DU MARIAGE
Il est désirable qu'un instituteur se marie un peu jeune ; il sera ordinairement plus sage et inspirera plus de confiance. Que dans le choix d'une compagne, il ne se faisse pas aveugler par les avantages purement extérieurs, ou par l'appât d’une fortune ; qu'il considère plutôt les qualités de l’esprit et du cœur, ainsi que la santé et l'éducation de la personne, et la respectabilité de sa famille. Qu'il prenne pour épouse celle qu’il croira digne par ses vertus de devenir la mère de ses enfants. La démarche est très-grave :
il s’agit du bonheur ou du malheur de la vie entière, souvent même du sort éternel. Qu'il consulte donc Dieu d’abord, puis son directeur de conscience, son curé, ses parents, d’autres personnes sages el désintéressées, surtout qu'il consulle avant d'avoir pris une décision irrévocable, et avec le dessein de suivre les bons conseils.
Le temps qui précède le mariage est quelquefois bien critique ; combien de malheureux jeunes gens ont attiré la malédiction céleste sur leur ménage par les crimes commis durant la fréquentation ! Un instituteur ne doit donc présenter assidûment ses hommages à une jeune fille que s’il a le dessein sérieux de l’épouser, si ses moyens lui permettent de s'établir sans
retard, et si les parents de part et d'autre voient cette alliance de bon œil. Que jamais et sous aucun prétexte il ne demeure en tête-à-tète avec elle, ni dans la maison, ni à la porte, ni en promenad: à pied ou en voiture. fil n’a que des choses honnêtes à lui communiquer, il ne doit avoir aucune objection à être entendu des parents. Ceux-ci doivent également être prévevenus de la demande qu’il prétend adresser À leur fille.
Ajoutons que des prières ferventes et le recours aux sacrements forment la meïlleu:s préparation au mariage.
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