LA SOCIETY CONJUGALE
•utions lesplussaillantes de la personnalit6 collective.
ii Jt»s devoirs, le menage exerce d'abord les devoirs
"i-mtme ; car leur association avec ses caractfcres sp6-
■i-jiine aux £poux une puissance immense pour leur
»|ifn-mi»nt spirituel dans tous les ordres de Tactivitd
..;••; dans la recherche du vrai, du bien et du beau;
• jKinouiesement de leurs faculty intellectuelles,
% oslhdtiques, affectives. Car leurs aptitudes dans ces
r-lres se completent mutuellement : l'intelligence a
puissance chez Thomme, le cceur a des impulsions
»«•» chez la femme. Comme le dit fort bien Ahrens 1 :
* -<*s rapports avec la vie spirituelle, le mariage per-
• \\c dans chaque sexe les facultds de l'esprit qui y sont
■ ins d6veJopp6es. La pensee qui pr^domine chez
• Tie se complete par le sentiment qui prddomine chez
"ime : l'homme trouve au foyer domestique le rcpos et
•ufentement du coeur, ouil puise unenouvelle force pour
w*t£; la femme y est soutenue par une volonte plus fiondante et des connaissances supGrieures ; tous deux -•ntent dans leur union la vie harmonique de l'esprit. » ••st au sein de cette union que se ddveloppent et se tifient les sentiments d'abndgation, de d^sintdressement ■ <le commiseration, les devoirs de sacrifice, de moddt r ioa et de prudence, les affections les plus intimes, les 'us douces et les plus pures, par lesquelles les hommes ussent 6tre li6s enlre eux. La famille est le foyer d'ou < bonnes habitudes se rdpandent sur Tordre social, dont ! « moralite s'Glfcvc ou s'abaisse avec l'esprit moral des fiarilles. » lis montent ainsi tous deux dans la vie spirituelle; ils r^alisent les paroles du psalmiste : ascensiones w torde suo disposuit, in valle lacrymarum, in loco quern l"suit ;c'est dans leurs cceurs et dans le foyer qu'ils ont fond6 <l»ie sont assis les degr6s qu'ils gravissent ensemble. C'est anssi leur voyage que le pofcte a chant<§ :
Tel qu'on voit en automne un couple solitaire De cygnes amoureux,
Et vers les doux climats qu'ils vont chercher ensemble S'envoler deux k deux.
1 CoursdeDr. nat., t. II, p. 273, 274.
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