‹ Cours de perspectiveChapitre 75 sur 92 · DES SOLIDES · texte numérisé non relu

DES SOLIDES

Parmi les méthodes dont on se sert pour mettre des solides ou des corps en perspective, il en est deux qui conviennent aux peintres 5 l'une est propre aux objets dont les dimensions ne doivent pas être rigoureusement observées, tels sont des socles, des meubles, des tours et généralement toutes les fabriques dont la construction est arbitraire ; l'autre méthode convient à dessiner des objets dont les proportions sont soumises à des mesures fixes, telles que des colonnes, des chapiteaux, et tout ce qui tient aux ordres de l'architecture régulière.

Par la première méthode, l'application de la perspective n'est qu'une vérification ou rectification de contours tracés d'avance; c'est ce qui déjà a été démontré aux leçons précédentes. En effet, l'obélisque vu de front delà planche 13 est composé d'une base carrée, d'un cube et d'une pyramide dont les contours ont été vérifiés par l'application des opérationnel 6, 17 et 19; cette dernière opération donnant le point-milieu d'un parré, on obtient l'axe du solide, ce qui suffît pour arrêter, à la hauteur donnée par l'esquisse , les côtés des faces triangulaires de la pyramide.

Les formes de la tour qu'on voit sur la même planche ont été vérifiées par les 20*', 18", 19''et 21"" opérations.

Il en est de même des solides vus diagonalement et accidentellement des planches 1 5 , 16 et 1 7 , où il sufiit d'une rectification par le moyen des opérations qui ont déjà été décrites.

Les planches 18 et 19 offrent des fabriques de forme ronde ou cylindrique, lesquelles se vérifient par fapplication des 31% 32*= et 34'' opérations.

Enfin la 35^ opération donne le moyen de vérifier des prismes ou des objets de forme triangulaire, hexagone, octogone , etc.

Par la seconde méiliode, on met réellement les objets en perspective d'après leur planprofil tracé selon les dimensions établies.

Voici quelques exemples : • .

Page 1