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CHAPITRE PREMIER

LIDÉE ET LE TERME -\U i'. I. — Aiafnre de l'idée et du terme.

§ 1. — L'idée. — L'idée appelée aussi notion ou concept, se définit : la simple reprcsentalion intellectuelle d'un objet (1).

1. Au point de vue de la perfection avec laquelle elle repré-

■nte l'objet :

'/) L'idée est dite adrquale quand elle épuise la cognoscibilité de son objet, de sorte qu'il ne reste plus rien à en apprendre; dans le cas contraire, elle est inadéquate ou inconipUtc.

h] Elle est claire ou obscure, selon qu'elle suiïit ou ne suffit pas à faire reconnaître, sans confusion possible, l'objet qu'elle représente.

c) Elle est distincte quand tous les cléments qui la composent sont nettement connus et discernés par l'esprit; elle est confuse dans le cas contraire.

(I; La iiutiin' (!.• l'iik-e, ses diverses e:<p6ces. la riiani ro tlont elle se lormc, sa dis" liiiciioii d'avric rimago, etc., sont des questions qui oui etO traitées cm Psychologie. Noua ne rapp ions iei que !es notions qui inléresseiit diroctement la logique.

2. Il résulte de là qu'une idée peut être à la fois claire et confuse : telles sont, par exemple, les idées de temps, de vk, de force, de matière ; mais aussi, que toute idée distincte est nécessairement claire. La raison en est que, pour faire clairement distinguer un objet d'un autre, il suffit que l'idée en représente quelque caractère propre; tandis que, pour le faire connaître distinctement, elle doit en représenter tous les caractères essentiels.

§ 2. — Le terme. — 'LG^\.QvviiQGi?,iYexpressionverhale de Vidée. \\ ne faut pas confondre le termedM sens logique avec le mot au sens grammatical. Plusieurs mots sont souvent nécessaires pour exprimer une seule idée, et par suite, ne constituent qu'un seul terme; par exemple : quelques hommes, un palais de marbre. InxeTsemenl, un seul mot peut exprimer plusieurs idées et équivaloir à plusieurs termes, par exemple : je chante, pour : je suis chantant.

ART. II. — Compréhension et extension de l'idée.

§ 1. — Nature. — On peut considérer l'idée au point de vue de sa compréliension et au point de vue de son extension : autrement dit, de son contenu et de son étendue. C'est là une distinction qui domine toute la logique formelle.

1. La compréhension ou le contenu d'une idée est Vensembledes éléments qui constituent et que comprend cette idée.

L'extension ou Yétendue d'une idée est Vensemble des individus auxquels convient et s'étend cette idée.

Ainsi la compréhension de l'idée d'homme, c'est : être, vivant, sensible, raisonnable ; car ce sont là autant d'idées plus simples que renferme l'idée d'homme et qu'on en peut affirmer. Son extension comprend tous les individus doués de la nature humaine : les Français, les Asiatiques, les blancs, les noirs, les vertueux, Socrate, Platon, etc. ; car toutes ces catégories et tous ces individus constituent autant d'idées plus composées, dont on peut affirmer l'idée d'homme.

2. Au point de vue de la com]jréhension, une idée est simple ou composée selon qu'elle renferme un ou plusieurs éléments. Ainsi les idées d'être, de possible, d'étendue sonl des idées simples; tandis que les idées d'homme, de vertueux, de cerc/c sont composées.

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