Il faut ajouter à ce qui précède
1« Que la conscience conduit toujours à la certitude, qu'elle ne nous trompe jamais ;
2° Que les sens n'y conduisent pas toujours, mais que nous distinguons parfaitement les cas où ils méritent croyance, de ceux où ils ne la méritent pas (en eux-mêmes les signes fournis par les sens ne sont jamais trompeurs ; mais tantôt nous les interprétons sûrement, tantôt au hasard) ;
3° Que la raison conduit à la certitude toujours (il ne s'agit que des principes absolus ou axiomes, et non de leur application) ;
4"^ Qu'il en est du témoignage et de l'autorité comme des sens ;
5° De même du raisonnement ;
6° Et de même de la mémoire;
Qu'en deux mots, il y a toujours certitude dans les connaissances fournies par la conscience et la raison intuitive, et qu'il y a certitude dans les connaissances fournies par les autres moyens, pourvu que les conditions convenables soient évidemment remplies.