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Dans le cas de deux propositions subalternes

a) De la vérité de la proposition générale, on peut conclure im^ médiatement à la vérité de la particulière; mais, de la fausseté de la proposition générale, on ne peut rien conclure.

b) De la vérité de la proposition particulière on ne peut rien con^ dure par rapport à la générale; lundis que, de la fausseté de la particulière on conclut immédiatement à la fausseté de la générale (l).

Airr. II. — lio. ronTerMîou.

!< 1. — Sa nature. — La conversion consiste à déduire une proposition d'une autre en en transposant les ternies, c'est-à-dire en mettant l'attribut à la place du sujet et le sujet à la place de l'attribut.

La règle générale de toute conversion est que la proposition ne doit alUrmer rien de plus sous sa forme renversée que sous sa

(1) Ces deux règles, sul)tilcs, en apparence, se réduisent en d('finitivc A ces deux Viirilcs de sens commun :

' a) Ce qui est toujours vrai, l'est nécessairemcnl quelquefois: mais ce qui n'est vas toujours vrai, peut l'ctrc quelquefois.

b) Ce qui est vrai quelquefois, peut ne pas l'être toujours; mais ce qui est faux quelquefois, ne saurait l'tre toujours vrai,

COURS nE l<IIII.Oï>OPHIG. — T. I. qo

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forme primilive,et par suite, qu'aucun terme ne doit recevoir plus d'extension qu'il n'en avait auparavant. Car, si Ton peut conclure de tous à quelque, le principe d'identité et l'accord de la pensée avec elle-même ne permettent pas, par eux-mêmes, de conclure de quelque à tous.

conversion.

1. D'une proposition générale affirmative on ne peut déduire qu^ une proposition particulière affinnative. Exemple: J^out homme es^t mortel ; donc quelque moriel est homme.

En effet, dans la proposition générale affirmative, l'attribut n'étant pas pris dans toute son extension, il doit, dans la proposition converse, garder son extension restreinte. Voilà pourquoi, hors le cas de la définition, la proposition générale atlirmative n'est pas réciproque^ c'est-à-dire qu'on ne peut la convertir simplement en transposant les termes.

2. îLa proposition particulière affirmative se convertit sans changement; en d'autres termes, elle est réciproque.

De ce que quelque homme est vertueux^ je puis conclure immédiatement : donc quelque vertueux est ho^mnie. En effet les deux termes étaient et restent particuliers.

3. Les propositions universelles négatives sont pareillement réciproques.

De oe que nul homme n'est parfait, je puis déduire que nul parfait n'est homme. Car, l'attribut de la proposition négative étant pris dans toute son extension, rien ne s'oppose à ce qu'il devienne sujet d'une proposition générale.

4. Elnfin, d^une proposition particulière négative, on ne peut rien déduire par voie de conversion.

Ainsi, de ce que quelque homme n'est pas médecin, on ne peut conclure que quelque médecin n'est pas homme; car, en devenant attribut d'une proposition négative, le sujet particulier quelque homme recevrait une extension générale. D'autre part, on ne peut conclure davantage qu'aucun homme n'est médecin; ce serait transformer indûment un sujet particulier et affirmatif en sujet général négatif (').

(1) Les scolastiques avaient trouvé pour les proposLtioDs particulirres négativeg (0) un mode spécial de conversion nommé conversion par contraposition. Il consiste à convertir d'abord sans changement la proposition, puis à affecter de négation le sujet et l'attribut de la proposition ainsi convertie et enfin à supprimer les négations qui se détruisent. — Soit la proposition suivante en 0 :

Quelque homme n'est pas médecin.

La conversion simple donne :

Quelque médecin n'est pas homme.

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