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CHAPITRE HUITIÈME

DE LA PERCEPTION EXTERIEURE. — DE L ODORAT ET DU GOUT. — DE l'ouïe. — DU TOUCHER. — DE LA VUE. — REMARQUES GÉNÉRALES.

L — De la perception extérieure.

1. Le fait de la perception extérieure, considéré en général, présente les éléments suivants : 1° l'impression des organes, des nerfs, du cerveau, première condition de la perception ; 2°rattention instinctive ou volontaire; deuxième condition ; 3" la sensation agréable, désagréable ou indiffé-

foi chrétienne est la même que celle du sensualisme à l'égard de la raison. C'est ce qui nous fait dire que par la force même de la méthode, le rationalisme devra nécessairement arancer jusqu'au christianisme ou reculer jusqu'au scepticisme. Ou nous devons céder devant tous les faits, ou nous ne sommes forcés de céder devant aucun.

DE l'odorat et du GOUT. 117

rente; 4Ma connaissance de l'impression de l'organe et la connaissance ou au moins l'affirmation d'une certaine qualité des corps, cause de la sensation : c'est la part de l'expérience ou la perception même ; 4" les idées nécessaires de cause, de substance, de temps, d'espace, suggérées par la perception et la complétant : c'est la part delà raison. Telle est la loi constante de la perception extérieure.

Nous allons passer en revue les cinq sens, soit pour y remarquer l'application de cette loi générale, soit pour tenir compte des particularités que chacun d'eux peut offrir.

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