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la science ios causes nous donne du moins une certaine indépendance ^is-à-vis des faits en nous apprenant à les prévoir; car, toute cau<e naturelle (en acte) étant nécessairement suivie de son effet il ost clair que la connaissance de celle-là entraîne la prévision de celui-ci.
Nous pouvons donc conclure que le principe eL la mesure de notre puissance sur la nature, c'est la science que nous avons de ses lois- De là vient que le plaisir d'apprendre renferme quelque chose du plaisir de vaincre; il représente en effet une conquête non seulement sur l'ignorance, mais encore sur l'impuissance.
APPENDICE ^'on tlatur scientia de individuo.
I. — Sens de cette formule. — Celte formule, passée en proverbe chez les scolastiques, mérite de nous arrêter un instant; il importe de nous convaincre qu'il n'v a pas, qu'il ne peut y avoir de science du particulier.
1. En effet, si la science avait pour objet le particulier, comme sa mission essentielle est d'expliquer et de définir et que, d'autre part, il n'existe pas dans la nature entière deux êtres ai deux faits absolument identiques, il s'ensuivrait que la science doit formuler autant de lois et de définitions qu'il y a d'individus et de faits particuliers. — Tâche d'autant plus absurde, qu'il est impossible d'en définir un seul. Impossible d'enfermer dans une définition, de formuler dans une loi cette infinité de détails et de circonstances particulières qui constituent l'être ou le fait indivitlucl. Omne indhnduvm ineffab'de, disait l'Ecole.
Enfin, à supposer même qu'on y .soit parvenu, l'individu ciiango sans cesse ; le fait passe et disparaît. La science devrait donc modifier perpétuellement ses formules pour demeurer conforme à la vérité. « Si un objet change sans cesse, dit Platon, il ne peut jamais être connu ; car, pendant qu'on l'étudié, il devient différent de lui-même, et l'on ne peut savoir, ni s'il existe encore, ni ce qu'il est devenu » {Cratyle). L'individu ne saurait donc être l'objet de la science : sa multiplicité infinie, sa complexité extrêim-, sa mobilité perpétuelle s'y opposent absolument,
2. Ajoutons qu'une pareille science serait dépourvue de tout intérêt. Car ce qui satisfait l'esprit, ce n'est pas de conslater que tel ou tel fait existe, mais de savoir comment et pourquoi il est. En d'autres termes, nous voulons connaitre la cause et la loi générale qui nous permettront de comprendre et d'expliquer, non seulement ce fait, mais (Micorc tous les faits de même espèce.
3. Puis, quelle serait Vulililé d'une pareille connaissance? D'un fait, inipossible de rien conclure, de rien tirer que lui-même. Or ce que veut l'esprit, c'est 7?j-cooir l'avenir afin de se pourvoir; c'est produire, c'est adapter a ses besoins la matière et ses forces; c'est dompter la nature pour la faire servir à ses fins : toutes choses qui restent nécessairement chimériques, tant ([ue la connaissance ne s'élève point au-dessus du particulier et d<; liudivi-
duel. .
En effet, comment serait-il possible de prévoir le retour d'un fait particulier qui ne se reproduira plus jamais dans l'identité des mêmes détails et
parce qu'elle fournit, mieux que toute autre scioace, le moyen Oe réaliser expérimentalement les hypolhéses qu'elle fait concevoir.
des mômos circonsJances? On ne peut prévoir que 1p retnr,r.in f •* Jogues se produisant dans ,U's civcomtJcel^LTZt^u ^ "' ^^'^' *''^' de cette analogie suppose qu'on ^ T'uscl-^^^^Z^ ^^^ ont de commun, ce qu'il 3- a en eux de gôn"Sl c'ÏÏt dh^on d'f ''^'^"'^^ qnc 'e.vpprionce nassi^p n<^ nT-ôc-t<T.i iv »."''*',' ■- *-5i une on daitres termes
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