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LES SCIENCES

J^^m^i' ^'T-''' ^'^^ ^^^' '^ '^•' ^^ '''^'''^ est une et infime c^mme la vente comme Dieu, et dès lors, aucune intelligence ZZ ?" '^"1^^ 1 embrasser dans son entier. D'où la nécessité ae partager 1 immense domaine du savoir en un certain nombre ûe sciences particulières, correspondant aux diverses parties et

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aux divers aspects do la réalité, afin de permettre au savant de se spécialiser et de cultiver la science de son choix avec quelque profondeur. .Se restremdvc afin de m.ie^lx ëtreindre, telle est la loi. Une science particulière est donc un ensemble de coniinissances certaines, ffëni'valt's, mêthoduines, se rapportant à un objet déterminé.

2. Mais, d'antre part, l'univers n'est pas un amas d'êtres et de faits simplement juxtaposés, comme serait « une mauvaise tragédie, faite d'trpisodes » (Aristote); il est un système harmonieux (xôfffjLoO, dont les diverses parties sont ordonnées par rapport au tout. Les causes sont nombreuses, mais elles sont subordonnées entre elles; il y a une hiérarchie des causes et des principes, il doit donc y avoir aussi une hiérarchie entre les diverses sciences qui les étudient.

Aussi ne suflit-il pas de morceler arbitrairement le champ de la vérité; il faut, tout en distinguant les sciences particulières, respecter le lien qui les unit, indiquer leurs rapports de subordination ; en un mot, il faut les classer. Voilà pourquoi le problème de la division des sciences est inséparable de celui de leur classification.

Quelle sera la base de cette classification des sciences? A. quel point de vue se placer pour dresser logiquement cette « Mappemonde de rUnivers scientifique », comme parle d'Alembert; — descriptio ijlobi inielleclualis, disait Bacon?

On en a proposé plusieurs.

ART. I. — Clafisifieation d'Ari^totr.

§ 1. — Exposé. — Aristote (381-322 av. J.-C.) est le premier philosophe qui se soit préoccupé de classer les sciences.

Il prend pour base de sa classification le but qu'elles wse proposent, et distingue les sciences en théoriques, pratiques, poétiques, d'après nos trois opérations fondamentales qui sont : penser, aijir, produire ,0£cop£tv, irpâtTeiv, ttoiûv).

1. Les sciences théoriques se bornent à contempler la vérité, sans se préoccuper des applications qu'on en peut faire; ce sont les mathématiques, laphjsiqve et lu philosophie prcmiète.

2. Les sciences pratiques déterminent les règles qui doivent diriger nos actes; ce sont la moralr ou éthique, Véconomique et la politique.

3. Les sciences poétiques indiquent les moyens à prendre en vue de la production d'œuvres extérieures; ce sont la poétique, la rhétorique et la diab'ctique.

> 2. — Critique. — Celte classification ne manque pas de prolondeur; mais :

1. Elle a le tort de ranger dans le même tableau les sciences et ]p=. arts ou il importe de tenir séparés;

2. Elle fait une part trop restreinte aux sciences spéculatives, et omet absolument l'histoire;

3 Enfin et surtout, elle n'est pas suffisamment tranchée les trois opérations penser, agir et produire, '' ^'^^^""f^^l^l^l intimement Tune Vautre pour pouvoir servir de l>a^^ f ^^f^^^^^^^^ sification. En réalité, toute science théorique condu t plus ou moins immédiatement à quelque application P^ft^^^f ' ^7^^;^ toute science pratique suppose une partie théorique qui lui sert de point de départ.

ART. II. — Classification de Bacon.

S 1 Exposé. - Bacon (1561-1626), dans son grand ouvrage

.su6yec/i/ et classe les sciences d'après les diverses facultés qu elles mettent plus spécialement enjeu. ronser-

D'après lui, tout travail scientifique se réduisant soit a conse> ZTo^l reproduire, soit à co,n..n.- les connaissances acqui es suppose par là même l'emploi ou de la mcmou^e, ou de lima grnLn, ou de la raison. De là trois classes de sciences •

1 Les sciences de mémoire, comme \ histoire natuielle, Uns

T £'den:::rïi::;^:S:o,. tenes que la poésie épigue, dra-

'''tZ:l^^^Traison, comme la philosopkie avec son triple objet ; Dieu, l'homme et la nature.

§ 2. - Critique. - Outre qu'elle est incomplète, on peut reprocher i cette classification ; „„ipncp<!-

1 De ne pas suffisamment distinguer les arts et le» s™""^;

2 De rapprocher l'histoire civile de l'histoire naturelle, avec

"'rtflt^fpartrr'd-r'trWpposé; car, en réalité, toute scitcel^ame^plus ou moins l'emploi de 'outes nos facuUe.s^ e» particulier de la raison. La perception externe et la Conscience

fournissent les faits, la mémoire '«^'""fyjV^tservation e «le resnrit mais c'est la raison qui, s aidant de 1 observation et oe nmagiialn, s'applique à en déterminer les causes et les lois.

ART. m. — Classiftcalion d'Ampère.

S 1 - Exposé. - AMPÈRE (1775-1836) substitue le principe ob ecdf au principe subjectif de Bacon ; aussi la cassifîcat ion qu il propose a-t-elle un caractère vraiment scientifique.

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