglions cervicaux et sous-maxillaires se tuméfient et deviennent douloureux, et la gêne de la déglutition est en rapport plutôt avec le développement de ces ganglions qu’avec celui des plaques du pharynx. Dans quelques circonstances, l’engorgement des ganglions a été accompagné de celui des parotides. Les plaques s’étendent plus ou moins rapidement ; ordinairement elles envahissent les amygdales, le voile du palais et la luette, en imprimant à ces parties des modifications de forme et de volume. Les plaques, après s’être étendues, se circonscrivent d’un cercle rouge, se boursouflent, se décollent et se détachent par lambeaux, en laissant suinter quelques gouttes de sang qui se mêlent à une salive abondante et fétide. Les fosses nasales participent bientôt â cette maladie, et on observe alors un écoulement par les narines d’un liquide séi’eiix, jaunâtre, sanguinolent et très-fétide. La production pseudo-membraneuse tombe et se renouvelle plusieurs fois; il arrive une époque où elle ne se renouvelle plus, ou bien que celle nouvellement produite, se ramollit, est expulsée avec des fragments de membrane, et un mucus sanguinolent. Quelquefois la maladie se termine par résolution, et la fausse membratte est absorbée.
dette affection locale s’accompagne de phénomènes généraux, tels que la pâleur et la bouffissure de la face avec altération des traits, et cômme il arrive souvent que les organes de la respiration sont envahis par l’exsudation pseudo-membraneuse, la toux, la difficulté de respirer, et tous les symptômes qui caractérisent les affections des voies respiratoires, ne tardent pas à se montrer. Une broncho-pneumonie intermittente très-grave peut survenir, d’autant plus difficile à reconnaître qu’elle est masquée par les symptômes de l’angine, et peut faire succomber le malade, alors qu’on ie croit hors de danger.
Quand la diphtérite est sans complication, elle ne présente pas de grands dangers. Sa durée est (Ordinairement de quinze à vingtcinq jours. Elle ne devient grave que lorsque l’inflammation, ayant envahi les voies respiratoires, donne lieu au croup ou à la pneumonie que nous avons signalée.
L’anatomie pàtholôgique a démontré qué les altérations que nous présente cette maladie, sont différentes, suivant l’époque où on les examine. Dans les premiers jours, simple rougeur, injection de la muqueuse pharyngienne. Plus lard, fausse membrane plus ou moins ferme, épaisse, adhérente ou boursouflée. Au-dessous de la fausse membrane, le tissu muqueux est rouge, injecté, et comme desséché. Quand la maladie a marché vers une
terminaison heureuse, les plaques oftt dis paru pour faire place à une teinte rosée uniforme qui s’affaiblit de plus en plus pour revenir à la couleur normale.
Causes. Cette affection se montre dans toutes les saisons, sous tous les climats, mais principalement dans les pays humides. Elle est sporadique, endémique ou épidémique, et cette dernière forme est très-fréquente. L’enfance y est plus exposée que les autres âges, et plus les enfants sont jeunes, plus la maladie est grave par la fatale prédisposition de cet âge aux affections des voies respiratoires. Quelques médecins pensent que cette affection est contagieuse.
Traitement. L’application de l’acide hydroêhlorique de la manière que nous avons indiquée aux articles stomatite* angine, etc., est la première indication à remplir. L’emploi de cet agent doit être modifié suivant l’intensité de la maladie. Lorsque l’affection diphtéritique marche rapidement, il faut cautériser d’une manière énergique avec de l’aCide pur ou presque pur. On mitigera l’action de l’acide avec un tiers ou un quart de miel rosat* quand la maladie marchera lentement. On pourra substituer à l’acide hydro-chlorique , les solutions concentrées de sulfate acide d’alumine ou de chlorure d’oxyde de sodium. Ori peut insuffler aussi le sulfate acide d’alumine réduit en poudre impalpable, ou le calomel préparé à la vapeur.
Après ces moyens locaux, il convient d’employer les moyens généraux, tels que les boissons mucilagineuses , les saignées générales chez les sujets forts et robustes, et quand la fièvre est intense, les rubéfiants, les vésicants et les bains tièdes.
DE L’OESOPHAGITE.
Cette maladie est assez rare, elle accompagne le plus souvent la gastrite ou la pharyngite .
Elle est aiguë ou chronique.
