‹ Cours de perspectiveChapitre 23 sur 92 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

» où il est sur le plan geome'tral : or, comme il est à l'extrémité de l'angle du quarré où )> aboutit la diagonale, je prendrai avec le compas la mesure G A que je porterai sur la » ligne de terre en B et F ; alors je tracerai les diagonales A B et A F , et des points B et F « je tirerai aux points de distance (G, G) deux lignes qui couperont celle que j'ai déjà » menée du point G au point de vue.

» Le point d'intersection (a), où se termine l'apparence de la diagonale (B A), est la » place où doit être posé le point A pour être en perspective, etc.

» Il résulte de cette première opération, que toutes les figures étant composées de » points , dès qu'on sait mettre un de ces points en perspective on doit savoir y mettre » toute la figure. »

Selon ce professeur et ses devanciers , on ne peut rien dessiner dans un tableau sans en avoir préalablement tracé le plan géométral.

Mais M. Yalenciennes a-t-il lui-même pu se conformer à ce précepte?

J'ose répondre que non. En effet, j'ai vu des tableaux de ce peintre qui représentent des sites immenses; et je pose en fait qu'il n'a pu dresser le plan géométral d'un terrain de plusieurs lieues d étendue , parsemé de monumens d'architecture et de fabriques variées , pour le mettre ensuite en perspective.

D'ailleurs les mouvemens et les accidens du terrain, souvent si heureux en peinture et dont les paysagistes profitent presque toujours, rendent ce travail impraticable.

Ma méthode, toute d'innovations, enseigne une pratique entièrement opposée. Si M. Yalenciennes a dit « qu'il ne conçoit pas comment des peintres peuvent dessiner des objets » avant de connaître et d'avoir établi le plan sur lequel ils doivent poser , » je soutiens au contraire qu'il est impossible de juger par le plan géométral, ni de la disposition pittoresque des objets que Von doit peindre, ni de feffet qu'ils doivent produire dans les tableaux. Je trace donc toujours mes compositions avant de les soumettre à des opérations perspectives, et ce n'est qu'après avoir massé fesquisse du tableau que je me propose de faire, que j'harmonise ses parties; car je suppose cette esquisse composée d'études partielles prises d'après nature en difîérens lieux; ou, si elle représente une vue portrait, que je n'ai pu me placer à une distance convenable; ou enfin qu'il existe un motif quelconque pour m' assurer des dimensions, des formes, des proportions relatives, et des différentes distances des objets qui la composent. Yoici comment on procède à cette vérification.

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