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L'âme humaine donne lieu à deux études bien distinctes

a) On peut se contenter d'observer les phénomènes psychiques, pensées, sentiments, volitions, afin d'en déterminer les causes immédiates, et d'en formuler les lois. C'est l'objet de la Psychologie expérimentale.

b) Et l'on peut s'élever de ces faits jusqu'au principe substantiel qu'ils supposent et d'où ils émanent, afin d'en déduire sa nature,

vl) L'àme étant, comme nous le verrons en aiélapliysiquo, le principe premier de la vie et de toutes ses opérations, la psychologie devrait comprendre nm nialemcnl : l'étude des phénfirnènes de la vie véijùtalive, (|ui nous est commune avec les plantes: l'ctDde des phénomènes de la vie sensitivc, que nous partageons avec les animaux ; enfin l'élude des phénoniôncs de la vie spirituelle, c\clusivcmcnl propre à riiominc.

C'est ainsi qu'Aristote, dans le -ntçl ^•jyric., et saint Thomas, dans son traité de .\nima, entendent la psychologie, lorsqu'ils délinissent l'àme : ce pnr quoi noua "iwns, sentons et pensons.

Toutefois, chez les modernes, l'usage a prévalu de réserver le nom de psychologie ;i l'étude des phénomènes qui dépassent la vie végétative.

ses attiibuLs, son origine, ses destinées. C'est l'objet de la Psychologie rationnelle ou mêtaphi/sique de l'âme.

3. Certains philosophes modernes, peu confiants dans les résultats de cette déduction, réduisent la psychologie à la seule partie expérimentale. A les entendre, cette science ne doit s'occuper ni de l'âme, ni de son essence, pas plus que la biologie ou la physique ne s'occupent de l'essence de la vie ou delà matière, mais borner son étude à ce qui peut être observé comme fait, vérifié par l'expérience et formulé comme loi.

Nous prétendons au contraire que la psychologie ne saurait se désintéresser de la nature de l'âme sans perdre son caractère de science philosophique, et qu'elle peut arriver sur ce point à des conclusions d'une certitude absolue.

Que, du reste, on considère cette question comme partie intégrante de la psychologie proprement dite, ou qu'on la traite en métaphysique, comme le suppose le programme, il importe peu : l'essentiel est de ne pas l'omettre, et de ne l'aborder qu'après lélude des faits; car la nature d'un être ne se détermine logiquement que par son activité et les phénomènes qui la manifestent.

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