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DE L’HYPERTROPHIE DES BRONCHES

L’épaississement de la membrane muqueuse bronchique peut siéger soit dans la totalité, soitdans quelques pointsdeson étendue. 11 peut atteindre le* corps même de la membrane, les lames qui s’élèvent de sa surface ou la membrane fibreuse qui est* en dehors de la muqueuse.

L’épaississement peut résulter d’une simple hypérémie , qui arrive rapidement et se dissipe de même, ou bien d’une véritable induration de la muqueuse.

L’hypertrophie des bronches détermine leur rétrécissement qui peut occuper les divisions les plus grosses , les moyennes et les plus petites. Le rélrécissement peut occuper toute l’étendue d’une bronche ou un seul point seulement ; on peut ne trouver qu’un seul rétrécissement , comme aussi on peut en trouver plusieurs.

Cette altération peut être plus ou moins considérable; il peut n’y avoir que simple diminution de la cavité de la bronche, il peut y avoir oblitération complète.

Quelquefois les portions de poumon auxquelles les bronches oblitérées se distribuent ne présentent aucune altération; d’autres fois elles sont emphysémateuses , tuberculeuses , ou hépatisées à divers degrés. Il arrive aussi dans certains cas de rétrécissement considérable de la bronche principale d’un poumon, que ce poumon s’atrophie et que les parois de la poitrine de ce côté reviennent sur ellesmêmes en s’affaiblissant , comme à la suite de la résorption d’un épanchement pleurétique. Ce cas a été observé sur un singe , mais jamais , que je sache , sur l’homme.

Le rétrécissement des bronches dû à une hypérémie active de la membrane muqueuse détermine une dyspnée dont l’intensité est en rapport avec celle del’hypérémie. Pendant sa durée l’auscultation fait entendre les diverses variétés de râle sibilant et ronflant. Cette dyspnée peut revenir d’une manière périodique, sous la forme d’accès d’asthme, lorsque l’hypérémie revient elle -même sous cette forme. Quand le rétrécissement est occasionné par une lésion chronique des bronches, la dyspnée est moins forte que dans le cas précédent , mais elle est habituelle ; de temps en temps seulement son intensité augmente.

L’auscultation fait entendre les mêmes râles, et quelquefois une diminution dans le bruit respiratoire d’une partie de poumon, quand le rétrécissement occupe une bronche principale.

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