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DU MARIAGE

. Il est désirable qu’un instituteur se marie un peu jeune ; il sera ordinairement plus sage et inspirera plus deconfiance. Que dans le choix d’une compagne, il ne se laisse pas aveugler par les

CONDUITE PRIVÉE DE L'INSTITUTEUR 229 . avantages purement extérieurs, ou par l'appât d'une fortune ; t qu'il considère plutôt les qualités de l'esprit et du cœur, ainsi Je que la santé et l'éducation de la personne, et la respectabilité de ” sa famille. Qu'il prenne pour épouse celle qu’il croira digne par a ses vertus de devenir la mère de ses enfants. La démarche est

très-grave : il s'agit du bonheur ou du malheur de la vie entière,

souvent même du sort éternel. Qu'il consulte donc Dieu d'abord,

puis son directeur de conscience, son curé, ses parents, d’autres

personnes sages et désintéressées, surtout qu'il consulte avant

d'avoir pris une décision irrévocable, et avec le dessein de suivre . les bons conseils.

ne Q 2: Q . . .,+ Pat Le temps qui précède le inariage est: quelquefois bien critique; de combien de malheureux jeunes gens ont attiré la malédiction

à céleste sur leur ménage par les crimes commis durant la fréquentation ! Uninstituteu ne doit donc présenter assidûment ses

le, hommages à uue jeune fille que s'ila le dessein sérieux de l’épouser, si ses moyens lui permettent de s'établir sans retard, et si les parents de part et d'autre voient cette, alliance de bon te œil. Que jamais et sous aucun prétexte il ne demeure en tête-àtête avec elle, ni dans la maison, ni à la porte, ni en promenade Eux à pied ou en voiture, S’iln’a que des choses honnêtes à lui DE communiquer, il ne doit avoir aucune objection à être entendu pse des parents. (Ceux-ci doivent également être prévenus de la ue demande qu'il prétend adresser à leur fille. ne \ Ajoutons que des prières ferventes et le recours aux sacrements Ex forment la meilleure préparation au mariage. he, ARTICLE 5e.

DE L'ÉCONOMIE Il est important pour un instiiuteur de s'accoutumer à l'éco- | ; nomie. N'ayant en général que des ressources fort limitées, il ny lis s'exposerait, en ne ménageant pas, à contracter des dettes qu’il il ne pourrait acquitter, et à perdre ainsi son crédit. Nous lui Que conseillerions donc de déposer régulièrement ses épargnes dans

ls , une Caïsse d'économie, èt, en attendant, de les confier à une

tirelire. Par ce moyen, il éloignera la tentation de les dépenser “sans un besoin pressant, et il en retirera un petit intérêt.

Néanmoins, nous en avons déjà fait la remarque, il y a certaines circonstances où il convient qu’un instituteur se montre généreux, comme une souscription publique, une quête pour quelque objet de bienfaisance ou de religion, etc. User de mesquinerie en de telles occasions serait donner une idée défavorable de son esprit ou de son cœur.

Il est encore certaines autres dépenses quasi indispensables : souscrire au Journal de l'Instruction publique, à la bibliothèque paroissiale ou à celle de l'Ecole Normale, contribuer à la Caisse de retraite des Instituteurs, payer annuellement pour les Conférences, etc.

Instituteurs et Institutrices, si vous êtes fidèles aux avis et aux conseils que vous donne dans ces pages un de vos amis les plus sincères, vous jouirez de l'estime universelle dans l’accomplissement de vos laborieux et importants devoirs, vous y trouverez paix et bonheur, vous serez bénis de Dieu et des hommes.

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