DES ÉCHELLES PERSPECTIVES
Planche 32. — Par échelles perspectives, on entend une disposition de lignes servant à établir ou à reconnaître les dimensions et les proportions relatives de tous les objets qui entrent dans la composition d'un tableau.
Il y a des échelles de front et des échelles fuyantes.
Les premières servent à mesurer les hauteurs et largeurs prises sur des lignes parallèles à la surface du tableau.
Les seco7ides servent à mesurer les longueurs ou profondeurs prises sur des lignes fuyantes perpendiculaires ou inclinées au tableau.
Il y a aussi des échelles à mouvemens , qui dérivent des deux précédentes.
§ 1. — Échelles de front.
Ces échelles sont composées de lignes fuyantes parcourant tout l'espace du terrain perspectif, depuis le devant du tableau jusqu'à perte de vue.
Figure i . — Les fuyantes A A au point central , forment une échelle perspective de front pour mesurer les largeurs horizontales a a, a a', a" a" , et toutes celles qui pourraient être contenues dans l'étendue de l'échelle.
Les fuyantes B B forment une échelle perspective pour dégrader les lignes verticales h h, h' b' , h" b" , etc.
On peut aussi, par le moyen de ces échelles, se rendre compte des largeurs et hauteurs dont on pourrait avoir besoin en dehors des lignes de l'échelle; par exemple, la ligne c c est pei spectivement égale a b b , h' b', etc. , parce que sa longueur est prise sur l'échelle en c' c. Il en est de même de la ligne e e dont la mesure est égale à celle e' e' de l'échelle A A.
Figure 2. — La construction des échelles de front peut varier^ parce qu'il est indifférent à quel point de fhorizon on les fait fuir :
La fuyante A œ et la partie A' x du bord vertical du tableau, forment une échelle
^ Dans les leçons précédentes nous nous sommes servi assez fréquemment d'échelles perspectives pour avoir une idée de leur emploi ; mais pour bien apprécier leur utilité , il est nécessaire de les développer , et dans cette intention nous en faisons l'objet d'une leçon spéciale, où il faudra répéter une partie des opérations i 2 3 et 4.