‹ Cours de pathologie interneChapitre 58 sur 232 · DE LA PHLÉBITE · texte numérisé non relu

DE LA PHLÉBITE

réalisé les espérances qu’elle avait fait conee- J voir, en préconisant l’emploi de l’acide phos- j phorique.

Laënnec avait admit des névroses des artères. Si on a égard aux rameaux nerveux qui accompagnent principalement les ramifications artérielles, ne peut-on pas admettre que cette tunique nerveuse ne puisse devenir le siège d’une névralgie ?

Dans certaines circonstances , sans qu’on puisse apprécier aucune lésion artérielle , le sang, en passant dans ces vaisseaux, détermine un bruit de soufflet. Dans ces derniers temps , on a trouvé , qu’en plaçant l’oreille sur les carotides, il se produisait un bruit différent sur chacun de ces vaisseaux. 11 n’y a pas d’artère sur laquelle on ne puisse l’observer. Ordinairement, il n’est pas continu , et ne saprésenle qu’à chaque pulsation; d’autres fois, au contraire, il est complètement continu, et ressemble parfaitement au bruit que produit dans l’air le jouet d’enfant que l’on connaît sous le nom de diable ; il ressemble quelquefois au bruit d’un soufflet cassé, ou au bourdonnement d’une mouche. Il disparaît en certains moments, pour reparaître dans d’autres, cequi doit éloigner l’idée de quelque altération organique. L’explication de ce phénomène échappe complètement. Il est certaines causes sous l’influence desquelles on le voitprendre naissance. Ainsi on l’observe chez les femmes qui ont éprouvé des pertes abondantes de sang, chez les chlorotiques; mais on ne doit pas en induire qu’on le rencontrera dans toutes les hémorrhagies; l’expérience prouve qu’il n’en est point ainsi. Il est évident que l’on ne peut rechercher la cause de ce phénomène , que dans la diminution et dans une modification quelconque du sang.

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