Dansl’œsophagite aiguë, la membrane muqueuse est rouge ; mais pour que cette rougeur soit distinguée , il faut qu’elle soit trèsvive, parce que l’épithélium est fort épais à l’œsophage. Pour peu que l’inflammation se prolonge, la membrane muqueuse se tuméfie, l’épithélium se détruit, et il arrive un moment où elle est mise à nu. A la place de i’épithélium existe un liquide pultacé. Dans certains cas, les follicules muqueux se développent au point d’avoir l’aspect des boutons de la variole. Les autres tuniques peuvent aussi être altérées et se ramollir ou s’ulcérer. Quelquefois l’ulcération aboutit à la perforation. La terminaison de cette inflammation peut aussi se faire par un abcès.
La totalitéde l’œsophage peuts’enflammer ; dans la grande majorité des cas l’inflammation est bornée au quart inférieur de l’organe.
DE L’OESOPHAGISME.
Causes. C’est une maladie presque toujours accidentelle; elle succède ordinairement à l’action du refroidissement, de l’ingestion de substances âcres et corrosives, de corps étrangers introduits dans l’œsophage. On l’a vu se développer à la suite de l’abus du mercure, de l’iode, de l’opium , quelquefois après la disparition du rhumatisme ou d’une éruption cutanée; elle accompagne la rage, quelquefois le tétanos, la fièvre jaune, la variole et l’angine couenneusé; dans quelques circonstances enfin, elle survient sans cause déterminée. On l’a plus souvent observée dans l’enfance et dans l’âge adulte.
Symptômes. Le plus fréquent des symptômes consiste en une douleur le long de la colonne dorsale , douleur qui pourrait faire croire à l’existence d’une altération de celte colonne. Avec ufi peu d’attention on voit que cetté douleur occupe un point plus ou moins étendu de l’œsophage , qu’elle se fait sentir le plus ordinairement entre les deux épaules, où à la partie inférieure du pharynx, qu’elle augmente dansles mouvements de déglutition, qu’elle acquiert toute son intensité au moment où les boissons et le bol alimentaire arrivent sùr le point enflammé. Cette douleur est ordinairement précédée et accompagnée de chaleur et de sécheresse; elle est parfois si vive qu’elle s’oppose invinciblement au passage des aliments liquides et même des boissons les plus douces.
Le hoquet est un des symptômes assez fréquents de l’œsophagite. Il y a aussi dans cette maladie des vomissements de matières filantes et sanguinolentes. La soif est vive, et comme, presque toujours, il y a régurgitation des boissons ingérées , on conçoit que dans I certaines circonstances, ce phénomène ait pu faire croire à l’hydrophobie.
Traitement. Dans une œsophagite légère il suffira de mettre le malade à la diète, de lui prescrire des boissons douces et mucilagineuses, et quand les boissons ne pourront être supportées , d’apaiser la soif en lui faisant sucer des tranches d’oranges , ou en lui faisant prendre de petites gorgées d’eau pure ou acidulée. Le malade devra observer le silence le plus complet. Enfin les bains tièdes, les cataplasmes autour du cou, et les bains de pieds sinapisés suffiront, dans la plupart des cas, pour amener la guérison du malade. Dans les cas, où les symptômes inflammatoires seront intenses, il faudra recourir aux saignées générales et à l’application de sangsues sur le trajet de la douleur. »
Les caractères anatomiques de V œsophagite chronique sont les mêmes que dans l’œsophagite aiguë. Seulement c’est dans celle-là que l’on rencontre des ulcérations et quelquefois des végétations qui deviennent une cause de dysphagie , par suite de l’épaississement de
la muqueuse qui a oblitéré le conduit. L’induration du tissu cellulaire sous-muqueux peut aussi être la suite d’une œsophagite chronique. Enfin les ulcérations peuvent déterminer la perforation qui peut se faire en dehors ou en dedans.
Les symptômes sont moins tranchés que dans l’œsophagite aiguë, ils sont plus sourds, la déglutition devient de plus en plus difficile, quelquefois les symptômes de l’inflammation chronique de l’œsophage se transforment en ceux du cancer de cet organe. Quand cette terminaison arrive, le cancer existe le plusordinairement au cardia; il fait saillie au dedans de l’œsophage où il détermine un rétrécissement tel que la déglutition est souvent impossible.
Il est fort difficile de prononcer pendant la vie s’il y a cancer de l’œsophage ; quand on ne peut que le soupçonner, il convient d’attaquer d’abord l’inflammation chronique, car il n’existe pas de traitement qui puisse s’opposer au cancer confirmé de l’œsophage;