‹ Cours de philosophie positive (volume 4)Chapitre 13 sur 36 · PRÉFACE PERSONNELLE XXIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE PERSONNELLE XXIII

remenl L'opposition, et dont la principale influence réside dans la presse périodique, ses dispositions envers moi sont, sans doute, assez caractérisées par l'étrange silence que ses diverses organes, quotidiens ou mensuels, ont unanimement garde, pendant douze ans, pour la première fois peut-être, envers ma publication philosophique. C'est jusqu'ici seulement en Angleterre, du moins à ma connaissance, que ce Traité a donné lieu à un sérieux examen, par la consciencieuse appréciation dont un illustre physicien (sir David Brewster) honora en 1838, dans la célèbre Revue d'Edimbourg, mes deux premiers volumes, quoiqu'il eût d'ailleurs assez peu compris l'ensemble de mon opération philosophique, malgré l'admission formelle de ma loi fondamentale, pour regarder un tel préambule comme constituant mon principal objet. Sauf cette unique discussion, ainsi plutôt scientifique que vraiment philosophique, ce long travail n'a jamais été même annoncé dans aucun journal de quelque importance, sans que l'on puisse assurément attribuer une telle réserve au sentiment personnel d'une insuffisance d'instruction préalable qui n'empêche pas l'essor habituel des jugements les plus tranchés. Quoique quelques organes avancés aient dû, à ce sujet, attendre naturellement la fin d'une élaboration qui n'est, en effet, pleinement jugeable que dans son ensemble total, on ne peut douter que ce silence exceptionnel ne suit surtout dû à la répugnance involontaire avec laquelle les métaphisiciens, qui dominent partout la presse périodique, voient aujourd'hui surgir une philosophie supérieure a leur iniluenee, et qui tend directement à

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