‹ Cours de pathologie interne professé a la Faculté de Médecine de ParisChapitre 107 sur 227 · MALADIES DES MEMBRANES SÉREUSES · texte numérisé non relu

MALADIES DES MEMBRANES SÉREUSES

quefois violente ? Les toniques à l’intérieur offrent les mêmes inconvénients. Je sais bien que les malades ne prenant pas d’aliments , on peut craindre qu’ils ne s’affaiblissent ; mais un des effets les plus constants de la maladie étant la stase du sang, que peuvent des médicaments à peine absorbés dans les premiers moments ? et , quand la réaction arrivera , quel sera leur effet sur la membrane muqueuse digestive, qui a une tendance si grande à s’enflammer ?

Je n’ai jamais vu la vapeur épaisse qui sort des langes et du corps des enfants qu’on a enveloppés dans la laine ; Billard seul en fait mention. L’emploi de ces vêtements est utile pour entretenir une chaleur artificielle.

Les vésicatoires aux jambes ont produit de bons effets entre les mains d’Andry et d’Auvity : je n’ai jamais vu employer de ces moyens.

O11 crut d’abord que les bains de vapeur devaient produire des merveilles; mais des congestions cérébrales, des apoplexies, des épanchements de sang dans le crâne , ont fait renoncer à leur usage.

Ainsi , les saignées à l’aide de sangsues placées principalement à l’anus , pour dégorger tout le système ; derrière les oreilles , s’il y a prédominance de la congestion cérébrale ; sur la poitrine , si l’on regarde l’engorgepnent des poumons comme le point de départ , me paraissent devoir être la base du traitement; mais il faut les continuer avec persévérance : si l’on compte trop tôt sur le succès , si l’enfant n’est pas ramené à la coloration naturelie , la maladie se reproduit plus rebelle , et des lésions organiques peuvent s’y joindre.

Dans le cas où l’asphyxie œdémateuse est produite par une altération d’organes, comme on le voit dans le troisième paragraphe , c’est la maladie primitive qu’il faut traiter.

Conclusions générales.

De tout ce qui précède , je crois pouvoir conclure :

1° Que la maladie connue sous les noms d 'induration, endurcissement , œdème du tissu cellulaire , sclérème , sclérémie, etc. , est une véritable asphyxie lente , semblable , par ses causes et ses symptômes , à l’asphyxie des -nouveau-nés connue par les accoucheurs sous le nom d’état apoplectique;

2° Que, loin de différer complètement de toutes les autres maladies, elle a les plus grands rapports avec l’anasarque passive des adultes;

0° Qu’il faut la distinguer soigneusement de l’état morbide appelé endurcissement adipeux, dont elle diffère par ses causes, sa nature , son siège et ses lésions ;

4° Que le traitement doit consister principalement en évacuations sanguines abondantes et continuées avec persévérance.

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