Les rapports de sociabilite clans la famille doivent
:-»* compares a ceux qui existent com muniment dans les
-■ iations simples du monde. La sociability, on le sait, est un
'i-tinel naturel a l'homme ; comme on Fa vu plus haut
:/ :{Tw}\ elle lui est surtout pr^cieuse en ce qu'elle rend plus
J- lie et plus agitable, par une influence rSciproque, i'exer-
•«■<» de toutes ses facultSs, intellectuelles, morales, esthS-
l«it*s : en ce qu'elle permet d'esp^rer une certaine mutuality
i • services rendus. On peut en saisir le fonclionnement dans
.u tableau r£duit, en observant attentivement ce qu'on
»r.;.elle. dans le monde, des reunions de soci6t6. Ce sont, en
■ T *t. de petites soci6t£s <§phemfcres, dont la dur6e ne d£passe
«:»i«"*re une soiree, ou tout au plus une journGe, ayant pour
i'it l'agr£ment mutuel de ceux qui se rSunissent. Ghacun
* apporte du sien, son esprit, ses talents litteraires ou artisi' {lies, les charmes de son coeur, et m6me les agr^ments K:\<iques n'y sont pas d£daign£s, gr&ce h la toilette qui les f iit valoir. Bref, chacun profite d'un apport cffectuG par i*u> sous une forme ou sous une autre. Eh bien ! dans la famille. ces relations de bons offices etd'agrlments sont consa-
• r»w»s. regularises, £tablies d'une manifcre durable, avec g£n6rJ^ment des occasions p£riodiques de manifestations plus
niiales. En vertu des principes etablis plus haut, chacun y rapte I^gitimement; on y a droit, quoique bien souvent ces vantages, & raison de leur nature seulement (et non h raison ■J*-s principes) ne soient pas susceplibies d'feire rdclamGs par !a contrainte. Beaucoup deces manifestations d'afTeclion, de ' -•* sail lies de l'esprit, n'ont de valeur que par leur sponta- ->ile : et, lors m£me que le concours peut prendre une f«/rm*> plus positive, chacun, k raison de Tind^pendance ■;u'il a conquise, est seul juge de ce qu'il peut faire, eu '•ard a ses autres obligations dans la soci£td civile g£n£rale. La famille, ainsi 6tendue, continue l'oeuvre de la famille irimitive, en admettant seulement dans son mode d'action !«•« transformations resultant du d<5veloppement k peu pres arheve chez tous ses membres, et de la libre initiative qui ittt Hre Jaiss^e h chacun pour ne pas lui dter le m^rite de * l 5 ades '. Ces regies sont applicables surtout lorsque les
' f Hte doi'trine diflere par quelques nuances de celle de Rosmini (Fil. del ''/>* t I p. 5*2*1 in fine\ que j'avais adoptee dans inon Droit dans la ! 'le v iOO et suiv., et dans inon Cours de Droit /ia/., p. 412-415.
enfants sont inaries et out fonde. chacun de leur c6l£, unc uouvelle famine englobee dans la grande. Elles sont applicable aux rapports des enfanfs enfre eux. Elles subsistent, par consequent, menie apres la roort des parents. La cause de la societe reside alors dans la volonte premiere des parents, qui, des l'inslant de la generation, a destine" a cette collaboration, sous ses diverses formes, la nature des enfants ; elle est maintenue et corroboree dans leurs cceurs par le culte des souvenirs,
361, L.e droit aux services mutatis se traduira, au sein de la famille elargte, par eertaines obligations que Ton peut imliquer avec pins d exactitude et qui, quelquefois, conslitueront aussi des droits. Telles seront : — I'obligation pour les parents de se fournir des aliments en cas de besoin ; — relle degererlalutelle ou la curatelle de parents incapables de veiller eux-memes a leurs interets ; de faire parlie d'un conseil de famille ayant un rdle analogue a jouer ; — I'obligation et le droit d'administrer les biens d'un parent absent ; — le droit de faire opposition a un mariage contraire aux lots.
Cos obligations el ces droits pourront elre encore precises par In legislation civile, lis pourront donner lieu a une execution forceV, surlout lorsque leur elendue aura et£ aiusi Kxee par le Droit posilif.
lis sont susceptible* aussi d'etre invoques a des degres de parenle plus ou nioins lointains, suivant leurs diverges applications et eu egard a letat des mcrurs de chaque peuple. Ce point do vue sera examine plus longuement a 1'occasion des rapports pecuniaires daus la famille (voir a la section mV
362. A' Fin <fe la societe jtaferiir/te. — La famille est. en priucipe, porpet nolle, conime on l'a vu a la fin du n* ;158. I'ar la volonle, cbez les parents, d'assurer par les efforts de IpUl le bonlieur .!.• leur- cnlaiiU s'etond ft toule la vie de
. t ellu a embra*s<5 li.tus la premiere generation touk-x les Ki'Uerntious luliires. La collaboration doit done.
'ii .IimiI ml I. durer entr.- les descendants tant que