‹ Cours de philosophie élémentaireChapitre 267 sur 271 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

thode d'observation, et dès ses premiers pas il s'en écarte. Les philosophes du dix-huitième siècle qui relèvent cette contradiction la commettent à leur tour, et à côté de quelques points de vue traités par une bonne méthode, laissent échapper, sous le prétexte même delà bonté de la méthode, les plus grossières hypothèses. Les philosophes de notre siècle qui ont fait ces remarques y donneront certainement lieu à leur tour; mais enfin il en résultera une attention croissante, une vigilance toujours plus grande, plus de largeur et de tolérance dans les vues, moins d'esprit systématique, plus de vérité.

7. D'un autre point de vue, les exclusions réciproques de la philosophie proprement dite et de la philosophie traditionnelle s'efFaceront peu à peu pour se combiner dans une large synthèse où les droits sympathiques de la révélation et de la philosophie, de la foi chrétienne et de la raison seront admis sans se nuire. Loin que Tune doive détruire l'autre, elles se supposent et se complètent mutuellement, et puisqu'enfm chacune donne les preuves de sa légitimité, il est clair que nier l'une, c'est au fond nier l'autre; de sorte qu'en dehors de la synthèse que nous annonçons, il n'y aurait que le scepticisme universel. Nous espérons mieux de l'avenir, et nous croyons qu'à l'imitation de saint Augustin, de saint Thomas-d'Aquin, de Bossuet, de Fénelon, et de cette multitude innombrable de sages penseurs que le christianisme a produits dans tous les âges, les grands esprits du vingtième siècle auront pour devise :

FIDÉLITÉ AU DIEU UNIQUE DE LA RAISON ET DE l'ÉVANGILE.

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