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Bien que la logique dépasse le bon sens, jamais cependant

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elle n'a le droit de le contredire, et celui-ci demeure un précieux instrument de contrôle, toujours bon i\ consulter dans les questions de sa compétence; car, s'il a la vue un peu courte, du moins Ta-t-il claire, et l'on peut conclure d'avance que toute proposition qui lui est évidemment contraire, Test, par là même aussi, à la saine logique.

Ce que Bacon disait de la religion peut jusqu'à un certain point, s'appliquer au bon sens : « un peu de philosophie en éloigne, beaucoup de philosophie y ramène ». Et de fait, la réflexion la plus pénétrante n'a souvent d'autre résultat que d'établir par raisons démonstratives ce que le bon sens afQrmait spontanément et comme d'intuition.

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1. On peut tomber dans l'erreur de deux manières : en raisonnant bien sur des données fausses, ou en raisonnant mal sur des données justes. Pour être certain d'arriver à la vérité, il faut donc tout à la fois raisonner juste, et partir de données justes; en d'autres termes, il faut que l'esprit ne se contredise pas lui-même, et qu'il ne contredise pas les objets en les affirmant autres qu'ils sont en réalité.

2. La Logique, qui est la science des conditions de la vérité et l'art d'arriver au vrai, devra donc tracer daxix sortes de règles : des règles qui assurent l'accord de la pensée avec elle-même et des règles qui assurent l'accord de la pensée avec les objets.

Les premières sont absolues, universelles, applicables à toute espèce de matières * parce qu'elles découlent de la nature de l'entendement; les secondes sont spéciales, parce qu'elles dépendent de la nature de l'objet à étudier et varient avec lui.

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