‹ Cours de philosophieChapitre 198 sur 328 · Exposé. — D'après Hamilton · texte numérisé non relu

Exposé. — D'après Hamilton

50i LOGIQUE.

a) La règle qui détermine l'extension de l'attribut d'après la qualité de la proposition est fausse, car :

a) Lorsque la proposition affirmative générale (A) se trouve être une définition, ou tout au moins lorsqu'elle attribue au sujet un prédicat qui lui convient exclusivement, son attribut est r^énéraf comme le sujet. Par exemple : Tous les hommes sont des animaux raisonnables (sont tous les animaux raisonnables); tous les hommes sont responsables : ce qui, pour Hamilton signifie, mais à tort, qu'ils sont les seuls êtres responsables possibles, et par suite, qu'ils sont tous les êtres responsables.

P) Certaines propositions négatives peuvent avoir un attribut particulier. Par exemple celle-ci : Les carrés ne sont pas quelques rectangles.

b) Selon lui, les logiciens devraient donc tenir compte, dans l'appréciation de la quantité des propositions, non seulement de l'extension du sujet, mais encore de celle de l'attribut: Y étendue de l'affirmation ou de la négation exprimée par la proposition n'est pas la même, en effet, lorsque c'est toute l'extension ou seulement une partie de l'extension de l'attribut qui est affirmée ou niée du sujet, pris lui-même selon son extension totale ou partielle.

c) Dès lors il convient de distinguer non pas quatre, mais huit classes de propositions. On aura donc :

En A et en E, des propositions générales affirmatives et négatives toto-partielles et toto-totales (quatre propositions);

En 1 et en 0, des propositions particulières affirmatives el négatives parti-partielles et parti-totales (quatre propositions).

2. Critique. — La théorie de Hamilton est exposée aux deux griefs suivants :

a) Les exceptions qu'elle prétend trouver aux règles de l'extension de l'attribut ne doivent pas être admises par la Logique formelle. — En effet, si l'on s'en lient à la seule considération de la forme, la proposition affirmative ne prononce la convenance du sujet et de l'attribut que pour une partie indéterminée de l'extension de ce dernier. Si dans quelque cas particulier, toute l'extension du prédicat peut être rapportée au sujet, cela ne provient pas de la forme de la proposition, mais de sa madère, c'est-à-dire de son contenu non pas formel, mais réel; — et dans ce cas, selon la remarque de Rabier, cela vient « non de ce que la proposition exprime formellement et expressément, mais de ce qui se trouve 'rai en réalité ou matériellement et pourrait être exprimé par une autre proposition ».

Ainsi en est-il, par exemple, dans la proposition : Tous les hommes sont des animaux raisonnables. D'elle-même, elle ne dit pas que les hommes sont les seuls animaux raisonnables. S'ils le sont en fait»

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