‹ Cours de philosophie positive (volume 2)Chapitre 36 sur 40 · SV · texte numérisé non relu

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-o/| PHII.OSOPHIE POSITIVE.

propagation, l’assistau ce naturelle des dispositions murales presque universelles qui devaient ensuite tant inûuer d’ailleurs sur son énergique application sociale. J’ai déjà sudisamment signalé ci-dessus l’intime adiuité nécessaire de l’esprit d’émancipation religieuse avec l’essor légitime de la libre activité individuelle, si indispensable au développement propre de la civilisation moderne ; et la leçon suivante donnera spécialement lieu à de nouvelles explications sur cette importante relation mutuelle.. On ne peut douter <lavantage que le besoin, de plus en plus .imminent, de, lutter avec énergie contre l’ascendant oppressif de la dictature rétrograde, n’ait dû tendre à soulever directement, dès la fin du xvu* siècle, toutes les pas.sions géuéreu^s en faveur de. la doctrine critique pleinement systématisée', qui |H>uvait seule alors servir d’organe universel au progrès social. Mois, outre ces nobles influences, mainleuant partout reconnues, et sur lesquelles leur haute évidence doit ici nous disj^nser d’insister plus long-temps, l'impartialité liUtorique exige véritablemerU, quC; saqs tomber dans les vaines récriminations décla m|toires des champions religieux, on ose apprécier au^i la puissante stimulation que cette indispensable élaboration ^révolutionnaire a dû.secrèlenient recevoir, dès son

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origine, et pendant tout son cours , des vicieuses inclinations qui prédominent si malheureusement dans l’ensemble de la constitution fondamentale de l’homme, comme on l’a vu au quarante-cinquième chapitre, et qui devaient accueillir si avidement toute oonception purement négative, soit spéculative, soit surtout sociale. Relativement au principe absolu du libre examen individuel, base commune de toute la docli-ine critique, il serait superQu d’expliquer la séduction spontanée qu’il devait immédiatement exercer sur la puéi-ile vanité de presque tous les hommes, dont la raison privée était ainsi érigée en souverain arbitre des plus hautes discussions : j’ai déjà montré, au quarante-sixième chapitre, comment cet irrésis» tible attrait attache réellement aujourd’hui à cette doctrine ceux-là même qui s’en constituent avec le plus d’ardeur les adversaires systématiques. En outre, quoique les haines théologiques aient souvent abusé indignement de la dénomination expressive si long-temps appliquée aux libres penseurs, pour susciter contre eux de calomnieuses imputations morales, l’usage unanime, et fréquemment inoffensif, d’une telle qualitication jusqu’au siècle dernier, nedoitétre d’abord interprété que comme une naïve manifestation de l’impulsion instinctive des passions humaines ver»

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