‹ Cours de philosophie élémentaireChapitre 60 sur 271 · Idée de substance · texte numérisé non relu

Idée de substance

Comme nous concevons les causes aussitôt que nous arrivons à la connaissance de leurs effets, nous concevons les substances aussitôt que nous arrivons à la connaissance de leurs phénomènes et des propriétés ou attributs révélés par ces phénomènes. Le pouvoir d'être cause, de vouloir, est lui-même le premier attribut dont nous ayons connaissance : aussitôt donc que nous nous connaissons comme causes, nous nous concevons comme existant. Ce pouvoir d'être causes, nous ne l'exerçons pas toujours, mais nous le possédons toujours ; la substance, c'est la cause même, existant avant comme après ses produits. Mais une telle conception n'a de valeur, quand il s'agit de nous-mêmes, qu'en vertu d'une affirmation universelle, shyo'iv que tout attribut appartient à une substance qui préexiste à la manifestation de son attribut, et continue d'être après elle. Il est facile de voir que nous affirmons les substances matérielles, aussitôt que nous reconnaissons hors de nous des causes à nos sensations.

Comme en concevant les causes finies nous ne pouvons

moins faire que de concevoir une cause première infinie, en concevant les substances finies nous ne pourrons mieux faire que de concevoir une substance infime. Cette substance, comme les substances finies, nous est connue d'abord comme cause, c'est-à-dire que la causalité infinie ou la toute-puissance est le premier attribut que nous concevons parmi les attributs de la nature divine.

Nous connaissons trois causes et trois substances : nousmême, la matière et Dieu ; cette triple affirmation est simultanée dans l'intelligence et n'est qu'une triple application de l'idée nécessaire de cause et de l'idée nécessaire de substance (1).

QUESTIONNAIRE

î)e l'origine et de la formation de nos idées.

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